29 juin 2009
TO DEAL OR NOT TO DEAL ?
Pour les nouveaux lecteurs :texte initial
Un article du journal Médiapart du 20 juin 2009 évoque les conditions dans lesquelles Sarkozy et Thibault ont négocié, de gré à gré, la privatisation d’EDF à partir de février 2004.
Enterrement de première classe
Si Sarkozy n’a pas respecté une partie de ses engagements, il a tenu parole sur un point : l’enterrement judiciaire de l’affaire du CCAS d’EDF qui faisait suite à la plainte (pour « abus de confiance, abus de biens sociaux et soupçons d’irrégularités »), révélée en février 2004.
Merci patron !
Tenu aussi l’engagement d’aider à la « remise en ordre » du CCAS (avec l’aide de la direction d’EDF), qui s’est traduite par la réintégration de 650 salariés au sein d’EDF.
Privatisation comme sur des roulettes
Cela a du suffire à Thibault puisque la « privatisation » s’est réalisée sans soubresauts et sans opposition résolue de la Confédération CGT, au grand dam de nombre de militants.
Tout cela rappelle, malheureusement, ce qui se passe à la SNCF !
Du compromis à la compromission ?
La CGT que ce soit pour la réforme des régimes spéciaux, la réforme de la représentativité ou l’éclatement programmé en branches de la SNCF (sa mort à court terme !) a choisi la voix de la négociation privée, du compromis…
Thibault et Sarko sont dans un bateau...
Pour quelles contreparties ? L’avenir nous dira si, comme pour EDF, Thibault/Sarko ont négocié l’impunité judiciaire dans le cadre de l’instruction de plaintes dans lesquelles la CGT risque gros…
Il en va ainsi de l’enquete sur les détournements de fonds au CCE de la SNCF et des magouilles avec les « fournisseurs gitans » .
Ne pas oublier la famille
C’est un sujet sensible pour Thibault, nonobstant le fait que son épouse soit salariée du CCE SNCF…
Jusqu’à ce jour, les dirigeants de la CGT ont réussi à faire le grand écart entre un discours revendicatif (pour éviter une hémorragie de syndiqués) et la réalité de leurs agissements quotidiens, le pus souvent en complet décalage avec l’affichage officiel des orientations.
Et l'éthique, bordel ?
Laisser perdurer des errements de gestion, refuser de faire la lumière sur ces dossiers et sur la responsabilité de la CGT dans leur survenue affaiblit la CGT.
Comment négocier de pied à pied avec le Pouvoir lorsque l’ont traine de telles casseroles ? Difficile de mordre la main qui vous nourrit… Sarko l’a bien compris et ce sont les salariés qui en paient les conséquences sans oublier la CGT et sa majorité de militants sincères et désintéressés…
22 juin 2009
CGT/UMP : QUI COPIE QUI ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 21 juin 2009, lors de l’émission Dimanche + sur Canal +, Dominique de Villepin a été interrogé sur son adhésion à l’UMP et sur le fait que des rumeurs internes au parti sarkozyste, l’annonçaient comme n’étant plus adhérent puisque ne payant plus ses cotisations…
Villepin a confirmé appartenir toujours à l’UMP, même si « on ne lui réclamait plus ses cotisations, peut-être parce que son adresse avait été perdue »… Tous les téléspectateurs ont alors compris que le « parti du Président » cherchait à se débarrasser d’un adhérent indésirable (Clearstream quand tu nous tiens…) sans aller jusqu’à l’exclure, statutairement, pour ne pas avoir à exposer publiquement, de manière contradictoire les griefs qui pouvaient lui être faits…
Ces manières de procéder ne vous rappellent rien ?
Ce sont celles utilisées par la CGT et particulièrement par des dirigeants du syndicat UFCM-CGT de Paris 12 pour se débarrasser de syndiqués considérés comme gêneurs.
Déjà deux ans !
Le congrès du syndicat organisé à la Confédération CGT en mars 2007 avait, en quelque sorte entériné ces pratiques, en instituant l’arbitraire, au mépris des droits des adhérents.
Bientôt le prochain congrès ? Toujours à Montreuil ?
Depuis cette date, malgré de nombreuses sollicitations, des salariés syndiqués CGT du CE Clientèles n’ont jamais pu obtenir leurs timbres et payer leurs cotisations malgré des demandes multiples à la Direction du Syndicat ou aux collecteurs désignés…
Quelle a pu être leur faute ?
Dans un premier temps, on leur a reprochés de demander le respect de la démocratie et des règles syndicales au sein de leur syndicat. Ensuite, on leur reproche de résister aux méthodes indignes de leurs employeurs/ syndicalistes (harcèlement, tentatives de licenciement, etc…) en refusant de se laisser « liquider » sans rien dire…
Les mêmes causes produisent les mêmes effets !
Que les méthodes de la CGT et de l’UMP se révèlent identiques cela peut surprendre !
Mais, dans les deux cas, la logique de sauvegarde des « Appareils » prime sur tout le reste.
Que Villepin en fasse les frais à l’UMP, tant pis pour lui, mais que NOTRE organisation, la CGT, s’abaisse au niveau de l’UMP est regrettable, lamentable et inacceptable…
Un silence assourdissant
Qu’en disent les structures fédérales et confédérales de la CGT ? Jusqu’à présent, interpellées par ces adhérents à qui on refuse les timbres syndicaux, elles n’ont pipé mot, apportant, de fait, un soutien à ces pratiques dégradantes…
Gros sous et Clearstream
CGT/UMP même combat ? Espérons que non. Mais à force de fréquenter de trop près l’UMP, peut-être que certains apparatchiks se retrouvent victimes du syndrome paranoïde du « flot limpide »…
15 juin 2009
INDIGNES... MAIS PAS TROP !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
La lecture des Procès Verbaux des réunions du CE Clientèles est toujours riche d’enseignements.
Mes biens chers frères...
Le 30 avril 2009, le Représentant Syndical CGT a lu une déclaration dans laquelle il revenait sur le résultat des élections du 26 mars 2009.
Un passage a particulièrement retenu notre attention. Nous le reprenons, in extenso, puisque les PV ne sont plus accessibles sur internet :
« D’autre part, si le score de la CGT oblige celle-ci, la déontologie devrait obliger la Direction : par deux fois en plein scrutin, des extraits de presse ont été propagés dans la rubrique interne « repères ». Il s’agit d’extraits du journal Libération. Ces extraits concernaient la CGT globalement et la gestion des CE à la SNCF. Notre ancien(ne) secrétaire y a répondu et a demandé à faire valoir son droit de réponse, mais que penser de… l’attitude de la Direction sur ce sujet ? Car il ne peut s’agir d’un hasard. Sérieusement, pour porter ce coup bas, et qui s’avère finalement inutile, ne pouviez-vous pas attendre quelques jours ? Nous demanderons donc peut-être à répondre dans ces mêmes colonnes ; »
L'hôpital qui se fout de la charité !
Quelques remarques sur cette déclaration :
- 1/ La CGT du CE Clientèles parle de déontologie et, soit c’est un pas encourageant sur le chemin de… l’éthique, soit c’est de la pure hypocrisie, surtout au vu de ce qu’ils sont capables de faire endurer aux salariés du CE Clientèles (lire tout le blog !).
- 2/ La CGT a un problème avec l’espace temps ! Les deux articles incriminés seraient parus « en plein scrutin ». Or, ils ont été publiés le 26 mars et le 28 mars 2009 et repris sur intranet dans la revue de presse SNCF. Ils n’ont donc eu aucun impact sur le mauvais résultat de la CGT aux élections du CE Clientèles.
- 3/ Contrairement à ce qui est affirmé, l’ancienne secrétaire du CE n’a pas bénéficié d’un droit de réponse à ces articles qu’elle n’a certainement jamais demandé. Elle s’est contentée de déposer un « commentaire » injurieux sur le site de Libé dans lequel elle déverse son fiel et sa haine. Ce commentaire est déposé au nom de l’ensemble des élus du CE Clientèles sans que ceux-ci aient été associés, de près ou de loin à la démarche. Encore un abus de pouvoir bien peu « déontologique » de la part de la CGT !
- 4/ Ces reproches formulés à la Direction de la SNCF laissent croire aux cheminots que la CGT fait peur…
Mais, lorsque la SNCF leur donne un « coup de main », ces donneurs de leçons savent faire profil bas…
Un bilan rejeté...
Lors de la présentation du bilan 2008 du CE Clientèles, le 24 mars 2009, un vote a été organisé. Le bilan de la gestion CGT a été rejeté (5 voix pour sur 12) sans que la Présidente SNCF du CE ne pipe mot !
« Mieux », le PV de la réunion mentionne : « le comité d’entreprise émet un avis favorable avec cinq voix pour… »
Si, la SNCF avait, normalement, dénoncé ce vote négatif, la secrétaire CGT aurait dû organiser un vote des élus pour demander un quitus sur sa gestion 2008 du CE Clientèles.
... mais gestion sans quitus !
Le « silence » de la SNCF a permis à la CGT d’éviter un nouveau camouflet… Lorsque l’on sait dans quelles conditions le CE a été géré ces derniers mois, y compris pour ce qui est de la gestion des personnels salariés il est bien évident que la majorité des élus auraient sanctionné la gestion autocratique de la secrétaire CGT…
Alors, merci qui ?
07 juin 2009
DEUX POIDS… DEUX MESURES !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
La fédération CGT des Cheminots appelle à un rassemblement devant le Conseil des Prud’hommes de Paris le mardi 9 juin pour soutenir Jacques Allenou dont nous avions déjà parlé dans l’article « Halte à toutes les répressions antisyndicales ».
Des similitudes...
Sans connaître les détails de ce que reproche la SNCF à Jacques Allenou, nous avons relevé de grandes similitudes entre les faits relatés et ceux concernant Pierre, salarié du CE SNCF Clientèles, dans l’article publié sur le site de la Fédération CGT :
- Comme Jacques, Pierre est syndiqué et élu CGT
- Comme Jacques, Pierre a été victime d’une cabale montée de toutes pièces par ses employeurs.
- Comme pour Jacques, l’inspecteur du travail a refusé le licenciement de Pierre confirmant (comme le dit le tract de la CGT) que Pierre avait été victime d’un coup monté de ses employeurs.
- Comme pour Jacques, les employeurs de Pierre ont fait preuve d’obstination et d’acharnement pour tenter de se débarrasser de lui
- Comme Jacques, Pierre est victime de l’arbitraire patronal, de leur acharnement, de leur harcèlement
- Comme pour Jacques, nous pensons que la Direction du CE Clientèles, plutôt que de mettre toute son énergie à entraver le mandat des délégués du personnel ferait mieux de remplir ses obligations légales
... mais des différences de traitement !
Mais entre le traitement réservé à Jacques et Pierre, il y a des différences notables :
- Contrairement à Jacques Pierre n’est pas cheminot mais salarié du CE SNCF dirigé par la CGT
- Contrairement à Jacques, lorsque l’inspecteur du travail refuse le licenciement de Pierre, ses employeurs CGT, contrairement à la SNCF, ont saisi le ministre Hortefeux pour obtenir coûte que coûte son licenciement
- Contrairement à Jacques, lorsque Pierre, alors adhérent à la CGT a sollicité l’aide de son syndicat pour dénoncer le délit d’entrave de ses employeurs, il a été viré (ou plutôt suspendu) de la CGT !
- Contrairement à Jacques, les pressions que Pierre a eu à subir après le refus de l’inspecteur du travail de le licencier, se sont traduits par 4 arrêts cardiaques dont il a survécu miraculeusement
Encore l'histoire de la paille et de la poutre.
Lorsque la Fédération CGT appelle « tous ceux qui sont attachés aux libertés syndicales et s’opposent à la répression et à l’arbitraire à se rassembler le mardi 9 juin », nous éprouvons un malaise grandissant.
Comment la CGT peut-elle dénoncer des pratiques qu’elle cautionne et qu’elle met en oeuvre elle-même ?
Toujours les sous-syndiqués
Y-a-il une « hiérarchie » entre syndiqués, les militants CGT cheminots se trouvant être victimes de l’employeur SNCF pendant que les salariés des CE de la SNCF doivent subir sans mot dire le harcèlement de leurs employeurs CGT ?
Résister à l'infâmie
Pour terminer, nous sommes entièrement d'accord avec la conclusion du tract appelant à la manifestation de soutien du 9 juin 2009 : « ne tombons pas dans le piège de ces piètres stratégies. C’est en luttant sur nos revendications que nous combattrons le mieux ces basses manœuvres… »
31 mai 2009
DE L’UTILISATION DES JOURS DE GREVE…
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 26 mai 2009, les Organisations Syndicales représentatives à la SNCF ont appelé à la grève dans le cadre de la journée interprofessionnelle d’actions.
Le résultat (environ 20% de grévistes) n’a pas été à la hauteur de l’ampleur des attaques contre les salariés du public comme du privé.
Tenter de sauver les meubles
C’est ce même jour, 26 mai 2009, que la direction CGT du CE Clientèles, de concert avec le syndicat UFCM CGT de Paris 12, a organisé une « réunion d’information » pour essayer de convaincre les élus du CE, du bien-fondé de la procédure de licenciement visant Pierre et, accessoirement, tenter de justifier leur recours honteux à Hortefeux...
Les jours de grève sont décidément très prisés par ces « militants de l’extrême » pour s’attaquer aux salariés victimes de leur harcèlement !
Sous la grève, les harceleurs !
En 2008, déjà, c’est un jour de grève des Cheminots que la lettre de convocation à l’entretien préalable au licenciement de Malika avait été écrite et envoyée par la secrétaire du Comité.
Mais pourquoi sont-ils si méchants ?
Mais pourquoi, ces pseudo-syndicalistes sont-ils si méchants les jours d’action revendicative ? Parce qu’ils sont en grève ? Parce qu’ils n’y sont pas ? Il y a quand même de quoi s’interroger…
Pour traquer et éliminer des salariés
Quant à la mise en œuvre de telles pratiques au nom de la CGT, sans débat entre les syndiqués, elles sont toujours aussi choquantes. Il en est de même pour l'utilisation des fonds du Comité (l'argent des cheminots) sans en référer aux élus, pour traquer des salariés qui demandent simplement à pouvoir travailler en paix...
24 mai 2009
PAYER SES DETTES !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le syndiqué de la CGT, "non accueilli" par le syndicat CGT de Paris 12, depuis le congrès du 6 mars 2007 à Montreuil, a réglé à la CGT, les dommages et intérêts dont il devait s'acquitter à la suite du jugement du 31 mars 2009.
En accompagnement du chèque de 1 euro, il a adressé à l'ensemble des adhérents du syndicat UFCM de Paris 12, un courrier commentant les attendus du Tribunal.
Eléments de compréhension
Pour permettre un début de compréhension le courrier était accompagné du texte de la plainte, (déposée en leur nom par le secrétaire du syndicat) ainsi que le Jugement du 31 mars 2009, in extenso.
Au niveau du caniveau
Cela permettra aux camarades de Paris 12 de bénéficier d'une information différente des ragots qui continuent d'être colportés par quelques "responsables" du syndicat de Paris 12 qui, malheureusement, confondent syndicalisme et raclures de caniveau...
Appel au secours ?
Ce courrier était également accompagné de la preuve que la secrétaire CGT du CE SNCF Clientèles avait bien sollicité les services d'Hortefeux, pour demander l'annulation de la décision de l'inspection du travail refusant le licenciement de Pierre, salarié protégé du CE Clientèles.
Connaissant la vigilance de certains dirigeants du syndicat CGT de Paris 12 par rapport aux décisions de gestion concernant les salariés du CE Clientèles, il paraît inconcevable que cette décision n'ait pas été validée, au préalable, par des membres dirigeants du syndicat de paris 12...
Quant à associer tous les adhérents, c'est bien entendu une autre histoire...
La définition d'un CE, par la CGT, en général, et la Fédération des Cheminots CGT en particulier est : le Comité d'Etablissement, outil du syndicat...
Il serait surprenant que cette définition concerne aussi le harcèlement infligé à des salariés innocents...
17 mai 2009
LA CGT : HORTEFEUX COMME RECOURS !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
La lecture du recours honteux déposé par le CE Clientèles auprès du Ministre du travail par le CE Clientèles est sidérant à plus d’un titre.
Pour obtenir, coûte que coûte, le licenciement de Pierre, ses employeurs CGT sont prêts à tout :
1/ Attaques systématiques contre l’inspection du travail :
Tout au long du mémoire déposé par l’avocat lillois de FIDAL, le CE Clientèles dirigé par des « syndicalistes » met en cause le fonctionnement et les choix de l’inspection du travail, l’accusant de tous les maux, toutes les erreurs, tous les dysfonctionnements… C’est bien évidemment scandaleux lorsque l’on connaît l’importance de cette corporation, souvent le dernier rempart pour les salariés confrontés à des patrons voyous.
La CGT, sait toutefois faire appel à l’inspection du travail, lorsqu’il s’agit de défendre un cheminot menacé de licenciement . Lorsqu’il s’agit de salariés des CE SNCF, son approche est bien différente, que ce soit pour Vivi au CER de Lyon ou pour Pierre au CE Clientèles…
2/ Réécriture de faits avérés concernant pierre au sein du CE Clientèles :
Les employeurs CGT dans leur mémoire n’hésitent pas à modifier la chronologie des événements touchant Pierre pour tenter de se disculper. Il en est ainsi pour le piège tendu à Pierre en 2008 pour « construire » un motif à la procédure pour le licencier.
Ils oublient ainsi de parler des élections DP d’octobre 2006, annulées par la justice , des obligations multiples ou des promesses de l’employeur systématiquement non tenues depuis près de trois ans vis-à-vis des DP Ils « oublient » aussi de préciser les conditions dans lesquelles Pierre a été réélu le 12 février 2009, le refus d’afficher le résultat des élections dans l’espoir que Pierre soit licencié avant, etc…
Ils oublient surtout de mentionner la situation de Pierre depuis le 4 mars 2009 allant même jusqu’à lui reprocher d’être l’instigateur de la publication des articles de 8 et 15 mars 2009 dans le blog Milleuros… pour demander au Ministre son licenciement ! Vraiment de quoi donner la gerbe à n’importe quel syndicaliste normalement constitué…
Par contre, ils n’hésitent pas à produire des documents apocryphes, pour essayer d’arriver à leurs fins et, au passage faire porter le chapeau à l’inspection du travail.
3/ Utilisation et instrumentalisation des salariés du CE :
Pour tenter de donner une image fausse et détestable de Pierre, les employeurs CGT produisent des témoignages de trois de ses collègues. Témoignages ou plutôt, véritables délations sur commande, qui rappellent par la forme, le ton, l’enquête exhaustive réalisée à la demande des employeurs CGT pour tenter de se disculper lors de l’agression subie par Pierre le 30 octobre 2008 !
La comparaison entre témoignages et enquête exhaustive est de mise puisque les trois auteurs de ces témoignages sont aussi impliqués dans cette enquête exhaustive qui désole, à tout jamais, les militants syndicaux sincères de tous poils…
Il faudra éclaircir, les raisons qui ont pu amener des salariés et des syndicalistes à se comporter de la sorte : menaces ? Promesses d’avancement ? D’augmentations salariales ? Promesse d’un avantage personnel ? A suivre…
Le moment venu (après l’audition au ministère du travail) nous publierons les documents qui confirment ce que nous avançons.
Un sourire amer !
Pour terminer sur un sourire (ça devrait faire du bien par les temps qui courent) nous vous communiquons un argument de la direction CGT du CE Clientèles pour justifier de la demande de licenciement de Pierre :
« Cet acharnement (de Pierre contre la Direction du CE !) a pris la forme d’une multiplication des questions posées en sa qualité de délégué du personnel, en prévision des réunions mensuelles de cette instance, de toute évidence formulées dans la seule finalité de placer la Direction dans l’impossibilité d’y répondre de manière exhaustive ».
C’est l’aveu implicite que la demande de licenciement de Pierre est directement liée à son mandat de DP.
Pour ce qui est du fait que la CGT reproche à un élu DP CGT de faire son boulot de Délégué en essayant de faire respecter les droits de ses collègues, voilà qui est nouveau. Seraient-ce les nouvelles orientations de la CGT ?
A voir au prochain congrès confédéral…
10 mai 2009
LA HONTE !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 19 mars 2009, la Direction CGT du CE SNCF Clientèles a déposé un recours hiérarchique auprès du Ministère du Travail pour :
- Demander l’annulation de la décision de l’Inspecteur du Travail du 12 février 2009, refusant le licenciement de Pierre, élu DP du CE SNCF Clientèles
- Demander l’autorisation de procéder au licenciement de Pierre
Pourquoi un tel acharnement ?
Cette demande est d’autant plus honteuse, scandaleuse et abjecte qu’au moment du dépôt de ce recours, Pierre luttait pour sa survie à la Pitié Salpêtrière, l’employeur refusant de remplir le formulaire d’accident du travail et n’essayant jamais de prendre des nouvelles de sa santé.
Ce nouvel épisode de l’acharnement à détruire Pierre confirme l’absence de scrupules de ses harceleurs, prêts à tout pour « liquider » des salariés qui demandent le respect de leurs droits de salariés et d’êtres humains.
En catimini, avec le fric des cheminots
Ce recours hiérarchique a été déposé à la seule initiative de la Direction du CE Clientèles, avec l’appui de la CGT. Pourtant, la responsabilité, l’image et les fonds du Comité mais aussi de la SNCF qui préside le CE Clientèles sont largement engagés par l’existence de cette procédure.
Les enquêtes à venir devront aussi répondre aux points suivants :
- Pourquoi, le dépôt de ce recours n’a pas fait, au préalable, l’objet d’une délibération du Comité ?
- Pourquoi lors de la réunion plénière du 24 mars 2009 la secrétaire du CE Clientèles ment-elle aux élus lorsqu’elle est interrogée sur l’intervention du cabinet d’avocats (qui n’est pas celui du CE) qui déposera ensuite ce recours auprès du ministère ?
- Quel est le montant de dotation sociale des cheminots versée à ce cabinet pour instruire le coup tordu contre Pierre ?
- Pour quelles raisons, la CGT du CE Clientèles a-t-elle eu recours aux services d’un cabinet d’avocats de Lille alors que le siège du CE se trouve à Paris ?
- Quel a été le niveau d’implication des structures locales (syndicat de Paris 12) et fédérales de la CGT (secteur et fédération) dans la mise en œuvre du « complot » mis en place contre Pierre depuis le milieu de l’année 2008 pour essayer de le licencier ?
Une fois de plus, c’est la nausée que nous inspirent de telles méthodes, un tel reniement des valeurs syndicales de la CGT.
RIEN non RIEN ne peut justifier un tel acharnement, une telle violence.
Ce recours déposé alors que Pierre a déjà été victime le 4 mars d’une agression de la part de ses employeurs (dont il faudra déterminer si elle faisait partie d’un plan dans le cadre de ce recours) est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Plus d’impunité pour ces « patrons » ! Ils déshonorent le monde syndical et les militants honnêtes de la CGT.
Pierre a eu bien du mal à supporter ce nouveau coup de poignard lorsqu’il a appris cette nouvelle manoeuvre pour l’éliminer. Souhaitons que cela n’ait pas de conséquences sur sa santé, déjà bien fragile.
03 mai 2009
EN QUÊTE D’EXHAUSTIVITE !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Début novembre 2008, la secrétaire du CE SNCF Clientèles avait sollicité les délégués du personnel des salariés du CE Clientèles pour réaliser une « enquête de proximité » dont le résultat avait été qualifié « d’exhaustif » par la Direction du Comité.
Ils dédouanent leurs "patrons"...
Cette enquête dédouanait la secrétaire du CE Clientèles de l’agression qu’avait subie Pierre, le 30 octobre 2008 pour essayer de lui faire « péter les plombs » et commencer à monter un dossier pour le licencier. Pierre, se sentant menacé et en danger à la suite de cette agression avait déposé une main courante auprès du commissariat du 12ème arrondissement et exercé son droit de retrait pour se protéger.
Le 4 mars 2009, Pierre a été victime d’un arrêt cardiaque, après une nouvelle journée de souffrances sur son lieu de travail. Il a survécu miraculeusement et est toujours hospitalisé dans un centre de rééducation cardiaque.
L’employeur s’est refusé, depuis cette date, à remplir ses obligations, en refusant d’établir une déclaration d’accident du travail. De même, parfaitement au courant de la situation de Pierre, ses employeurs/syndicalistes, n’ont jamais daigné essayer de prendre de ses nouvelles… tout en faisant courir des rumeurs sur la réalité de son état de santé.
... en oubliant pour quoi ils ont été élus
Près de deux mois après l’accident de Pierre, les délégués du personnel n’ont pas été sollicités par l’employeur pour réaliser une enquête « exhaustive » sur l’accident de Pierre et les raisons qui avaient pu en être la cause.
Aucun élu, représentant les salariés n’a, non plus, pris l’initiative d’une telle enquête alors que, cette fois, non seulement elle se justifiait mais était indispensable pour qui se revendique du rôle de délégué du personnel.
Tous témoins... mais sans intervenir !
Pourtant, le 4 mars au matin, tous avaient été témoins, de l’agression et de l’humiliation publique de Pierre par la secrétaire du CE Clientèles. Il leur aurait été facile de recueillir les témoignages de tous les salariés présents dont beaucoup avaient été choqués de la violence de l’agression subie par Pierre…
19 avril 2009
INFORMATION COMPLEMENTAIRE…
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Afin de compléter l’information de nos lecteurs, nous publions, ICI, le texte de la plainte avec constitution de partie civile contre le blog Milleuros déposée par le syndicat UFCM-CGT de Paris 12.
Qui pour la délibération spéciale ?
Nous apprenons ainsi que c’est par une « délibération spéciale » que le secrétaire du syndicat a été autorisé à ester en justice sans que soit précisée la nature de la structure syndicale à l’origine de cette délibération…
Le texte de cette plainte, que nous avons eue très tardivement, comporte des inexactitudes mais révèle également quelques points intéressants :
Les inexactitudes :
- La secrétaire du CE est citée comme si elle faisait partie du syndicat CGT de Paris 12. Or, ce n’est pas le cas !
- Les développements sur l’annulation des élections DP du 19 octobre 2006 et l’affirmation selon laquelle, dans tous les CE de la SNCF, les directeurs et directrices voteraient : c’est bien entendu faux !
- l’acharnement sur la contestation de l’existence de la section syndicale des salariés des personnels CE qui n’auraient jamais été créée : il est d’autant plus intéressant de noter que le signataire de cette plainte, le secrétaire du syndicat, assistait personnellement aux réunions de cette section syndicale, faisant même établir des « contre comptes rendus » lorsque ceux établis par la section syndicale ne lui convenaient pas
- le fait que Philippe Chabin se trouve « en rupture avec la CGT ». Après vérification auprès de l’intéressé, c’est bien la CGT qui est en rupture avec lui puisqu’elle a décidé de le « non-accueillir » tout en refusant de l’exclure. Tout cela, bien évidemment, sans jamais une procédure contradictoire…
Les informations et confirmations :
- le mélange des genres permanent entre le syndicat et le Comité d’établissement : le CE est plus souvent évoqué que le syndicat alors que c’est le syndicat qui dépose plainte ! C’est ce même mélange des genres qui amène la mise en œuvre de harcèlement dans le domaine professionnel pour essayer de régler un conflit interne à Paris 12
- la confirmation que le syndicat de Paris 12 est impliqué dans la réalisation de l’audit « bidon » au sein du CE Clientèles. La réalisation de cet audit est, en effet, justifiée dans le texte de la plainte.
- La confirmation par le syndicat que la directrice du CE Clientèles est également dirigeante du syndicat CGT de Paris 12.
Etonnement...
Un dernier point à provoqué notre étonnement. Dans la plainte, déposée le 3 août 2007 est évoqué un courrier du 31 juillet 2007. Or, le dernier texte « poursuivi » remonte au 15 mai 2007.
Entre ces deux dates ont été publiés sur le blog, les articles suivants :
- le 10 mai 2007 : A quoi servent nos cotisations syndicales ?
- le 29 mai 2007 : Où passe la dotation sociale du CE Clientèles ?
- le 1er juillet 2007 : La C.F.D.Tisation n’explique pas tout
- le 16 juillet 2007 : Bulletin n°3
Ces articles n’ont pas été poursuivis. Ils formulaient pourtant des hypothèses et des accusations sur des aspects financiers précis...
L’explication sera peut-être fournie aux syndiqués lors d’une prochaine réunion ou d’un prochain congrès… Enfin, on peut toujours rêver...
