24 octobre 2009
HARCÈLEMENT ET ACHARNEMENT JUDICIAIRE
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Certains élus et dirigeants du CE SNCF continuent leurs abominations !
Fuite en avant
Le 22 octobre 2009 la CGT a fait voter en réunion du CE, une délibération mandatant un cabinet d’avocat de Lille pour demander à la justice administrative, l’annulation de la décision du 21 août 2009 du Ministère de l’Emploi qui avait refusé le licenciement de Pierre, salarié et délégué du personnel du CE SNCF Clientèles.
Tous ensemble... à la CES
A la demande de la CGT et avec l’appui de la CFDT, cette délibération a fait l’objet d’un vote à bulletin secret. C’est la première fois depuis l’origine du CE SNCF Clientèles en avril 2000 qu’une telle procédure est utilisée.
Cohérence ?
Il est d’autant plus étonnant que les élus aient accepté de voter ce texte alors qu’ils n’avaient jamais été informés ni consultés sur la procédure initiale déposée le 19 mars 2009, par la secrétaire du CE Clientèles sans mandat des élus.
Comment peut-on accepter de voter sur les conséquences d’une décision dont on a été écarté délibérément précédemment ?
Tentative de dilution
Sans oublier que cette délibération engage l’ensemble du Comité ce qui arrange la CGT qui espère ainsi diluer ses responsabilités dans les harcèlements mis en œuvre.
Ce nouvel épisode confirme de manière éclatante le « pacte » existant entre CGT et CFDT au sein du CE Clientèles pour liquider les salariés qui dérangent.
- Comment peut-on faire le choix de continuer à s’acharner ainsi sur des salariés lorsque l’on est soi-même syndicaliste et que l’on s’offusque, au même moment, des souffrances au travail à France Telecom ou ailleurs ?
- Comment 6 représentants du personnel sur 11, censés défendre les cheminots du CE SNCF CLientèles, ont-ils pu voter une telle délibération, en leur âme et conscience ?
- Comment et sur quels critères ont-ils pu se forger une opinion alors que seule la version des harceleurs directs leur a été communiquée ?
Pourquoi, aucun, n’a jamais essayé de contacter Pierre pour avoir SA version des faits ou simplement prendre des nouvelles de sa santé après ses arrêts cardiaques du 4 mars 2009 ?
Les faits sont têtus !
Ne se sont-ils pas interrogés sur les raisons et surtout les faits qui avaient amenés trois inspecteurs du travail successifs, un directeur départemental du travail et le ministère de l’Emploi à aboutir aux même conclusions et à rejeter la demande de licenciement de Pierre ?
Que cherchent-ils vraiment ?
Sont-ils conscients que ce nouvel épisode de l’acharnement contre Pierre met gravement en cause sa santé, rendue très fragile par les violences subies depuis plus de trois ans :
- octobre 2006 : truquage des élections DP des salariés du CE, annulées par la justice en décembre 2006
- décembre 2007 : « suspension » de Pierre de la CGT pour l’empêcher d’être réélu délégué du personnel. Sa légitimité sera ensuite contestée devant les tribunaux par la secrétaire du CE Clientèles.
- Février 2008 : tentative de modification de son contrat de travail pour le licencier, manœuvre qui sera empêchée par l’inspection du travail
- Entraves systématiques et permanentes à son mandat de DP qui amèneront l’inspecteur du travail, fin 2007 à adresser au CE SNCF Clientèles une « mise en demeure avant poursuites pénales »
- A partir de mi-2008, agressions et provocations diverses de la part de ses employeurs qui amèneront à un dépôt de main courante au commissariat et à un droit de retrait fin octobre 2008 de la part de Pierre.
- Décembre 2008 : lancement de la procédure de licenciement avec demande d’autorisation de licenciement à l’inspection du travail
- Janvier 2009 : confrontation chez l’inspecteur du travail. A cette occasion, l’employeur ment à plusieurs reprises et produit de faux documents pour tenter d’obtenir coûte que coûte le licenciement de Pierre
- Février 2009 : Pierre est réélu délégué du personnel malgré les manipulations et la procédure de licenciement : l’employeur refusera d’afficher les résultats des élections jusque fin mars 2009 pour tenter d’influer sur la décision de l’inspecteur du travail.
- Février 2009 : l’inspecteur du travail refuse le licenciement
- 4 mars 2009 : suite à des agressions violentes de la part de ses employeurs, Pierre est victime de quatre arrêts cardiaques et est sauvé miraculeusement. L’employeur refuse de réaliser la déclaration d’accident de trajet et ne prendra jamais des nouvelles de Pierre
- 19 mars 2009 : la secrétaire du CE Clientèles, sans autorisation dépose un recours hiérarchique au ministère pour demander le licenciement de Pierre alors que celui-ci est toujours hospitalisé en soins intensifs à la Pitié. Dans le mémoire produit à cette occasion figurent des faux, toujours pour tenter d’influer sur la décision du ministre.
- 21 août 2009 : le ministère refuse le licenciement de Pierre dans des attendus stigmatisant ses conditions de travail
Cette liste est très longue et pourtant non exhaustive ! Alors que ces agissement cumulés et répétitifs l’on déjà rendu inapte au travail, que recherchent-ils maintenant en continuant à s’acharner ainsi sur Pierre ?
Incapable de tenir leurs engagements !
Lorsque la CGT avait été interpellée, lors du CE de mai 2009 sur l’existence du recours hiérarchique, le Représentant Syndical CGT avait expliqué que c’était « par principe » que la CGT saisissait le Ministère et qu’à ce titre, la CGT respecterait la décision du ministère.
Nous savons maintenant ce que valent la parole de ces tristes personnages qui se permettent de continuer à pourchasser les salariés en utilisant sans vergogne des dizaines de milliers d’euros de dotation sociale des cheminots…
...Avec la bénédiction de la CGT, à tous les niveaux.
12 octobre 2009
LA HONTE SOIT SUR EUX !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
« La honte soit sur eux ! » est l’intertitre d’un tract du syndicat CGT de Paris 12 intitulé : « France Telecom, laboratoire de la SNCF ? » que nous publions ICI.
Par un spécialiste de la souffrance au travail !
Ce tract a été rédigé par un dirigeant du syndicat, spécialiste de la souffrance au travail !
Et pour cause ! On retrouve dans ce document l’évocation des souffrances infligées à Malika et Pierre dans le cadre du harcèlement qu’ils subissent de la part de leurs employeurs CGT du CE SNCF Clientèles.
Comment, un syndicaliste CGT peut-il produire un tract dénonçant des souffrances supposées chez les cheminots en s’appuyant sur les éléments d’un harcèlement, bien réel celui-là, qu’il a contribué, avec d’autres, à mettre en place vis à vis de ses propres adhérents ?
Tout y est !
Car, tout y est ! Entre l’évocation d’un « management criminel, imbécile » celle des « vies perdues, gâchées » ou « la cruauté dans le traitement des gens » , tout cela correspond aux violences faites à Malika et Pierre qui ont amené à la condamnation pour harcèlement moral et au refus de licenciement de Pierre par le Ministère de l’emploi.
Ce sont LEURS méthodes !
La dénonciation de la « dissimulation des décisions », de la « dilution des responsabilités » ou « le contournement systématique des IRP », correspondent en tous points aux méthodes utilisées par des dirigeants du syndicat CGT pour introduire le recours hiérarchique à Hortefeux , présenter LEUR vérité aux élus des autres Organisations Syndicales.
Quant à l’entrave systématique au mandat DP de Pierre, elle n’est plus à démontrer
Condamnation des politiques menées... par la CGT ?
Et que dire de la condamnation de « politiques assises sur la suffisance ou le mépris » ou de celle des politiques « qui jouent avec la vie des gens, qui rendent malades » ?
Indifférence, mépris et bassesses
Les dirigeants du syndicat CGT de Paris 12 ont toujours refusé de répondre aux appels aux secours de leurs propres adhérents victimes de harcèlement.
Pire, ils ont répandu des calomnies ignobles à leur sujet, allant jusqu’à remettre en cause la réalité de leur maladie et faire courir le bruit que les arrêts cardiaques de Pierre étaient de la pure invention !
Parler de suffisance et de mépris dans ces conditions cela confine à la perversité la plus totale…
Une conclusion "solennelle"
Les conclusions de ce tract sont à mettre en lumière dans ce contexte et à verser au registre de l’Incantatoire au vu de ce qui précède :
• « la CGT ne laissera pas une minorité et leurs zélés collaborateurs, humilier, briser les agents au point que certains, pour échapper à l’enfer mettraient fin à leurs jours »
• « La CGT ne laissera pas brouiller les pistes des responsabilités en se défaussant sur les victimes de leurs politiques toxiques »
• « La CGT dénoncera leurs manipulations, ira chercher les responsabilités là où elles sont, à chaque fois que la dignité d’un salarié sera bafouée »
Autocritique ou tentative d'ouverture de parapluie ?
Sauf à penser que ce tract serait une autocritique dictée par l’Inconscient (allez savoir !), tout laisse penser qu’il correspond à une stratégie de défense dans le cadre des procédures judiciaires en cours et à venir…
Il en est de même pour une réunion sur le souffrance au travail organisée le 9 octobre dernier au secteur CGT des centraux, animée par un dirigeant du syndicat CGT de Paris 12, à l’intention des syndiqués CGT des directions centrales.
Ecrans de fumée...
Ces écrans de fumée cherchent à faire diversion mais ne tromperont pas grand monde lorsque l’ensemble des faits auront été portés à la connaissance du public et des cheminots.
Il n’y aura alors rien d’autre à dire que : LA HONTE SOIT SUR EUX !
27 septembre 2009
OMERTA ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le Collectif R.E.V.E.S (Rassemblement Ethique et Valeurs de l’Economie Sociale) a diffusé depuis le 24 septembre 2009, un tract intitulé LE CE SNCF CLIENTELES CONDAMNE POUR HARCELEMENT MORAL
Ce document évoque les méthodes de gestion du personnel par la Direction CGT du CE Clientèles mais aussi l’utilisation dévoyée de la dotation sociale destinée à faire fonctionner le Comité et organiser les Activités Sociales à destination des Cheminots.
Diffusé le jour de la réunion mensuelle du CE, ce tract essayait de sensibiliser l’ensemble des participants du CE Clientèles (la SNCF qui préside, les élus et les représentants des OS) sur leur responsabilité dans le harcèlement passé mais aussi dans celui qui continue encore aujourd’hui.
En effet, les quelques interventions courageuses d’élus pour dénoncer des pratiques de gestion honteuses ont cessé depuis la décision prud’homale du 8 juillet 2009 et celle du ministère de l’Emploi du 21 août 2009 !
Un silence assourdissant
Pour quelles raisons un tel silence assourdissant alors que la vie de salariés est toujours en danger ? Quel accord occulte lie les participants du CE pour qu’ils se comportent de la sorte ?
Cela rappelle ce qui s’est passé à l’occasion de la découverte des détournements de fonds pour plusieurs centaines de milliers d’euros au sein du CCE en 2008
Pour garder la main ?
La CGT avait alors demandé (et obtenu) de la part des membres du bureau du CCE que « l’affaire » ne soit pas abordée tant que la justice ne s’était pas prononcée suite à la plainte déposée. Cette posture permet à la CGT de « garder la main » en contrôlant les développements de l’affaire voire de l’enterrer si la justice venait à tarder à se manifester.
C’est, toute proportion gardée, ce qui s’est passé au CCAS d’EDF…
Au sein du CE SNCF Clientèles, la justice s’est prononcée et, pourtant, aucune OS, aucun élu n’intervient pour demander des comptes à la CGT !
Tiendont-ils parole ?
Il est vrai que le RS CGT déclarait lors de la réunion plénière du mois de mai 2009 que "la CGT respecterait les décisions de la justice pour ces deux salariés" !
Ceci explique peut-être cela…
29 août 2009
REFUS DU LICENCIEMENT DE PIERRE !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
LE RECOURS DU CE SNCF CLIENTÈLES REJETÉ PAR LE MINISTÈRE DE L’EMPLOI !
Après la condamnation pour harcèlement moral du 8 juillet 2009, la direction CGT du CE Clientèles vient de subir un nouveau camouflet.
Par un courrier du 21 août 2009, le ministère de l’Emploi a refusé le licenciement de Pierre.
Cette décision fait suite au « recours hiérarchique » introduit le 19 mars 2009 introduit par la secrétaire du CE Clientèles pour demander l’annulation de la décision de l’inspection du travail du 12 février 2009 et obtenir l’autorisation de licencier Pierre, salarié protégé.
C’est un soulagement pour Pierre qui se remet de ses arrêts cardiaques du 4 mars 2009. C’est aussi une nouvelle dénonciation implicite des conditions de gestion du personnel salarié par la Direction CGT du CE SNCF Clientèles.
Les attendus accompagnant la décision sont accablants pour la Direction CGT du CE Clientèles et reconnaissent :
- l’entrave systématique faite à son mandat de DP par ses employeurs « allant jusqu’à mettre en péril sa santé ».
- le harcèlement et les pratiques discriminatoires subies par Pierre depuis de longs mois en stigmatisant, entre autre, « le climat de défiance instauré par la direction » (à l’égard de Pierre)
Coups tordus et avocat marron
Les méthodes mises en œuvre par la Direction CGT du CE Clientèles pour tenter d’obtenir coûte que coûte le licenciement de Pierre : fabrication de faux documents, mise en cause de l’inspection du travail, utilisation des fonds du Comité pour monter des coups tordus, etc… ne doivent pas rester impunies.
Et maintenant…
La SNCF qui préside le CE et l’ensemble des élus ne peuvent plus continuer à baisser les yeux et laisser martyriser des salariés sans intervenir ; d’autant plus que la condamnation pour harcèlement moral du 8 juillet 2009 vis-à-vis de Malika et la décision du Ministère de l’Emploi concernant Pierre jettent l’opprobre sur l’ensemble des acteurs du CE Clientèles…
Pour Malika et Pierre, cette nouvelle étape de la reconnaissance de leur souffrance n’est qu’un début…
En vrais militants, ils continuent le combat !
09 août 2009
UNE PETITE ENTREPRISE QUI NE CONNAIT PAS LA CRISE...
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le CE SNCF Clientèles condamné pour harcèlement moral
Pendant les vacances, les affaires continuent pour des patrons peu scrupuleux. Certains s’engraissent, en profitant de la crise, sur le dos des salariés. Ils bénéficient pour cela de la complicité des pouvoirs publics et du gouvernement toujours prêts à remettre en cause, de manière idéologique, le Service Public.
Recours au privé
C’est ce qui se passe pour le traitement du chômage avec la décision de confier la gestion d’un nombre important de demandeurs d’emplois à des cabinets privés plutôt qu’au Pôle Emploi (ex ANPE).
Mieux que le Loto
C’est ce que nous apprend l'Huma du 31 juillet 2009 qui donne la liste des heureux mercenaires choisis pour un montant total de 466 millions d’euros pour une période de deux ans.
Le site de la CGT, fort justement, dénonce cette « privatisation » en expliquant qu’il aurait mieux valu privilégier les recrutements à Pôle Emploi, « plutôt que de sous-traiter au privé », tout en précisant « la crise fait des heureux ».
Si le Canard le dit...
Le Canard Enchaîné du 5 août 2009 nous apprend que le principal sous-traitant bénéficiaire de cette manne financière est la Société SODIE Emploi, filiale de SECAFI ALPHA. Elle obtient, 22% du marché total, soit un peu plus de 100 millions d’euros sur deux ans !
Alors que le lancement de l’appel d’offres remonte à mars 2009, il semble que cette société ait commencé à recruter massivement dès janvier 2009 comme si ses dirigeants avaient anticipé, avec sérénité, sur le lancement et le résultat des appels d’offres…
... et le Figaro
Prémonition ? Flair ? Difficile de savoir…
Petit indice toutefois : le PDG de SECAFI ALPHA est un habitué des sphères du Pouvoir. Interviewé régulièrement par le Figaro, il a participé activement à la Commission Attali avant d’être chargé par N.S. lui-même (Notre Seigneur ou Nicolas Sarkozy, au choix… ) d’un rapport sur la réforme de la Formation Professionnelle déjà évoqué ici .
Quelle contrepartie ?
Le choix de sa filiale SODIE pour ce juteux marché n’est sans doute pas un hasard ou une pure coïncidence mais ressemble à un renvoi d'ascenseur à des services rendus ou à venir…
Mais dans le monde merveilleux de l’Economie Sociale, SECAFI ALPHA = CGT !
Le choix de la CGT... toujours !
Cela vaut pour la Fédération CGT des Cheminots qui cherche toujours à imposer ce prestataire dans les CE dirigés par la CGT.
La très orthodoxe secrétaire du CE Clientèles n’a pas dérogé à ce dogme lors de son catastrophique mandat 2006/2009 !
Sans chercher à détailler ici, les raisons objectives de cet engouement cégétiste pour un groupe dont l'argent de l'économie sociale est la principale préoccupation, il y a lieu de souligner l’hypocrisie de la position de la CGT.
Prendre des distances en toute clarté
Dire que « la crise fait des heureux » est pour nous très insuffisant.
La CGT doit prendre ses distances avec le groupe SECAFI ALPHA et lui demander des comptes par rapport à cet épisode pour le moins malheureux. Il en va de sa crédibilité vis-à-vis des salariés de l’ANPE mais aussi de tous les adhérents de la CGT.
Toute autre attitude accréditerait la thèse que le cadeau fait à SECAFI ALPHA par le Pouvoir est un moyen de récompenser indirectement les dirigeants de la CGT de leur bienveillance par rapport à de nombreuses réformes gouvernementales passées ou à venir…
20 juillet 2009
CHASSE AUX SALARIES : QUEL COUT !!!
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le CE SNCF Clientèles condamné pour harcèlement moral
Après la première condamnation du CE SNCF Clientèles pour harcèlement moral, il paraît légitime de s’interroger sur le coût de la « chasse aux salariés » mise en œuvre de manière planifiée par les dirigeants du CE Clientèles pour se débarrasser de deux salariés depuis 2006.
Liste non exhaustive
Entre le coût de l’audit bidon, les contrôles médicaux par des officines privées pour piéger les salariés, le recours à un avocat qui n’est pas celui du CE Clientèles pour piéger Pierre et les « cadeaux » faits à des prestataires du Comité pour tenter de justifier son licenciement, etc.. ce sont des dizaines de milliers d’euros de dotation sociale perçue par le Comité qui ont été dépensés pour harceler Malika et Pierre au sein du CE SNCF Clientèles.
Et les orientations CGT ?
Est-ce là une bonne utilisation du salaire différé des cheminots, que représente la dotation sociale perçue par le Comité ?
Bien sûr que non, et il est parfaitement scandaleux que des syndicalistes de la CGT se permettent de dilapider ainsi l’argent des cheminots.
Stop aux abus...
Un tel détournement de l’utilisation de cette dotation ne s’apparente-t-il pas à un abus de bien social ? L’avenir nous le dira…
A ces sommes faramineuses, il convient d’ajouter les dépenses induites par le comportement obsessionnel de la Direction CGT du CE à vouloir se débarrasser de certains salariés.
Le temps passé à monter des pièges contre les salariés n’est pas utilisé à s’impliquer dans la gestion des Activités Sociales avec des conséquences financières importantes pour la dotation des cheminots.
Abandon des procédures... sans parler de Poissonniers
Pour le restaurant « Traversière » géré par le CE Clientèles, le déficit par repas servi est passé de 2,14€ à 4,45€, intégralement prélevés sur la dotation sociale perçue par le CE, soit près de 350 000 euros par an .
Cette somme revient intégralement dans la poche du prestataire de restauration (choisi par la CGT à la suite d’un appel d’offres truqué) puisque le CE lui paie, rubis sur l’ongle et sans vérification sérieuse les factures qui lui sont présentées…
D’ailleurs toute procédure de contrôle des prestations fournies a été abandonnée de manière délibérée par la Direction du CE Clientèles.
Gérer ou harceler ? Ils ont choisi !
Les élus CGT et la Direction du CE Clientèles ont fait le choix de harceler plutôt que de gérer et ce sont les cheminots et les salariés du CE qui en font les frais.
Ces centaines de milliers d’euros gaspillés auraient été mieux utilisés en améliorant le pouvoir d’achat des salariés du CE Clientèles mais surtout en proposant aux cheminots du périmètre de nombreuses activités ou aides nouvelles…
11 juillet 2009
CONDAMNATION
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
LE COMITÉ D'ÉTABLISSEMENT SNCF CLIENTÈLES
CONDAMNÉ POUR HARCÈLEMENT MORAL !
Le Conseil des Prud’hommes de Paris a, le mercredi 8 juillet 2009, condamné le Comité d’Etablissement SNCF Clientèles pour harcèlement moral envers Malika, une de ses salariées.
En plus de lui verser 15000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice subi au titre du harcèlement, le Conseil a accédé à l’ensemble de ses demandes. Il a condamné, entre autres, le CE Clientèles à lui rembourser les nombreuses retenues sur salaire injustifiées, opérées dans le cadre du harcèlement mis en œuvre contre Malika depuis trois ans.
Ce n'est qu'un début...
Après tant de mesures vexatoires, d’humiliations, de brimades, de ragots, d’atteintes insupportables à sa dignité de salariée et à sa vie privée, cette condamnation est une première étape de la reconnaissance publique des souffrances infligées à Malika.
... continuons le combat !
Les autres procédures en cours permettront de définir les responsabilités individuelles et collectives ayant permis la mise en œuvre de ces mesures discriminatoires. Elles mettront certainement "en lumière" les moyens et les méthodes utilisés pour mettre en œuvre un harcèlement planifié vis-à-vis de Malika mais aussi de Pierre au sein du CE SNCF Clientèles.
Prochainement, le Ministre du Travail rendra son avis sur la validité de la décision de l’inspecteur du Travail qui avait refusé le licenciement de Pierre en février dernier. Pierre qui se remet lentement de ses arrêts cardiaques espère que son bon droit sera reconnu et ses tourmenteurs désavoués… avant d’être jugés.
Aujourd’hui encore, la Direction CGT du CE Clientèles cherche à nier l’évidence, tentant de justifier ce harcèlement (et sa continuation !) comme si de tels agissements pouvaient se justifier ou simplement s’envisager…
Les faits sont têtus !
Mais les FAITS SONT TETUS et tous les bobards de ces harceleurs ne résisteront plus longtemps à la manifestation de la Vérité…
29 juin 2009
TO DEAL OR NOT TO DEAL ?
Pour les nouveaux lecteurs :texte initial
Un article du journal Médiapart du 20 juin 2009 évoque les conditions dans lesquelles Sarkozy et Thibault ont négocié, de gré à gré, la privatisation d’EDF à partir de février 2004.
Enterrement de première classe
Si Sarkozy n’a pas respecté une partie de ses engagements, il a tenu parole sur un point : l’enterrement judiciaire de l’affaire du CCAS d’EDF qui faisait suite à la plainte (pour « abus de confiance, abus de biens sociaux et soupçons d’irrégularités »), révélée en février 2004.
Merci patron !
Tenu aussi l’engagement d’aider à la « remise en ordre » du CCAS (avec l’aide de la direction d’EDF), qui s’est traduite par la réintégration de 650 salariés au sein d’EDF.
Privatisation comme sur des roulettes
Cela a du suffire à Thibault puisque la « privatisation » s’est réalisée sans soubresauts et sans opposition résolue de la Confédération CGT, au grand dam de nombre de militants.
Tout cela rappelle, malheureusement, ce qui se passe à la SNCF !
Du compromis à la compromission ?
La CGT que ce soit pour la réforme des régimes spéciaux, la réforme de la représentativité ou l’éclatement programmé en branches de la SNCF (sa mort à court terme !) a choisi la voix de la négociation privée, du compromis…
Thibault et Sarko sont dans un bateau...
Pour quelles contreparties ? L’avenir nous dira si, comme pour EDF, Thibault/Sarko ont négocié l’impunité judiciaire dans le cadre de l’instruction de plaintes dans lesquelles la CGT risque gros…
Il en va ainsi de l’enquete sur les détournements de fonds au CCE de la SNCF et des magouilles avec les « fournisseurs gitans » .
Ne pas oublier la famille
C’est un sujet sensible pour Thibault, nonobstant le fait que son épouse soit salariée du CCE SNCF…
Jusqu’à ce jour, les dirigeants de la CGT ont réussi à faire le grand écart entre un discours revendicatif (pour éviter une hémorragie de syndiqués) et la réalité de leurs agissements quotidiens, le pus souvent en complet décalage avec l’affichage officiel des orientations.
Et l'éthique, bordel ?
Laisser perdurer des errements de gestion, refuser de faire la lumière sur ces dossiers et sur la responsabilité de la CGT dans leur survenue affaiblit la CGT.
Comment négocier de pied à pied avec le Pouvoir lorsque l’ont traine de telles casseroles ? Difficile de mordre la main qui vous nourrit… Sarko l’a bien compris et ce sont les salariés qui en paient les conséquences sans oublier la CGT et sa majorité de militants sincères et désintéressés…
22 juin 2009
CGT/UMP : QUI COPIE QUI ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 21 juin 2009, lors de l’émission Dimanche + sur Canal +, Dominique de Villepin a été interrogé sur son adhésion à l’UMP et sur le fait que des rumeurs internes au parti sarkozyste, l’annonçaient comme n’étant plus adhérent puisque ne payant plus ses cotisations…
Villepin a confirmé appartenir toujours à l’UMP, même si « on ne lui réclamait plus ses cotisations, peut-être parce que son adresse avait été perdue »… Tous les téléspectateurs ont alors compris que le « parti du Président » cherchait à se débarrasser d’un adhérent indésirable (Clearstream quand tu nous tiens…) sans aller jusqu’à l’exclure, statutairement, pour ne pas avoir à exposer publiquement, de manière contradictoire les griefs qui pouvaient lui être faits…
Ces manières de procéder ne vous rappellent rien ?
Ce sont celles utilisées par la CGT et particulièrement par des dirigeants du syndicat UFCM-CGT de Paris 12 pour se débarrasser de syndiqués considérés comme gêneurs.
Déjà deux ans !
Le congrès du syndicat organisé à la Confédération CGT en mars 2007 avait, en quelque sorte entériné ces pratiques, en instituant l’arbitraire, au mépris des droits des adhérents.
Bientôt le prochain congrès ? Toujours à Montreuil ?
Depuis cette date, malgré de nombreuses sollicitations, des salariés syndiqués CGT du CE Clientèles n’ont jamais pu obtenir leurs timbres et payer leurs cotisations malgré des demandes multiples à la Direction du Syndicat ou aux collecteurs désignés…
Quelle a pu être leur faute ?
Dans un premier temps, on leur a reprochés de demander le respect de la démocratie et des règles syndicales au sein de leur syndicat. Ensuite, on leur reproche de résister aux méthodes indignes de leurs employeurs/ syndicalistes (harcèlement, tentatives de licenciement, etc…) en refusant de se laisser « liquider » sans rien dire…
Les mêmes causes produisent les mêmes effets !
Que les méthodes de la CGT et de l’UMP se révèlent identiques cela peut surprendre !
Mais, dans les deux cas, la logique de sauvegarde des « Appareils » prime sur tout le reste.
Que Villepin en fasse les frais à l’UMP, tant pis pour lui, mais que NOTRE organisation, la CGT, s’abaisse au niveau de l’UMP est regrettable, lamentable et inacceptable…
Un silence assourdissant
Qu’en disent les structures fédérales et confédérales de la CGT ? Jusqu’à présent, interpellées par ces adhérents à qui on refuse les timbres syndicaux, elles n’ont pipé mot, apportant, de fait, un soutien à ces pratiques dégradantes…
Gros sous et Clearstream
CGT/UMP même combat ? Espérons que non. Mais à force de fréquenter de trop près l’UMP, peut-être que certains apparatchiks se retrouvent victimes du syndrome paranoïde du « flot limpide »…
15 juin 2009
INDIGNES... MAIS PAS TROP !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
La lecture des Procès Verbaux des réunions du CE Clientèles est toujours riche d’enseignements.
Mes biens chers frères...
Le 30 avril 2009, le Représentant Syndical CGT a lu une déclaration dans laquelle il revenait sur le résultat des élections du 26 mars 2009.
Un passage a particulièrement retenu notre attention. Nous le reprenons, in extenso, puisque les PV ne sont plus accessibles sur internet :
« D’autre part, si le score de la CGT oblige celle-ci, la déontologie devrait obliger la Direction : par deux fois en plein scrutin, des extraits de presse ont été propagés dans la rubrique interne « repères ». Il s’agit d’extraits du journal Libération. Ces extraits concernaient la CGT globalement et la gestion des CE à la SNCF. Notre ancien(ne) secrétaire y a répondu et a demandé à faire valoir son droit de réponse, mais que penser de… l’attitude de la Direction sur ce sujet ? Car il ne peut s’agir d’un hasard. Sérieusement, pour porter ce coup bas, et qui s’avère finalement inutile, ne pouviez-vous pas attendre quelques jours ? Nous demanderons donc peut-être à répondre dans ces mêmes colonnes ; »
L'hôpital qui se fout de la charité !
Quelques remarques sur cette déclaration :
- 1/ La CGT du CE Clientèles parle de déontologie et, soit c’est un pas encourageant sur le chemin de… l’éthique, soit c’est de la pure hypocrisie, surtout au vu de ce qu’ils sont capables de faire endurer aux salariés du CE Clientèles (lire tout le blog !).
- 2/ La CGT a un problème avec l’espace temps ! Les deux articles incriminés seraient parus « en plein scrutin ». Or, ils ont été publiés le 26 mars et le 28 mars 2009 et repris sur intranet dans la revue de presse SNCF. Ils n’ont donc eu aucun impact sur le mauvais résultat de la CGT aux élections du CE Clientèles.
- 3/ Contrairement à ce qui est affirmé, l’ancienne secrétaire du CE n’a pas bénéficié d’un droit de réponse à ces articles qu’elle n’a certainement jamais demandé. Elle s’est contentée de déposer un « commentaire » injurieux sur le site de Libé dans lequel elle déverse son fiel et sa haine. Ce commentaire est déposé au nom de l’ensemble des élus du CE Clientèles sans que ceux-ci aient été associés, de près ou de loin à la démarche. Encore un abus de pouvoir bien peu « déontologique » de la part de la CGT !
- 4/ Ces reproches formulés à la Direction de la SNCF laissent croire aux cheminots que la CGT fait peur…
Mais, lorsque la SNCF leur donne un « coup de main », ces donneurs de leçons savent faire profil bas…
Un bilan rejeté...
Lors de la présentation du bilan 2008 du CE Clientèles, le 24 mars 2009, un vote a été organisé. Le bilan de la gestion CGT a été rejeté (5 voix pour sur 12) sans que la Présidente SNCF du CE ne pipe mot !
« Mieux », le PV de la réunion mentionne : « le comité d’entreprise émet un avis favorable avec cinq voix pour… »
Si, la SNCF avait, normalement, dénoncé ce vote négatif, la secrétaire CGT aurait dû organiser un vote des élus pour demander un quitus sur sa gestion 2008 du CE Clientèles.
... mais gestion sans quitus !
Le « silence » de la SNCF a permis à la CGT d’éviter un nouveau camouflet… Lorsque l’on sait dans quelles conditions le CE a été géré ces derniers mois, y compris pour ce qui est de la gestion des personnels salariés il est bien évident que la majorité des élus auraient sanctionné la gestion autocratique de la secrétaire CGT…
Alors, merci qui ?
