25 avril 2007
AUDIT BIDON AU CE CLIENTELES
Pour les nouveaux lecteurs : texte fondateur
Lorsque des patrons, adhérents du MEDEF, veulent se débarrasser de salariés, ils font réaliser un audit bidon pour tenter de justifier leurs décisions. Cette méthode, fort justement dénoncée par les syndicats de salariés, dont la CGT, a été mise en oeuvre au sein du Comité d'établissement Clientèles, structure d'économie sociale...
Le problème, c'est que, chez nous, les "méchants" patrons qui ont procédé de la sorte sont à la CGT... Circonstance aggravante, ils ont ciblé, au travers de cet audit de commande des syndiqués CGT du CE Clientèles, considérés comme gênants car réclamant la tranparence au sein de leur syndicat...
UN PEU DE CHRONOLOGIE
- 23 mars 2006 : élections CE pour les cheminots qui élisent leurs représentants pour constituer la nouvelle équipe chargée de diriger le CE
- 18 avril 2006 : passation du CE entre ancienne et nouvelle équipe élue. C'est la CGT qui assume le secrétariat du CE et donc, le rôle d'employeur.
- Mai 2006 : dès la première réunion de bureau (structure chargée de décider des actions à mettre en oeuvre dans la gestion du CE), la CGT propose la réalisation d'un audit appelé "diagnostic social"
- juin 2006 : la société qui réalise l'étude est choisie. Le secrétaire du syndicat (aussi 1er secrétaire adjoint du CE Clientèles), intervient personnellement dans le choix de la société retenue. Il est tellement impliqué qu'il se murmure qu'il connaît personnellement les auditeurs qui interviendront au sein du CE.
- novembre/décembre 2006 : déroulement de l'audit. La méthode se veut participative (tous les salariés sont entendus). Deux salariés ne sont pas prévenus de leur audition. Pas de chance, ce sont la secrétaire de la section CGT et le délégué du personnel CGT sortant ! Le cabinet d'audit saisi par courrier par la secrétaire de la section de cette situation (courrier joint) ne recevra jamais de réponse de la part de ce cabinet, pourtant spécialiste de la "bientraitance" des salariés.
- 14 février 2007 : restitution aux salariés du CE. Au cours de cette réunion, seuls 2 postes sont visés. Par pur hasard (!) ces ont les postes de la secrétaire de la section CGT dont le poste est supprimé et le poste du délégué CGT, finalement en sursis. Plus grave, l'auditrice (indépendante, parait-il !) évoque un licenciement de la salariée visée si : "celle-ci n'affiche pas sa volonté de sortir de la crise". Surprenant, alors que la crise évoquée concerne la vie du syndicat et non le CE Clientèles, seul sujet de l'étude demandée !
ABSENCE DE SCRUPULES
L'audit réalisé était bien un audit de commande qui ciblait, dès l'origine, les deux salariés CGT. C'est bien pour régler un problème de démocratie interne au syndicat de Paris 12 que celui-ci (son secrétaire et quelques autres) a cherché à éliminer les salariés avec la complicité de personnes peu scrupuleuses, la Directrice du CE (également syndiquée CGT à Paris 12) et la secrétaire CGT du CE.
D'ailleurs, la seule interlocutrice du cabinet d'audit pendant la durée de l'étude a été la Directrice du CE qui, pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons, cherchait à liquider les salariés qui, selon elle, pouvaient contrarier ses plans...
D'ailleurs, ce plan a failli aboutir... Si nous n'avions pas réussi à faire annuler les élections DP du 19 octobre, le délégué du personnel victime de la magouile du 19 octobre 2006 aurait très certainement vu son poste également supprimé par l'étude...
MANQUE DE TRANSPARENCE
Cet audit a coûté, 15000 euros au CE Clientèles. Il est d'autant plus étonnant que les conclusions n'aient pas donné à restitution et débat entre élus "cheminots" lors d'une réunion plénière, ce qui aurait dû être le minimum.
Pire, les élus n'ont pas été destinataires du rapport final, y compris ceux de la CGT n'appartenant pas au syndicat de Paris 12.
METHODES DE PATRONS... EN PIRE !
Mais le pompon, (si l'on peut dire) réside dans l'absence de courage, dans la couardise, de ces pseudo-syndicalistes. Lors de la réunion du 12 février à Montreuil, les deux salariés du CE, ciblés par l'étude, ont demandé des informations à leur secrétaire de syndicat sur les conclusions de cet audit et sur la restitution du 14 février, deux jours plus tard. Celui-ci a dit ne pas être au courant ! Or, deux jours après, il était présent à la réunion pour cautionner les conclusions ciblant les deux adhérents du syndicat qu'il dirige. "Mieux" il était en possession du rapport définitif, depuis le 6 février et son comportement est "à vomir"...
CONCLUSION
Comme syndicalistes, il est de notre devoir de dénoncer de telles pratiques. Pour nous, il est inconcevable de renier les idéaux de la CGT à ce point. Rien ne peut justifier de tels dérapages, de tels renoncements à nos valeurs. Nous reviendrons, bien entendu, sur les raisons réelles et supposées qui ont pu amener à la mise en oeuvre de telles pratiques... au niveau des structures de la CGT, localement et nationalement.
PIECES JOINTES
Pour des raisons techniques, nous ne pouvons pas publier le rapport du cabinet d'audit sur le blog. En plus du courrier de la secrétaire de section des salariés CGT du CE au cabinet d'audit, nous publions ci-après le courrier de l'ancien secrétaire du CE (mis en cause dans le rapport) à la société d'audit, courrier envoyé à l'ensemble des participants au CE Clientèles (représentants des Organisations syndicales et direction SNCF).
courrier_auditeurs secretaire section CGT
courrier_cabinet_d'audit_ancien_secrétaire
23 avril 2007
ELECTIONS PRESIDENTIELLES : TRISTESSE
Lendemain de premier tour, jour de gueule de bois...
J'ai mal à ma gauche "antilibérale" : pulvérisée, atomisée, éparpillée "façon puzzle" comme dirait Blier dans les Tontons Flingueurs.
J'ai de la peine pour tous ces camarades sincères qui ont tant donné, avec dévouement, désintéressement...
Ces militants, les vrais, les purs, trop souvent écartés pour avoir dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas...
Ceux qui défendaient d'abord leur idéal avant de penser à leur propre personne...
Ceux qui privilégiaient le devenir de l'Organisation plutôt que la survie de son appareil...
Ceux qui bossaient pendant que beaucoup d'autres glandaient ...
Ceux qui prônaient le rassemblement plutôt que la division...
Les mêmes causes produisent les mêmes effets...
Nous sommes en train de le vivre à la CGT, à notre modeste niveau.
Pourvu qu'il ne soit pas trop tard...
Un des 1000
21 avril 2007
Bulletin numéro 1
Voici le premier numéro du bulletin "milleuros" qui vous donnera régulièrement des nouvelles de notre quête (dans les deux sens du terme !) que nous vous avons présentée dans notre texte initial.
Un mois après son lancement, notre blog monte peu à peu en puissance. Par son contenu (les publications s'accélèrent) et par le nombre de visiteurs qui augmente régulièrement. Vous êtes aujourd'hui, plus de 250 à nous avoir rendu visite et vos messages d'encouragement nous font le plus grand bien.
D'autant plus lorsqu'ils proviennent de camarades de la CGT qui ont bien compris que notre but n'était pas de "cracher dans la soupe" mais bien de dénoncer des pratiques qui affaiblissent le syndicalisme dans son ensemble et la CGT en particulier.
Votre générosité a déjà permis de recueillir plus de 300€ de promesses de dons (plus de 200€ reçus à ce jour) pour financer les 1000€ d'honoraires nécessaires à la procédure d'annulation des élections des délégués du personnel.
Nous avons donc encore besoin de vous...
A bientôt,
Le Collectif des 1000
20 avril 2007
CONGRES A MONTREUIL
Le congrès du syndicat UFCM CGT de Paris 12 s'est tenu le 6 mars 2007 au siège de la Confédération CGT à Montreuil.La Fédération CGT des Cheminots était représentée par le secrétaire fédéral chargé de l'activité des CE/CCE (toujours le même !)
Le choix du lieu n'a rien d'anodin. Il visait à démontrer le soutien total et entier des structures de la CGT à la gestion des dirigeants de notre syndicat.
Cela permettait également de dissuader bon nombre de syndiqués de participer à la réunion. En "délocalisant" le congrès, on s'assurait que seuls les adhérents "impliqués" feraient le déplacement.Il ne restait plus, ensuite, qu'à collecter un maximum de pouvoirs...
Tous les syndiqués n'étaient pas les bienvenus à cette réunion. Alors que les syndiqués "cheminots" se voyaient proposer un dégagement syndical pour la durée du congrès, les syndiqués du CE Clientèles étaient, eux, obligés de poser un congé pour pouvoir participer... En effet, leur "taulière", invitée à ce congrès, n'avait pas accepté de les dégager pour qu'ils puissent participer.
De même, le trésorier du syndicat chipotait auprès des syndiqués du CE pour exiger des règlements de cotisation mais le jour du congrès, aucun émargement à l'entrée de la salle pour vérifier la validité des pouvoirs ou pour s'assurer que les votants étaient bien à jour de cotisation... voilà qui s'appelle de la rigueur !
Si l'on rajoute à ces manières de pratiquer la convocation "spécifique" les concernant on s'aperçoit que tout était "verrouillé" pour empêcher toute anicroche le 6 mars...
Une exclusion qui ne dit pas son nom
Dès l'ouverture du congrès, l'ordre du jour en a été modifié pour permettre l'exclusion d'un adhérent, l'ancien secrétaire du CE Clientèles. Les modalités de son "élimination" des listes pour les élections des représentants du personnel au CE Clientèles en mars 2006, sont à l'origine du conflit au sein du syndicat de Paris 12 (nous y reviendrons).
Bien entendu, ce vote n'était pas statutaire (les statuts prévoyant ce genre de vote ont été votés plus tard dans la même réunion) et le principal intéressé était non convoqué au congrès, lui déniant ainsi toute possibilité de présenter sa défense...
Nous nous demandons encore comment la Fédération CGT a pu cautionner une telle manière de procéder, à moins, bien sûr, qu'elle n'en ait été l'instigatrice...
(Vous trouverez joints deux courriers de l'ancien secrétaire du CE Clientèles qui évoquent les conditions de sa non convocation et le déroulement du congrès du 6 mars.)
Un révélateur rapport d'activités
Le rapport d'activités du secrétaire du syndicat a surtout souligné la mise en place d'un syndicalisme individualisé au sein du syndicat de Paris 12. Ainsi, il se félicite de la tenue de réunions individuelles pour une cinquantaine de syndiqués au cours de l'année 2006.
Ces réunions individualisées poursuivaient un double but :
- 1/ ne pas convoquer les syndiqués en assemblées et ainsi ne pas avoir à débattre avec ceux qui dérangent (nous en faisons partie) des manquements de l'activité du syndicat. Nous n'avons, personnellement, pas eu droit à ces entretiens individuels...
- 2/ entamer un véritable travail de désinformation par rapport aux raisons du conflit avec mise en place de calomnies ciblées contre les "contestataires" (plusieurs syndiqués nous ont fait part de ces rencontres et de leur contenu...)
Tout cela, enrobé d'un peu de "patrie en danger" et le tour est joué... si l'on peut dire ! Quant à savoir si de telles méthodes glorifient le syndicalisme en général et la CGT, en particulier, nous connaissons la réponse...
Des statuts de Vichy...
...et la pastille est dure à avaler !
Afin "d'asseoir" leur pouvoir et d'éliminer tout opposant (ça nous rappelle quelques chose...) ces "grands syndicalistes" ont ensuite fait voter de nouveaux statuts (pièce jointe) tous droits sortis de la naph...staline :
- possibilité d'exclure ceux qui dérangent sans procédure contradictoire, donc sans possibilité d'appel pour le "suspendu" auprès des structures fédérales.
- disparition de la notion d'Assemblée Générale des Syndiqués pour les décisions de la vie du syndicat.
- tous les pouvoirs concentrés dans les mains de la Commission Exécutive (salut les copains !)
- négation, sur de nombreux points des statuts types de la CGT avec (toujours) la bénédiction du représentant de la Fédération des Cheminots !
Exécutés par la Commission Exécutive !
La cerise sur le gâteau a été l'élection des membres de la Commission Exécutive ! Le seul candidat qui n'a pas été élu (et pour lequel l'élection a donné lieu à un vote particulier) est le délégué du personnel CGT des personnels du CE Clientèles. Il n'y a aucune justification officielle à cette décision. Bien sûr, le recours en annulation des élections du 19 octobre 2006 et sa ré-élection le 13 février 2007 n'ont pas été digérés par nos grands syndicalistes.
Pour bien enfoncer le "clou", en plus d'avoir invité notre taulière au congrès, ils ont brillamment élu, la Directrice du CE, sa représentante (et donc la taulière-adjointe) à la Commission Exécutive du syndicat.
Cette petite vengeance mesquine démontre que :
- notre syndicat a fait le choix de soutenir nos employeurs plutôt que défendre ses adhérents sans que ceux-ci, puissent présenter leurs arguments devant une assemblée de syndiqués (voir le refus de financer les 1000 euros).
- les dirigeants du syndicat de Paris 12 étaient, dès l'origine activement impliqués dans le truquage de nos élections.
- le mélange des genres entre dirigeant du syndicat et employeur au CE est affirmé et revendiqué.
Ces événements montrent l'inter-action entre le monde syndical et professionnel pour ces personnes peu scrupuleuses : pour régler un problème de démocratie interne à la CGT on hésite pas à faire pression professionnellement sur les salariés du CE Clientèles : la présence de nos employeurs au congrès du 6 mars et le soutien sans faille qui leur a été apporté en est une éclatante confirmation...
PJ :courriers de l'ancien secrétaire du CE et statuts votés le 6 mars
Non_convocation_congres_Paris_12
Courrier_aux_syndiques__congres_6_mars_07
Statuts_syndicat_UFCM_CGT_Paris_12
17 avril 2007
DIALOGUE DE SOURDS A MONTREUIL !
L’origine du conflit interne à notre syndicat (sur lequel nous aurons l’occasion de revenir) remonte au tout début de 2006.
Exclus de la vie du syndicat depuis ce moment, nous n’avons cessé de demander le respect des statuts de la CGT… En vain !
Nous demandions particulièrement, l’organisation d’un congrès du syndicat, dans l’urgence, le précédent en novembre 2005, ayant mis en place des structures de direction syndicale non statutaires.
Pour résumer, les membres du bureau du syndicat (dont le salarié du CE qui en était membre) n’étaient pas tous issus de la Commission Exécutive mise en place par le congrès.
Début 2006, le secrétaire du syndicat de Paris 12 a décidé de ne plus réunir le bureau du syndicat, (dernière réunion le 15 décembre 2005) décidant de faire reposer le fonctionnement du syndicat uniquement sur la Commission Exécutive.
Ce coup tordu permettait, entre autre, « d’éliminer » les salariés du CE des structures de décision du syndicat, de s’approprier l’ensemble des leviers de décision et, surtout de « mettre la main » sur le CE Clientèles par la désignation de leurs copains aux postes à responsabilités.
Ulcérés par ces manières de procéder et le mépris affiché à notre encontre, nous avons refusé de céder aux pressions de toutes sortes qui se sont multipliées ensuite, d’un point de vue syndical mais aussi professionnel (suppression de notre section syndicale, de nos droits de salariés, etc...) Nos demandes de revenir à des pratiques statutaires restaient sans réponse et les courriers que nous adressions au secrétaire général de la Fédération restaient lettres mortes…
Une réunion de dupes…
Notre refus de céder aux différents chantages a toutefois obligé le secteur CE/CCE de la Fédération CGT des Cheminots à proposer une réunion de «décrispation » à la Fédération à Montreuil, le 12 février 2007 pour « sortir par le haut » de la crise (à la CGT, l’objectif est TOUJOURS de sortir par le haut !).
Participaient à cette réunion :
• le secrétaire fédéral chargé du secteur CE/CCE à la Fédération CGT
• le secrétaire du secteur CGT des Centraux (ancien secrétaire du syndicat)
• le secrétaire du syndicat de Paris 12 (en même temps 1er secrétaire adjoint du CE)
• le Représentant Syndical CGT au CE Clientèles (membre de la Commission Exécutive du Syndicat)
• La secrétaire de la (défunte) section syndicale des personnels CGT du CE Clientèles
• Le délégué du personnel sortant du CE Clientèles, éliminé par la magouille des élections du 19 octobre 2006 et membre du Collectif des personnels CE/CCE de la CGT.
Nous venions à cette réunion, dans un souci d’apaisement avec des objectifs précis, validés par les syndiqués de notre section :
• La reconnaissance de notre section syndicale afin de ne plus avoir à militer dans la clandestinité
• La prise en charge par notre syndicat des honoraires (et donc nos cotisations) de l’avocat nécessaires à la procédure en annulation des élections DP
• Le retour à des pratiques normales au sein du syndicat de Paris 12 et la tenue d’un congrès du syndicat rapidement dans des conditions transparentes et démocratiques.
Le déroulement de la réunion a montré que nous nous faisions des illusions sur les valeurs morales des participants. Dans leur sprit, cette rencontre n’avait pour seul objet que de laisser croire à l’ouverture d’un dialogue et donner le change aux syndiqués que l’on baratine depuis des mois sur l’origine et la réalité du conflit.
Dès l’ouverture de la réunion, le secrétaire fédéral chargé du secteur CE/CCE, apparatchik patenté (au moins 20 ans de présence au siège de la Fédé) a « viré » notre délégué du personnel du Collectif des personnels CE CGT. La raison : il avait osé s’exprimer auprès des autres membres du collectif et regretté le parti pris de la Fédération dans le conflit du syndicat de paris 12… Ce crime de lèse-majesté (c’est le secrétaire fédéral qui pense et écrit pour le compte des personnels CE CGT) lui était insupportable et il a montré quelle était sa conception de la démocratie.
C’est ce genre d’attitudes qui, ces dernières années, a amené la quasi-totalité des syndiqués CGT du CCE a quitter l’organisation. Confrontés chaque jour à ce genre de pratiques ils ont préféré créer leur propre syndicat (Tous Ensemble) que de subir l’hypocrisie permanente de syndicalistes qui se comportent, sans pudeur, pire que des patrons et qui se permettent, ensuite, d’asséner des leçons de syndicalisme…
Le reste de la réunion a été du même tonneau et n’a abouti à rien (pour preuve la création de notre blog pour financer les 1000 euros d’honoraires !).
A la fin de celle-ci nous avons posé UNE question à nos interlocuteurs : quand le congrès du syndicat de paris 12 sera-t-il organisé ? TOUS ont juré, la main sur le cœur, ne pas être au courant. Notre secrétaire de syndicat a évoqué (vaguement) une date prochaine…
Or, l’après-midi même, la convocation pour le congrès (le 6 mars) partait à destination des syndiqués cheminots… mais pas à destination des syndiqués du CE, malencontreusement oubliés.
Comment peut-on être aussi faux cul et manquer autant de courage ? Comment peut-on, à ce point renier ses engagements et ses valeurs ? Quelles raisons (la patrie en danger ?) peuvent amener des individus à planifier de telles stratégies pour éliminer des camarades…
Remarquez, tout cela n’est que le début… ils ont continué leur triste combat…
Le congrès du 6 mars (vraiment d’anthologie) allait le démontrer dans les grandes largeurs…
A suivre...
13 avril 2007
APPEL AU SECOURS DE LA CGT DE PARIS 12
UN APPEL AU SECOURS DU SYNDICAT CGT DE PARIS 12
Voici l'extrait de la déclaration de la CGT , lue par le Représentant Syndical "cheminot" (adhérent également au syndicat de paris 12) lors de la réunion plénière mensuelle du CE Clientèles du 28 mars 2007 (réunion mensuelle entre élus "cheminots" et direction de la SNCF).
... Avant de terminer ma déclaration Monsieur le président, la CGT, en tant qu'organisation syndicale, souhaitait vous faire part d'un autre problème concernant très directement l'ensemble des élus de ce périmètre et vous-même, en tant que président. Une distribution de tracts émanant d'un collectif des 1000 (1000 pour mille euros) a été effectuée dernièrement à l'entrée du restaurant Traversière. Ce tract faisait par notamment, et pour aller à l'essentiel, des élections du personnel du Comité d'Entreprise, et insinuait que le résultat de ces élections avait pu être manipulé par la Directrice du Comité d'entreprise et la Secrétaire. ces insinuations, qu'aucun jugement ne corrobore, portées sur la place publique, dépasse maintenant très largement le cadre de la vie interne du syndicat de paris 12, et metent en cause l'ensemble du CE et son Président. La CGT, en tant qu'organisation syndicale, souhaite aujourd'hui prendre date et en discuter très prochainement avec vous tous pour examiner les suites à donner. je vous remercie de votre attention.
Lorsque nous avons découvert cette déclaration, nous avons souri :la CGT quémandant l'aide de sa Direction (ses tauliers quoi !) pour essayer de régler un problème de démocratie interne au syndicat CGT de paris 12... voilà qui n'est pas courant !
Au delà de la surprise devant cet appel au secours, nous avons retrouvé dans cette déclaration,les ingrédients habituels de ces "militants" :désinformation, transformation de la réalité et tentative d'instrumentalisation de l"institution CE" à leur profit.
L'appel à la solidarité, lancé par le Collectif des 1000 ne met en cause ni le Comité d'Etablissement ni ses élus ou son Président. Nous avons bien relu notre document "fondateur" et, à aucun moment nous ne mettons en cause autre chose que... la CGT, notre syndicat, et les pratiques de certains de ses adhérents, impliqués dans la vie du CE.
La "courageuse" déclaration du 28 mars qui veut parler de "l'essentiel" reste silencieuse sur tous les faits et pratiques du syndicat CGT de paris 12, dénoncées dans notre tract, et qui n'ont, pourtant, rien d'accessoires.
l'objectif est clair : essayer d'entraîner les autres composantes du CE Clientèles (autres OS et Président du CE) à condamner notre action et intervenir dans le débat. En cas de succès de cette stratégie, le syndicat de paris 12 pense régler son problème interne tout en obtenant un "quitus" de l'institution CE Clientèles pour ses pratiques et son mode de gestion d'une structure d'économie sociale...
A notre connaissance, la procédure en annulation des élections du 19 octobre 2006, et la décision d'annulation du Tribunal d'Instance du 12ème arrondissement en date du 12 décembre 2006, n'ont jamais été communiquées aux membres du CE dans le cadre d'une réunion plénière.
- Pourquoi, dans ces conditions, la CGT demande-t-elle maintenant l'intervention de l'ensemble du CE et de son Président sur un dossier dont ils n'ont pas connaissance ?
- Pour quelles raisons, si tout était tellement transparent, la Secrétaire du CE n'a-t-elle pas jugé utile d'informer le CE lors d'une réunion plénière ni, d'ailleurs sur les conditions d'organisation du nouveau scrutin des élections DP le 13 février 2007 ?
Nous rappelons que les 1000 euros d'honoraires que nous cherchons à financer par notre action, nous ont été refusés par les dirigeants de notre syndicat (nous étions pourtant à jour de cotisations !). Cette décision a été prise dès le dépôt de notre recours en annulation, sans que nous puissions présenter nos arguments devant les structures de notre syndicat et encore moins devant les syndiqués... Le choix de soutenir les employeurs au détriment des syndiqués était donc pré-établi, indice supplémentaire de l'implication de certains dans le processus de truquage des élections...
la déclaration du 28 mars 2007 a été faite par la CGT et non par la Secrétaire du CE, représentante légale du Comité.
Si le problème évoqué dans la déclaration concerne bien le CE, c'était à elle, dans le cadre de ses responsabilités, d'interpeller le président du CE, ce qu'elle n'a pas fait.
Il est d'autant plus surprenant, dans ces conditions, que le "communiqué" de la Secrétaire et de la Directrice du CE, diffusé par la suite (voir Réaction des tauliers), ait été réalisé sur un papier à en-tête du CE Clientèles plutôt qu'au titre de la CGT...
Toujours le mélange des genres syndicat/employeur et une navigation à vue qui vont finir par faire jaser...
Prochainement sur le blog : "l'audit bidon au sein du CE Clientèles" et "un congrès CGT d'anthologie".
09 avril 2007
Réponse à Jean Bazeille
Mon cher Jean,
Merci pour ton soutien.
Comme toi, nous avons eu de la peine à croire que des dirigeants d'un syndicat de la CGT pouvaient se comporter de la sorte : prendre systématiquement le parti de l'employeur contre ses propres syndiqués ! C'est malheureusement le cas pour ce qui nous concerne et nous allons essayer de rendre compréhensible au fil de nos modestes articles cette douloureuse histoire.
Pour ce qui est de nous faire entendre par la Fédération CGT des Cheminots, là aussi c'est perdu ! Des représentants fédéraux CGT ont pris fait et cause pour les dirigeants de notre syndicat et l'employeur CGT, sans même chercher à connaître tous les tenants et les aboutissants. L'argument ultime que l'on nous assène en permanence se résume à peu près à : "il y a des enjeux très importants qui vous dépassent"... Quels enjeux ? Syndicaux ? Politiques ? Personnels ? Financiers ? Mystère...
Un exemple de "démocratie syndicale" : le délégué du personnel CGT du CE Clientèles faisait partie depuis plus de deux ans du Collectif national des Personnels CE/CCE de la CGT. Lors d'une rencontre à la fédération des Cheminots, à Montreuil, il a été "viré" par le secrétaire fédéral chargé du secteur CE/CCE de la Fédération CGT des Cheminots sous cette seule justification :" je ne veux plus de toi au sein du collectif des personnels CE à partir d'aujourd'hui". Sa faute ? Avoir fait appel à la solidarité des autres membres du collectif par rapport à la manière dont les syndiqués CGT du CE étaient traités par leur organisation...
Effectivement, nous nous trouvons confrontés,au quotidien, à des personnes qui se revendiquent d'un discours de la CGT mais qui, dans leur quotidien, en appliquent un autre, brutal... patronal. Les exemples sont nombreux et détaillés. Ils suivront bientôt...
Encore merci, Jean pour ton soutien
Amitiés militantes.
reaction_communique_CE_par_milleuros
REACTION DES "TAULIERS"
Nos employeurs qui se définissent eux-mêmes, délicatement, comme nos "tauliers", ont contesté par voie de tract l'expression "milleuros" qui figure en ouverture de ce blog.
Nous publions le document qu'ils ont distribué aux ressortissants du CE Clientèles la semaine dernière ainsi que la réaction que cette distribution nous a inspiré.
Bonne lecture

