Le Collectif des Mille : l'Economie sociale, ses joies, ses peines

Bienvenue camarades blogueurs ! Le blog du collectif des 1000 créé par obligation et par nécessité pour financer les 1000 euros d’honoraires que notre syndicat refuse de prendre en charge, a l’ambition de vous faire partager notre expérience au sein de l’

30 décembre 2007

WHO’S WHO : QUI ? LERESTE !

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial

Pour les militants de la CGT, l’année 2007 a été riche en événements.

Avec Carla et Nico

Pour les membres du Collectif des 1000, toujours adhérents à la CGT bien que tout soit fait pour les faire partir (non remise de timbres syndicaux, interdiction de se revendiquer de la CGT dans leurs mandats électifs, etc.) il a semblé divertissant, en cette période de trêve des confiseurs, de revenir sur un épisode passé relativement inaperçu : l’entrée du secrétaire général de la CGT Cheminots dans le « who’s who », répertoire des élites et des pipoles par excellence.

Grâce à la SNCF

C’est grâce à la revue de presse de la SNCF que nous avons découvert la retranscription d’une interview de notre camarade secrétaire général à BFM Radio, le 25 octobre 2007 (Lereste_who's_who) Il y évoque sa « fierté » de cette « distinction » tout en rappelant son souci de l’intérêt général.

Oubli sur les retraites

Bien entendu, certains esprits chagrins regretteront qu’au cours de cette interview, la réforme des régimes spéciaux de retraite, n’aie pas été abordée, quelques jours après le 18 octobre (voir : pourquoi battre en retraite si vite ?) et avant le conflit du 14 novembre mais, visiblement, notre secrétaire général a choisi ses priorités…

Pas de réponses à nos courriers

Les 1000, sont toujours sans réponses aux nombreux courriers qu’ils ont adressés au secrétaire général de la CGT Cheminots pour l’informer des discriminations qu’ils subissent de la part de « responsables » de la CGT en tant qu’adhérents de la CGT mais aussi comme salariés d’un Comité d’Etablissement SNCF « géré » par la CGT.

Trop occupé ?

Il semble que sa nouvelle activité de "pipole" ne lui laisse pas le temps de se pencher en détail sur les faits que nous lui avons rapportés dans ces courriers. Pourtant, il lui revient, comme garant des droits des syndiqués qu'il représente, de se renseigner sur la véracité des faits rapportés et d'intervenir si nécessaire : ne rien faire, c'est cautionner, accepter, institutionnaliser...

Combat pour le respect de nos droits

Pour nous, militants attachés à la CGT, le respect des droits des syndiqués et des valeurs de la CGT sont plus importants qu'une entrée au who's who

A suivre et... bonne année 2008 à la CGT, surtout à ses militants sincères et désintéressés ! 

Posté par mille_euros à 16:20 - HUMEURS... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25 décembre 2007

UNE BRONCA CATA...STROPHIQUE

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial

Joyeux Noël à tous nos fidèles lecteurs mais aussi à tous les ressortissants du CE Clientèles. Nous avons une pensée particulière pour tous ceux qui, le 15 décembre dernier, ont assisté au spectacle de Noël proposé par le CE Clientèles pour les cheminots et leurs ayants droits.

La purge avant le spectacle

Dans ce cadre familial, puisque le spectacle est avant tout destiné aux enfants, ils ont eu à subir la prise de parole de la secrétaire du CE Clientèles avant de pouvoir profiter du spectacle, les « voyages de Gulliver ».

Son discours fut « militant » comme d’habitude… Enfin, un militantisme selon des critères très personnels, en complet décalage avec les attentes de ceux qu’elle est censée représenter en tant que secrétaire d’un Comité d’Etablissement.

Une bronca qui décrédibilise la CGT

Résultat ? Au bout de 10 minutes, elle a fini sa diatribe sous les huées et les quolibets de l’assistance soûlée par l’arrogance et les leçons de morale déplacées sur la réforme des retraites. Une telle bronca est une grande première au sein des CE de la SNCF à mettre au crédit de la Direction CGT du CE Clientèles.

Une foi inébranlable...

Gageons que, bardée de ses certitudes, la secrétaire du CE, « bourgeoise rouge » par excellence, se soit sentie, paradoxalement, confortée par cette manifestation d’hostilité spontanée : seule contre tous, elle détient LA vérité, la sienne, forgée aux sources historiques du soviétisme pur et dur…

... et suicidaire

Pour elle, militer se résume maintenant à essayer de sauver LE parti ce qui sera bien difficile après les 1,93% du mois d’avril dernier… Pour cela, spécialiste du mélange des genres, elle détourne sans vergogne les valeurs de la CGT, dénature ses orientations et, dans sa fonction d’employeur, se comporte de manière honteuse avec les salariés syndiqués CGT qui osent dénoncer ses méthodes totalitaires.

Dérives sectaires...

Cette bronca du 15 décembre aurait du permettre une prise de conscience salvatrice. Malheureusement, confortée par quelques coreligionnaires prêts aux même dérives sectaires il y a fort à craindre que son aveuglement ne cesse pas de sitôt…

Enfin, à moins de croire au Père Noël…

Joyeux Noël à tous !

Post Scriptum : mettons fin à une rumeur qui court depuis le 13 décembre dernier. Si la CGT Cheminots a levé son préavis de grève bidon pour le 13 décembre (dans le cadre du conflit agonisant de la réforme des régimes spéciaux) ce n’était pas pour « sauver » le repas de Noël organisé ce même jour dans les restaurants du CE Clientèles… Car, même si le préavis avait été maintenu, ce repas, annoncé de longue date aurait été maintenu quoi qu'il arrive...(histoire de paille et de poutre, comme d’hab !)

Encore une belle preuve de militantisme pur et dur !

Posté par mille_euros à 18:49 - PRATIQUES AU SEIN DU CE CLIENTELES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2007

ANNIVERSAIRE

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



Nous fêtons, cette semaine, le premier anniversaire, de l’annulation des élections de délégués du personnel au sein du CE SNCF Clientèles.

Nous ne nous glorifions pas particulièrement de cette victoire. Notre recours en annulation ressemblait plus à un acte d’autodéfense par rapport au "degré zéro de la connerie" mise en œuvre par nos dirigeants « professionnels et syndicaux ».

Par contre, la décision du Tribunal, non contestée en justice par l’employeur et le syndicat, a été une étape importante en événements tristes ou joyeux.

Tristes :

  • les agissements de nos « tauliers » CGT que les membres du MEDEF, eux-mêmes, n’oseraient pas mettre en œuvre.
  • L’intensification du harcèlement à l’encontre de salariés du CE Clientèles à compter de la décision du Tribunal
  • L’allégeance des dirigeants du syndicat CGT de Paris 12 à nos « patrons » syndicaux du CE au mépris des valeurs humanistes élémentaires de la CGT
  • La complicité et la veulerie du secteur CE/CCE de la Fédé CGT des Cheminots, uniquement intéressée par le fric, la manne financière que représentent les Comités d’Etablissement SNCF
  • L’avilissement de la Direction CGT du CE qui, dans une fuite en avant incompréhensible, met en danger la santé de salariés dont ils ont la responsabilité avec une arrogance et un sentiment d’impunité inconcevables de la part de pseudo-syndicalistes
  • La lâcheté des dirigeants de la CGT qui, cherchent à se débarrasser des « gêneurs » en cherchant à les « pousser hors de la CGT » en niant leurs droits de syndiqués et d’êtres humains tout en étant des complices actifs du harcèlement mis en oeuvre à leur encontre dans le domaine professionnel
  • La couardise des représentants des autres organisations syndicales présentes au CE qui, plutôt que de prendre position préfèrent évoquer un « problème interne à la CGT » sans chercher à savoir si ce que les salariés subissent est acceptable dans le cadre professionnel

Mais, par contre, joyeux :
  • l’acte de révolte fondateur et militant qu’a constitué le recours en annulation victorieux
  • la création du blog « Milleuros » dû à la bêtise de dirigeants de la CGT qui refusent que NOS cotisations servent à défendre les intérêts des adhérents plutôt que ceux de patrons « voyous »
  • le fait que, grâce au blog, nous avons découvert que nous n’étions pas seuls à subir ce type de pratiques, aussi bien professionnellement que syndicalement, au sein des CE et du CCE de la SNCF
  • cette « thérapie de la résistance » qui permet de garder la tête hors de l’eau quand des apparatchiks de la CGT, sans foi ni loi, cherchent à nous éliminer.
  • la solidarité entre « les 1000 », qui cimente notre détermination à rester au sein de la CGT, à y faire entendre notre voix : ce n’est pas à nous de partir !

Depuis un an, nous avons vécu de fichus quart d’heures, des moments de stress intense, mais la décision du tribunal, le 12 décembre 2006, nous a permis de relever la tête, de donner un sens à notre combat.

Une lutte contre l’arbitraire, contre la bêtise, contre le dévoiement des valeurs qui nous ont fait adhérer à la CGT.

Une lutte, surtout, pour notre dignité de syndiqués et d’êtres humains. Comme un message d’espoir à tous ceux qui, comme nous, ont décidé de se battre plutôt que de subir…

Alors, tout compte fait… JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Posté par mille_euros à 18:41 - NOUVELLES DE LA SOLIDARITE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 décembre 2007

MILITER ET RESISTER

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


Que ce soit au sein du CE SNCF Clientèles ou au syndicat CGT de Paris 12, les donneurs de leçon en matière de militantisme sont légion : « fais pas ci, fais pas ça (comme dirait Dutronc)   mais fais comme ci et comme ça »

C’est ainsi que la « démocratie syndicale », les « valeurs de la CGT » et les « orientations de la CGT » devraient être mises en œuvre en toutes occasions. Seul bémol au dogme, au niveau fédéral, les fameux « enjeux qui nous dépassent », sorte de 49.3 du pauvre, qui permettent d’éviter tout débat, principalement en matière de finances…

Au sein du syndicat CGT de Paris 12, la gestion du conflit sur les régimes spéciaux de retraites a permis aux dirigeants du syndicat de donner leur "pleine mesure".

  • pas d’Assemblée Générale des Cheminots et encore moins des syndiqués pour présenter la situation et provoquer le débat avant l’entrée dans le conflit
  • aucune expression spécifique dans les Directions Centrales, aucun appel à la grève pour l’action du 14 novembre ni même aucun appel à participer, à minima, à la manifestation.

Par contre, il a été constaté une activité en complet décalage avec la réalité…

Dans le cadre des négociations en cours, les tables rondes se succèdent à cadence élevée. Une distribution a eu lieu le lendemain d’une de ces tables rondes par le syndicat CGT de Paris 12. Le tract "fédéral" relatait la table ronde de… la semaine précédente !
Les pauvres cheminots avaient de quoi y perdre leur latin et se trouvaient obligés de s’abreuver à la « com » de la SNCF pour connaître les conclusions de la table ronde qui s’était tenue… la veille !
Nos "camarades" ont donc été dans l’impossibilité  d’assurer le minimum… syndical alors que nombre d’entre eux sont dégagés de tout travail par la SNCF pour… militer.

La réflexion… mais peu d’action

Mais il y a mieux (si l’on peut dire) ! Une distribution de la CGT de Paris 12, pendant le processus de réforme du régime spécial a eu lieu le 25 novembre 2007. Le tract distribué ? Un communiqué de presse de la CGT daté du 18 septembre 2007 !

A ce rythme là, attendons la mi-2008, pour être informés de la levée du préavis pour la journée du 13 décembre…

Un zèle impressionnant !

Mais nous sommes mauvaises langues… Cette réflexion avant l’action que s’imposent ces "grands militants" n’est pas toujours la règle. Parfois, ils font preuve d’une réactivité stupéfiante. Il faut dire que cela ne se produit qu’en des circonstances bien précises et qui méritent notre attention.

Lorsque la secrétaire CGT et la Directrice CGT du CE Clientèles demandent au syndicat CGT de Paris 12 son appui pour limiter l’action des délégués du personnel, la Direction du syndicat s’exécute avec zèle, dans les plus brefs délais.
Cette rapidité est à « apprécier » lorsque l’on sait que le courrier, demandé au syndicat par l’employeur, visait à empêcher le délégué du personnel CGT représentant les personnels du CE de poser ses questions au nom de la CGT.

Serviles et lâches !
 
Dans cette soumission servile à accéder à la demande de « patrons » », ils « oublient » que :

  • un syndicat CGT est avant tout chargé de la défense des salariés et de ses adhérents.
  • le courrier envoyé à l’employeur ne s’appuie sur aucun compte rendu ou pièce officielle de la Commission Exécutive du syndicat
  • le syndiqué concerné n’a même pas été destinataire de ce courrier ou d’un avis du syndicat sur sa « mise à l’écart »
  • cette quasi « exclusion » ne sert que les  intérêts de l’employeur et ne respecte ni les règles statutaires de la CGT, ni les droits élémentaires du syndiqué.
Des pratiques d'un autre âge (avant 1953 dans tous les cas !)

Cette décision du syndicat a été prise sans que le syndiqué concerné soit entendu (le secrétaire ne répond pas à ses courriers) et il n’a été convoqué à aucune réunion syndicale depuis le dernier congrès (voir un congrès d’anthologie) en mars.

Il est écoeurant que certains responsables de la CGT se permettent de bafouer ainsi ses valeurs. La réalisation d’un tel courrier est un véritable permis de harceler pour nos « tauliers », ce qu’ils font déjà depuis de nombreux mois avec une arrogance, une violence et un sentiment d’impunité lamentables.

Ces agissements sont aussi une caution à la discrimination syndicale, à l’entrave faite au fonctionnement des DP  un « blanc-seing pour mépriser la loi » que le syndicat CGT de Paris 12 a délivré à notre employeur car, depuis des mois :

  • les questions posées par les délégués du personnel ne sont pas traitées par l’employeur au cours des réunions DP
  • les obligations légales ne sont pas remplies par l’employeur. Lorsque les syndiqués interpellent le syndicat pour demander son appui celui-ci ne répond pas et, dans les faits, apporte sans vérifier, un soutien sans faille à l’employeur.

Ce n'est pas à nous de partir

Nous continuons de penser que des dirigeants de la CGT n’ont pas le DROIT de se comporter de la sorte.

Alors que ces pseudo-militants (employeurs compris) font tout pour nous pousser hors de la CGT, nous avons décidé de RESISTER. Ce n’est pas à nous de partir et il est de notre DEVOIR de militants de rendre public leurs agissements pour les faire cesser et permettre un retour à des pratiques transparentes et démocratiques à tous les niveaux de la CGT !

Posté par mille_euros à 19:17 - VIE DU SYNDICAT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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