Le Collectif des Mille : l'Economie sociale, ses joies, ses peines

Bienvenue camarades blogueurs ! Le blog du collectif des 1000 créé par obligation et par nécessité pour financer les 1000 euros d’honoraires que notre syndicat refuse de prendre en charge, a l’ambition de vous faire partager notre expérience au sein de l’

06 janvier 2008

SUS AUX PATRONS ? NON, SUS…PENSION

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


Exclu ? Non, sus...pendu !


Voici le courrier reçu par un adhérent du syndicat CGT de Paris 12 (LETTRE_SUSPENSION_DE_LA_CGT)

A l’heure du grand rassemblement réformiste, il semble bien loin le temps du « TOUS ENSEMBLE ».

Pour se débarrasser de ceux qui dérangent, la CGT n’exclut plus, elle suspend…

Jésuitisme et faux-culisme

Le courrier est d’une courtoisie exemplaire et les regrets exprimés par le secrétaire du syndicat vont droit au cœur de celui qui se retrouve aujourd’hui dans ce « no man’s land de la suspension », suspension qui devra être confirmée… lors d’un prochain congrès dans deux ou trois ans... Et que dire de la très CFDétique « considération distinguée » plus jésuitique que fraternelle…

Quelques manques dans la procédure

Bien sûr, le « suspendu » aurait préféré :

  • trouver dans la lettre les raisons de la décision de son nouvel état de « suspendu »
  • un procès verbal de la réunion de la commission exécutive du 19 décembre 2007 avec les participants, le nombre de votants, le résultat du vote.
  • Pouvoir être entendu par la fameuse commission exécutive ce qui, bien entendu, n’a pas été le cas. Pas de démocratie sans procédure contradictoire !
  • Pouvoir faire appel de la décision
  • Que les statuts de Vichy, institutionnalisant l’Arbitraire au sein de la CGTet votés lors du congrès du syndicat à Montreuil, le 6 mars 2007, soient remis en cause par la Fédération des Cheminots et la Confédération CGT.
Les lenteurs du courrier

Seul point positif, ce courrier daté du 19 décembre 2007, ne lui est parvenu que le 4 janvier 2007, ce qui lui a permis de passer les fêtes de fin d’année sans connaître son nouveau statut de « suspendu ».

Mais pourquoi tant de haine ?

Mais quelle peut bien être la raison de cette exclusion qui ne dit pas son nom ? C’est tout simple : le « suspendu » est également délégué du personnel titulaire au sein du Comité d’établissement Clientèles, finalement réélu grâce au recours en annulation des élections du personnel du 19 octobre 2006 qui avaient été truquées pour l’éliminer.

Quand la CGT se soumet aveuglément aux employeurs

C’est bien entendu à la demande de l'employeur, la secrétaire CGT du CE Clientèles que cette décision syndicale a été prise. Celle-ci participait au dernier congrès de Paris 12 comme invitée pendant que  la Directrice du CE était, elle, élue à la Commission Exécutive du syndicat CGT de Paris 12.

Depuis des mois, le « suspendu » subit les entraves délibérées et répétées au fonctionnement des réunions de délégués du personnel de la part de ses « taulières ». Il se bat contre cela (et bien d’autres choses honteuses) comme le ferait n’importe quel militant digne de ce nom.

Questions subsidiaires :

La Directrice du CE, employeur et membre de la Commission Exécutive du syndicat a-t-elle participé au vote de « suspension » de notre camarade ? Précédemment, elle est intervenue plusieurs fois avec succès, comme employeur, auprès de la direction du syndicat CGT pour obtenir des courriers niant au délégué futur « suspendu » de se revendiquer de la CGT.

Comment dit-on « juge et partie » en langage médéfien ?

Autre question : une fois « suspendu » on est toujours adhérent à la CGT ? Au moins jusqu’au prochain congrès, non ?

Quelle tristesse !

Mais le plus triste, c’est que tout cela se passe avec la complaisance active de la Fédération des Cheminots. Affligeant non ? Surtout lorsque l’on assène régulièrement des leçons de « qualité de vie syndicale » et de « démocratie syndicale ».

Mais un jour, tous les « suspendus » du monde se donneront la main…

Posté par mille_euros à 18:27 - VIE DU SYNDICAT - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires

cow boy

Je vois que les tauliers syndicalistes continuent à pratiquer la politique de l'exclusion mais de façon plus pernicieuse, sournoise et donc très courageuse.

Ce qui est extraordinaire c'est de constater que l'on "vire" un Délégué du personnel pendant un temps indéfini pour avoir la paix et ne pas avoir à débattre.
Ce qui est incongru, c'est de constater qu'un syndicaliste cheminot décide sans donner de raisons l'exclusion temporaire d'un salarié de droit privé.

Ce qui est choquant c'est de constater que ce syndicaliste est sur de son bon droit et de son impunité au point d'écrire noir sur blanc une décision arbitraire.

Ce qui est révoltant, c'est de constater que ce syndicaliste le fait avec l'aval de son syndicat.

Mais qu'a donc fait ce salarié de droit privé si ce n'est respecter son engagement de délégué du personnel auprès de ceux qui l'ont élu ?

La défense des droits des salariés des comités d'entreprise serait-elle devenue un crime de lèse majesté pour les permanents syndicalistes cheminots ?


A quand la fin de ces petits baronnets du syndicalisme?

Posté par GARY, 07 janvier 2008 à 09:33

ne rien lacher

Il faut que le suspendu parte adhérer dans une UL CGT. Au CE de Lyon une CGT indépendante voit le jour.

Posté par DPCERdeLyon, 09 janvier 2008 à 10:05

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