13 mars 2008
REACTIONS A L’EMISSION CAPITAL
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
A la suite de la diffusion le 2 mars dernier du reportage sur le Comité d’établissement SNCF de la région de Lyon dans l’émission Capital sur M6, nous attendions avec impatience les réactions.
A visage découvert !
Serge, cheminot de la CGT et membre du Collectif R.E.V.E.S nous a fait parvenir la réaction du secteur CGT de Lyon à la suite de la diffusion du reportage de M6 dans lequel il témoignait, courageusement, à visage découvert.
Nous publions ci-dessous le tract de la CGT « cheminots » de Lyon.
Tract SECTEUR_CGT_LYON
Nous publions également la réponse détaillée de Serge.
Réponse_Serge_au tract_du secteur_CGT
Un air connu
Nous retrouvons dans le tract du secteur CGT de Lyon, des attitudes, des arguments que nous entendons de la part des dirigeants du syndicat CGT de Paris 12 et du secteur CGT des Centraux :
- se draper dans sa dignité et nier en bloc l’évidence en ne répondant pas aux accusations portées. On parle de diffamation, d’injures mais on se contente d’un définitif « la CGT ne reviendra plus sur ces polémiques stériles », jolie pirouette qui permet de sauver la face !
- développer le syndrome de la CGT victime des médias (sous entendu : téléguidés par le Pouvoir parce qu’elle est la seule à défendre les cheminots !)
- calomnier et dénigrer celui qui ose parler tout en lui refusant tout débat au sein des structures de la CGT, certainement de peur qu’il « contamine » d’autres camarades en disant simplement la vérité.
Des attitudes désolantes
De telles attitudes, récurrentes de la part de dirigeants de la CGT, sont désolantes. Nous sommes persuadés que de nombreux syndiqués sincères s’interrogent à la suite de la diffusion de telles informations.
Un débat indispensable...
Le salut de la CGT passe, à notre avis, par un large débat au sein de notre organisation sur la réalité de telles pratiques. Il est dans l’intérêt de la CGT d’y mette fin elle-même avant que d’autres ne s’en chargent...
Si rien ne bouge, au niveau fédéral et confédéral, nous devons aussi nous interroger sur les raisons objectives de cette absence de réaction.
... et un bon coup de balai !
Plutôt que le silence, nous aurions préféré que les structures de la CGT, à leur plus haut niveau, annoncent, par exemple, la mise en place d’une commission fédérale ou confédérale pour enquêter sur de telles pratiques, leurs réalités, leur fréquence au sein des structures gérées par la CGT...
Se taire, c’est tolérer, encourager… Ne rien faire, c’est reconnaître, avouer…
Courage Serge... et tous les autres !
Serge, nous sommes à tes côtés, solidaires dans ce combat militant.
Ton combat est le nôtre et celui de tous ceux qui aiment la CGT. Courage !
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