20 avril 2008
EN QUETE DE SATISFACTION…
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Une enquête de satisfaction a été organisée au sein des restaurants gérés par le CE SNCF Clientèles.
Autres temps...
Les modalités de cette enquête, décidée par la Direction du CE est novatrice ! Par le passé, ces enquêtes étaient réalisées par des organismes spécialisés, indépendants aussi bien du prestataire que du Comité d’Etablissement.
... autres moeurs !
Cette fois, l’enquête a été menée conjointement par le prestataire de restauration et le Comité d’Etablissement ! Le fait d’être juge et partie n’est certainement pas un gage de transparence et d’objectivité…
Transparence et objectivité
Pour faire la lumière sur les raisons de cette pratique, voici quelques éléments :
- la direction du CE entretient des liens particuliers avec le prestataire de restauration. Il faut se rappeler les conditions dans lesquelles il a été choisi en juin 2007 (voir dérapages sur appel d’offres). Cela explique peut-être la « coproduction » de l’enquête de satisfaction
- le CE Clientèles doit assurer la gestion d’un nouveau restaurant d’entreprise à partir de juin. Malgré un avis défavorable des élus, la secrétaire du CE a décidé d’imposer le prestataire actuel, sans appel d’offres. Pour justifier ce « fait du prince » elle a besoin d’une enquête de satisfaction comme alibi…
En tenant compte de ces éléments, nul doute que les résultats se transforment en plébiscite pour le prestataire actuel.
Critères objectifs... et orientations
Il existe pourtant d’autres critères pour juger de la qualité d’un prestataire : le respect du contrat signé et ses conditions d’exécution d’un point de vue qualitatif mais aussi financier...
Mais ces derniers points ne rentrent pas dans les « orientations » mises en œuvre au sein du CE Clientèles actuellement…
Cher prestataire
C’est pourquoi, notre « cher » prestataire n’a pas de souci à se faire : il sera choisi sans hésitation pour gérer le futur restaurant et lui, y trouvera son compte…
13 avril 2008
LAISSER LA JUSTICE SUIVRE SON COURS…
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Pas un poisson... une enquête préliminaire !
Le 1er avril 2008, un article paru dans le journal Médiapart (journal internet d’Edwy Plewnel) et intitulé "La justice enquête sur les fonds d'un CE de la SNCF évoque l’ouverture par le parquet de Paris, le 20 mars 2008, d’une enquête préliminaire pour abus de biens sociaux.
Selon le journaliste, cette enquête a été confiée à la BRDE (Brigade de Répression de la Délinquance Economique) à la suite d’une plainte déposée en août 2007 par un ancien secrétaire du CE Clientèles.
Confirmation
Cette information a été confirmée, le lendemain, 2 avril 2008, par une dépêche_de l'AFP, publiée dans la revue de presse de la SNCF.
Plainte en diffamation...
Dans les deux articles, la plainte en diffamation déposée par la CGT contre le blog « Milleuros » est évoquée.
Sans anticiper sur le résultat des investigations qui ne font que débuter, ces informations sont à rapprocher de l’article « où passe la dotation sociale du CE Clientèles », publié le 29 mai 2007 sur notre blog.
... mais pas sur tout !
Cet article n’était pas concerné par la plainte en diffamation déposée par le syndicat CGT de Paris 12 contre certains articles de notre blog… Pourtant, il était en ligne au moment du dépôt de cette plainte…
Faire la lumière...
Souhaitons que l’enquête en cours permette de faire toute la lumière sur ce problème de dotation sociale au sein des CE de la SNCF pour enfin comprendre pourquoi le CE ne touche pas, en totalité les sommes auxquelles il a droit.
...pour les salariés et les cheminots
Les salariés des CE, souvent victimes de réductions d’effectifs, du fait de situations financières précaires attendent des réponses sur ces points. C’est aussi le cas, n’en doutons pas, des cheminots, ressortissants du Comité d’Etablissement pour qui, cette dotation sociale représente une part de salaire différé…
A suivre…
06 avril 2008
CODE DU TRAVAIL A GEOMETRIE VARIABLE ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
La Direction du CE Clientèles, souhaite réduire le mandat des délégués du personnel (15 mois au lieu de 4 ans comme le prévoit la loi pour les salariés de droit privé !)
Dissimulations, manipulations...
Lors des élections du 13 février 2007, le protocole électoral avait été dissimulé aux salariés du CE Clientèles en dépit des demandes réitérées des salariés syndiqués à la CGT.
Suite à une décision de justice
Ces élections de février 2007, ont été imposées par la justice, à la suite de l’annulation des élections du 19 octobre 2006, suite à des irrégularités commises par la Direction du CE.
Pas le statut cheminot = moins de droits ?
C’est le syndicat CGT de Paris 12 qui avait « signé » ce protocole, en refusant de le communiquer aux syndiqués CGT du CE. Il est nécessaire de mentionner que ce sont des cheminots, salariés du service public qui signent le protocole pour des salariés du secteur privé !
Stratégie ultralibérale...
Dernièrement, alors que la loi prévoit une durée de mandat DP de 4 ans, la Direction du CE a proposé de raccourcir le mandat des délégués du personnel du CE Clientèles à une durée de 15 mois, en organisant de nouvelles élections en juin 2008. Anticiper des élections DP, serait-ce la nouvelle stratégie de la direction pour se débarrasser des salariés qui dérangent et, par la même occasion se choisir des délégués bien dociles ?
Le véritable motif, évoqué publiquement par des élus « cheminots », membres du bureau du CE serait de se débarrasser du délégué du personnel CGT. Suspendu par le syndicat CGT de Paris 12, il ne sera évidemment, pas présenté par son syndicat Il est aussi important de rappeler que la Directrice du CE fait partie de la Commission Exécutive de ce même syndicat... (voir un congrès d'anthologie)
Licencié par la CGT ?
Si ce scénario va à son terme, le délégué titulaire actuel ne sera donc plus salarié protégé 6 mois plus tard, fin 2008, et pourrait être licencié par l’employeur CGT. Cela explique pourquoi, depuis des mois, la Direction du CE vide son emploi de ses tâches…
Egalité de traitement entre salariés : tu parles
Outre que ces manières de pratiquer sont pour le moins méprisables, il est incroyable de constater que nos employeurs/syndicalistes/cheminots CGT ont, comme d’habitude une notion de l’éthique à « géométrie variable » : raccourcir un mandat d’élu à 15 mois ne les dérange pas lorsqu’ils sont employeurs alors que, comme représentants des cheminots ils négocient, en même temps, avec la SNCF l’allongement de 2 à 3 ans du mandat des représentants dans les CHSCT.
« Géométrie variable » ou sempiternelle histoire de la « paille et de la poutre », à vous de choisir…
Pratiques incompatibles...
Dans les deux cas ce sont, pour nous, des pratiques incompatibles avec ce que doivent être celles de la CGT !

