29 septembre 2008
REACTIONNAIRES !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 1er septembre, nous avons publié un article expliquant la co-gestion entre direction et CGT au sein du CE Clientèles à l’occasion du choix du prestataire de restauration pour le restaurant d’entreprise de Clichy.
A l’appui de nos écrits, et dans un souci de transparence, nous mettions un lien sur le site internet du CE Clientèles où les procès verbaux des réunions plénières étaient en libre accès.
Une très soviétique Anastasie...
Réaction quasi immédiate de la Direction CGT du CE Clientèles : la censure !
Un mot de passe est maintenant nécessaire pour consulter les procès verbaux, les rendant inaccessibles aux personnes intéressées par leur lecture !
... que rien ne justifie !
Quelle que soit la raison officielle qui sera avancée, elle ne justifie nullement la censure, ce refus d’assumer ses actes (la co-gestion) et ses paroles (la CGT est réformiste en fonction des circonstances !)
Un peu de positif...
Nous préférons toutefois dénoter des points positifs dans cette navrante opération de camouflage :
- 1/ les dirigeants de la CGT sont maintenant des lecteurs assidus de notre blog : attention toutefois qu’ils ne deviennent pas accros, ils pourraient devenir de vrais démocrates (au sens américain du terme ?)
- 2/ grâce à Milleuros, la sécurité informatique progresse au sein du CE Clientèles ! Mais pourquoi faut-il un code seulement pour lire les PV des réunions plénières alors que tout le reste du site est en libre accès ? Il faut dire qu’il y a de moins en moins d’activités proposées aux cheminots et leurs familles et que le CE Clientèles ne fait plus beaucoup d’envieux…
Non la justification se trouve certainement dans la pub faite aux… partenaires commerciaux (sic !).
... et pour un peu de fric !
Encore un exemple qui démontre que, décidément, les orientations de la CGT ont bien changé…
22 septembre 2008
INTERETS DE BOUTIQUE ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Intérêts patronaux
Dès les origines du syndicalisme le patronat, pour contrecarrer les revendications et les actions des syndicats ouvriers, avait trouvé la parade idéale : le syndicat maison, créé par lui-même, dirigé par ses affidés et servant les intérêts patronaux.
A la botte des tauliers !
L’objectif était de limiter l’obédience des syndicats « révolutionnaires » en faisant du « syndicat maison » un partenaire privilégié...
Après la botte, les godillots...
Les exemples sont nombreux de ces syndicats « godillots » que ce soit dans l’industrie automobile et ses syndicats/milices aux méthodes ultra-violentes ou à la SNCF, il y a quelques années, lorsqu’un syndicat des Cadres Supérieurs a vu le jour pour apporter un soutien sans faille à la direction de la SNCF.
Patrons/syndicalistes
La Fédération CGT des Cheminots prévoit que les salariés des CE et CCE de la SNCF, syndiqués à la CGT militent dans la même structure syndicale que les cheminots. Lorsque la CGT dirige un Comité d'établissement de la SNCF, le secrétaire CGT devient l’employeur des salariés du Comité, y compris des syndiqués CGT.
Salariés sous pression
Si des conflits éclatent entre employeurs CGT et syndiqués CGT, la situation devient rapidement intenable pour les salariés syndiqués. Ils se retrouvent isolés, marginalisés, harcelés parfois…
Communiquons... comme la lune !
A chaque fois, pour discréditer les « traitres » (et pour faire diversion par rapport à la réalité) l’employeur CGT utilise des syndiqués salariés de la CGT. Ceux-ci, par voie de tract expliquent tout le mal qu’ils pensent de leurs « camarades » qui « embêtent » leurs si gentils patrons…
Manipulations
Les exemples recensés grâce à Milleuros sont nombreux :
- Au CER de Lyon où les élus DP de la CGT ont pris position en faveur de leur employeur CGT après la diffusion de l’émission Capital qui dénonçait une gestion hasardeuse de leur Comité.
- Au CER de Tours où l’employeur CGT, condamné aux prud’hommes à la suite d’une plainte de syndiqués CGT, a été défendu par les DP CGT.
- Au CE Clientèles, la méthode utilisée est la même. La direction CGT du CE, après avoir, de concert avec le syndicat de Paris 12, interdit au salarié DP CGT de se revendiquer de la CGT, fait intervenir par voie de tract les "syndiqués du CE. Le tract sert uniquement les intérêts de l’employeur en dénigrant Le délégué du personnel CGT, harcelé depuis de longs mois par ses employeurs…Qui sont ces salariés ? La Directrice du CE qui se délivre un satisfecit sur ses insuffisances professionnelles et une salariée recrutée grâce à ses liens familiaux avec le secrétaire de secteur CGT.
Il est facile ensuite pour la Fédération CGT d’évoquer des « intérêts de boutique » en parlant des autres syndicats de la SNCF alors que celle-ci instrumentalise ses propres syndiqués pour ses intérêts propres et pour dissimuler des méthodes de gestion trop souvent scandaleuses et non respectueuses de ses propres règles et valeurs.
Pas un hasard
Mais retrouver de telles méthodes dans plusieurs CE de la SNCF n’est pas un hasard !
"Collectif" National
Le Collectif National CGT des personnels CE/CCE de la SNCF est dirigé par le responsable fédéral chargé des CE/CCE à la CGT Cheminots. Il y fait la pluie et le beau temps, virant ceux qui le dérangent.
Malversations
Lorsque l’émission « Pièces à conviction » sur France 3, révèle l’existence de malversations au CCE de la SNCF pour plusieurs centaines de milliers d’euros, c’est lui qui prend la plume au nom de la CGT. Il s’indigne que l’on puisse évoquer une quelconque responsabilité de la CGT dans ce scandale financier.
Il explique qu’un salarié s’est fait abuser par les méchants gitans… Le lampiste idéal quoi !
Mémoire sélective
Par contre, il oublie de mentionner que ce salarié est syndiqué à la CGT et longtemps été son « bras droit », son « godillot » au sein du Collectif CGT des personnels CE/CCE…
Fin de règne ou faillite e la boutique ?
De telles méthodes sentent la fin de règne, la priorité donnée aux « intérêts de boutique » au détriment des orientations et des valeurs de la CGT. Jusqu’à quand un tel système pourra-t-il perdurer ? Jusqu’à quand l’argument des « intérêts qui vous dépassent » pourra-t-il être avalé sans rechigner par les militants sincères que l’on berne en permanence…
10 septembre 2008
POUR QUE VIVE L’HUMA !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Soyons nombreux à la fête de l’Huma les 12, 13 et 14 septembre au Parc des Expositions Paris-Le Bourget.
Liberté, liberté chérie...
La liberté de la presse, la liberté d’opinion sont chaque jour remises en cause dans notre pays.
Ce sont maintenant les financiers, amis du Prince, qui règnent dans les médias. L’Huma reste l’un des rares journaux à faire entendre une voix discordante, différente, indispensable dans une démocratie.
Aller à la fête de l’Huma, c’est contribuer à sauver un journal fondé par Jaurès, c’est œuvrer pour le pluralisme, la liberté. Vous pouvez aussi participer à la souscription pour aider à la survie du journal (www.humanite.fr)
La démocratie s'appauvrit...
Lorsque le fric est roi, qu’il musèle les médias, anéantit les résistances, inéluctablement la démocratie s’appauvrit.
...mais toujours motivés !
A son modeste niveau, le Collectif des 1000 en fait la triste expérience. Traités de clochards, attaqués en diffamation (donc au porte monnaie), nous résistons tant bien que mal, en attendant des jours meilleurs mais en restant toujours motivés…
Aller à la fête de l’Huma, ce sera aussi, pour nous, l’occasion de rencontrer des responsables de la CGT. Sont au programme du forum social:
- A 15h30 le samedi 13 septembre Didier Lereste secrétaire général de la Fédération CGT des Cheminots débattra avec le Président de la SNCF sur le thème : SNCF – Ambition 2012 : développement ou éclatement »
- A 18h00 le samedi 13 septembre, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT débattra sur le thème du syndicalisme (Fête de l'Huma)
Enfin un débat ?
Leur présence sera peut-être une opportunité pour nous de les rencontrer, de débattre et d’obtenir enfin des réponses aux questions que nous leur posons, en vain depuis des mois… Cela vaut pour nombre d’entre nous, syndiqués, suspendus, non accueillis, anciens syndiqués de Paris 12 ou d’ailleurs…
Alors, soyons nombreux les 12, 13 et 14 septembre, avant tout POUR QUE VIVE L’HUMA !
01 septembre 2008
REFORMISME ET CO-GESTION
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Préambule : L’article ci-dessous utilise des extraits des procès verbaux des réunions plénières du CE Clientèles que vous pourrez trouver sur le site internet du CE Clientèles : www.ceclienteles.com
L'accès aux procès verbaux se situe sur la page :
http://www.ceclienteles.com/Default.aspx?item=35&theme=rouge .
Sont utilisés les extraits des PV des réunions des :
- 26 juin 2007 (pages 21 à 29)
- 27 mars 2008 (pages 21 à 35)
- 29 avril 2008 (pages 21 à 31)
La CGT est réformiste et le revendique !
Au moins au CE Clientèles… Pour indice, la phrase d’anthologie du Représentant Syndical CGT lors de la réunion plénière du CE du 29 avril 2008 (page 18) : « nous (la CGT) attendons les autres compromis. Le dossier de la restauration de Clichy est un compromis. Nous pouvons (la CGT) parfaitement être réformistes en fonction de la négociation et du compromis à atteindre ». Les puristes apprécieront !
Profitons-en pour revenir sur ce qui s’est passé à l’occasion de l’ouverture du restaurant de Clichy…
Dans le cadre de l’évolution du Fret, la SNCF a décidé du déménagement des agents de la Direction du Fret, dépendant du CE Clientèles, à Clichy. Cette opération préfigure des évolutions à venir bien plus lourdes dont la filialisation du Fret et la « désintégration » de la SNCF plus tard.
Le début de la fin
Afin de faire « passer la pilule » d’un déménagement que beaucoup d’agents du Fret considèrent comme le « début de la fin », la SNCF a décidé de les « chouchouter » en prévoyant des installations sociales à Clichy, dont l’ouverture d’un restaurant.
Décision unanime
Les organisations syndicales du CE Clientèles, dont la CGT, décident, à l’unanimité de rétrocéder la gestion du restaurant de Clichy à la SNCF.
Le vote d’une délibération est prévue le 29 avril 2008. Lors de cette réunion, la secrétaire CGT du Comité se contente d’une texte lapidaire : « la concession à la SNCF de la gestion du restaurant 24 Villeneuve à Clichy ».
La sncf au soutien...
« Curieusement », c’est le représentant de la SNCF qui prend ensuite la parole et propose une délibération décidant de confier la gestion du restaurant à la SNCF.
... de la CGT !
La CGT contrairement à ce qu’elle avait annoncé, tourne casaque ! Elle vote « contre » à la suite, dit le Représentant Syndical, d’une intervention de la Fédération CGT.
Son allié au sein du CE Clientèles, la CFTC décide de voter comme la CGT. C’est ce qui permettra de faire rejeter la délibération, ainsi que le refus du Président du CE de voter sa propre délibération, … La SNCF fait ainsi le jeu de la CGT.
Miracle et grosses pépètes...
Impasse ? Pas pour longtemps ! Miraculeusement (!), le représentant de la SNCF propose une alternative :
- Financement du déficit, à venir, du restaurant par le versement au CE Clientèles de 200 000€ la première année et entre 100 et 130 000€ les années suivantes.
- La SNCF impose (sans appel d’offres) la société M.S, déjà choisie dans des conditions plus que litigieuses par la secrétaire CGT du CE en juin 2007 (dérapages sur appel d’offres).
- Cette solution est annoncée « non négociable » par la SNCF même si c’est le CE qui signe le contrat et devra assumer la gestion.
Grand Guignol...
La CGT accepte sans broncher ce « diktat », visiblement au courant de cette mise en scène grand-guignolesque qui ridiculise le Comité et ses élus. La SNCF pour imposer ce choix s’appuie sur une étude du cabinet d’expertise comptable proche de la CGTqui vient d’être choisi par la secrétaire du CE Clientèles pour valider les comptes du Comité !
L’étude est financée intégralement par la SNCF.
Si tout çà, c’est pas de la co-gestion, il y a de quoi y perdre son latin
Cerise sur le gâteau
La dernière intervention du représentant de la SNCF avant le vote (favorable) de sa solution apporte la confirmation ultime : « il est bien évident que si le déficit s’élevait à 200 000€ après 6 mois d’exploitation (du restaurant) nous nous (la SNCF ?) poserions des questions et prendrions (la SNCF ?) des mesures appropriées pour remédier à une telle situation. En attendant, nous (la SNCF ?) accordons notre confiance à ces sociétés (le prestataire de restauration et l’expert comptable) car leurs propositions et leurs hypothèses nous (la SNCF ?) paraissent sérieuses ».
Voilà une co-gestion assumée, qui s’affiche au grand jour !
Quelques questions s’imposent :
- Les sommes versées par la SNCF au CE Clientèles pour un déficit « à venir » ne sont-elles pas une incitation à une mauvaise gestion de la part du prestataire et du CE Clientèles ?
- Pourquoi, si la SNCF « couvre » le déficit, la CGT tient-elle à s’embarrasser de la gestion d’un restaurant que la SNCF acceptait de prendre en charge ?
- Pour quelles raisons la Fédération CGT intervient-elle pour empêcher la retro-cession de la gestion de ce restaurant à la SNCF ? Pourquoi encourage-t-elle ainsi la culture du déficit dans la gestion des restaurants ? Ses raisons semblent obscures et il faudra, un jour ou l’autre, les éclaircir…
Les salariés trinquent (air connu)
Seule certitude : ce n’est pas l’emploi salarié du CE Clientèles qui a amené la Fédération CGT et la Direction CGT du CE à co-gérer ainsi ce dossier avec la SNCF : l’ensemble de la gestion du restaurant de Clichy est externalisée, sans droit de regard des élus « cheminots » et sans que les salariés du CE aient été avisés de cette décision, y compris les délégués du personnel représentants les salariés…
Où sont nos valeurs et nos principes ?
Cet exemple de « réformisme de circonstance », de co-gestion des activités sociales, remet en cause les principes de bases de la CGT.
Quelle sont les limites de ce réformisme « pécuniaire » ? Quelles contreparties à ces accords occultes, décidés par quelques uns, en catimini et sans l’aval d'une majorité de syndiqués ?
De quoi s'interroger...
Après la gestion par la CGT de la réforme des régimes spéciaux ou les "difficultés" financières du CCFP , nous sommes nombreux, parmi les adhérents de la CGT à nous interroger…
Alors co-gestion ou pas ? Compromis ou compromission ? Votre avis nous intéresse…
A bientôt…
PS : Rappel des articles du blog Milleuros ayant déjà traité des sujets de « restauration »

