Le Collectif des Mille : l'Economie sociale, ses joies, ses peines

Bienvenue camarades blogueurs ! Le blog du collectif des 1000 créé par obligation et par nécessité pour financer les 1000 euros d’honoraires que notre syndicat refuse de prendre en charge, a l’ambition de vous faire partager notre expérience au sein de l’

30 novembre 2008

LA TAULIÈRE ET LES GODILLOTS

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


Main dans la main...

Sans doute un effet de la « position commune » CGT-CFDT sur la Représentativité, au sein du CE SNCF Clientèles, la CFDT et la CGT avancent main dans la main…

Cette « osmose » CGT/CFDT ne concerne pas les élus cheminots CFDT qui ont démissionné de leurs responsabilités au sein du Comité, en dénonçant, les dérives autoritaires de la secrétaire CGT du CE Clientèles.

... avec leurs patrons !

Non, dans le cas présent, ce sont les déléguées du personnel CFDT des salariés du CE Clientèles qui, à la demande de la Direction CGT du CE Clientèles, apportent à la secrétaire CGT, un soutien sans faille. Que ce soutien se fasse au détriment des intérêts des salariés qu’elles sont censées représenter ne leur a posé, à priori, aucun cas de conscience…

Rappel des faits

Fin octobre 2008, la secrétaire du CE Clientèles agresse verbalement pendant plus d’une heure un salarié du CE Clientèles sur son lieu de travail avec une violence rare.

Ses éclats de voix sont entendus par l’ensemble des salariés présents.

A la suite de cet incident, le salarié agressé dépose une main courante au commissariat du 12ème arrondissement de Paris. Il fait ensuite « jouer » son droit de retrait, la violence de l’agression subie, le stress intense généré, lui faisant craindre un accident de santé.

Enquête de proximité

Fin novembre 2008, lors de la réunion mensuelle des délégués du personnel, la Directrice du CE Clientèles informe les délégués que les représentants de la CFDT ont réalisé une « enquête de proximité » sur cet incident.

Cette Enquête de proximité   est à savourer tellement elle est caricaturale des modes de fonctionnement au sein du CE Clientèles.

Voici quelques points « remarquables » de ce document d’anthologie :

  • ce rapport ne mentionne pas le fait que c’est à la demande de l’employeur que les délégués du personnel réalisent cette enquête (il sera important de savoir ce que contenait la lettre de mission reçue)
  • l’enquête est adressée à l’inspection du travail mais bizarrement c’est l’employeur qui la remet aux délégués du personnel suite à leur demande. Pourtant l’employeur n’était pas destinataire en copie…
  • les autres délégués du personnel n’ont pas été associés à cette enquête : les employeurs ont choisi leurs délégués (certainement pour garantir plus d’indépendance ?)
  • cette « enquête de proximité » ne recueille pas les versions des personnes impliquées (le salarié et la secrétaire du CE). Le salarié concerné n’a même pas été contacté par ces « Hercule Poirot » amateurs…
  • Seuls trois témoins « à décharge » pour l’employeur ont été entendus par les « enquêtrices ». Les autres salariés présents n’ayant pas été contactés.   

Par « pur hasard » ces trois témoins sont :

  • Une salariée qui a visiblement noué des liens étroits avec la secrétaire du CE. Elle interpelle ainsi publiquement la secrétaire du CE par le doux surnom de « Pépette » ce qui est particulièrement touchant…
  • Une salariée qui, en fonction des licenciements des salariés que la CGT cherche à virer, pourrait y trouver un intérêt professionnel en fonction de ce qui lui a été promis par la Direction du CE.

Une conclusion "militante"

Mais le « meilleur » est pour la fin !

La conclusion prend, sans surprise, le parti de l’employeur. Mais ces pseudo-syndicalistes ajoutent : « A en juger par les témoignages rapportés, il aurait été plus souhaitable, vu son retard à son poste de travail que (le salarié) se rende immédiatement à sa réunion et exécute le travail demandé »

Que peut-on rajouter après cela…

Ah si, le vote pour les élections prud’homales a lieu le 3 décembre 2008…

Rassurez-vous, les « déclarantes » (ainsi qu’elles se nomment) ne sont pas candidates à l’occasion de ces élections…

Par contre, la secrétaire CGT du CE, elle, figure sur les listes prud’homales de la CGT  à Paris (et pas sur celles du MEDEF !).

Un comble pour un employeur qui ne respecte pas ses obligations légales, instrumentalise les délégués du personnel et cherche à  licencier les salariés au mépris de leurs droits élémentaires de salariés. Et tout cela en utilsant les méthodes les plus ignobles, les plus méprisables...

CHAPEAU LA CGT !


Posté par mille_euros à 17:23 - PRATIQUES AU SEIN DU CE CLIENTELES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


23 novembre 2008

DANS LE PANIER DE CRABES DU REFORMISME

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


Belote...

Après avoir « vendu » le régime spécial de retraite des Cheminots dès le  18 octobre 2007, la Direction de la CGT Cheminots a remis ça pour le conflit Fret qui devait commencer le 23 novembre 2008. 

Et re-belote !

C’est ainsi que, le 21 novembre après-midi, la CGT a annoncé qu’elle préférait « suspendre le mouvement pour ne pas donner des arguments à ceux qui voudraient accélérer la filialisation du Fret SNCF ».

A la Lanterne ?

Dans les deux cas, la méthode a été la même : appeler à l’unité syndicale et à l’action pour mieux se mettre à négocier, en catimini, avec le ou plutôt LES pouvoirs, avant de  « torpiller » l’action en rejetant, ensuite, la faute sur les autres.

Comme Chérèque en 2003

La CGT a utilisé, sans vergogne, la même méthode que la CFDT de Chérèque en 2003 lors de la réforme des retraites du régime général qui avait amené une arrivée d'adhérents de la CFDT à la CGT.

Un réformisme annoncé

C’est la confirmation définitive que la direction CGT a fait le choix du réformisme, tant décrié en 2003, pour des intérêts de boutique et sans tenir compte de l’avis de ses adhérents.

Dès le 21 novembre au matin les interviews (Lereste aujourd'hui et cgt les echos) du secrétaire général de la CGT Cheminots donnaient le ton puisqu’il y annonçait que les « négociations continuaient » et laissait deviner la compromission de l’après-midi.

Mais le plus grave, c’est que ce refus de l’action était programmé depuis longtemps par la Direction de la CGT :

  • Comment la CGT peut-elle affirmer que ce retrait honteux permet d’éviter une accélération de la filialisation du Fret ? Depuis plusieurs mois, la CGT a accepté, sans un mot, la création de la Direction Nationale Fret qui permettre, demain, la filialisation. la seule action de la CGT a été de négocier du « fric » avec la Direction du Fret. Pour quelle contrepartie ? Pour quelle compromission ?

  • Pourquoi, les préavis de grève déposés par la CGT depuis un an, ne concernent-ils pas tous les agents de la SNCF ? Comment peut-on, officiellement, s’opposer à l’organisation en branches de l’entreprise et, en même temps l’anticiper (donc l’accepter) en morcelant l’activité revendicative des cheminots. Pour cette action des roulements « Fret », seuls les agents de la Traction étaient appelés à l’action alors que TOUS les cheminots sont concernés puisqu’ils ont tous le même statut… pour l’instant.   

Après la lutte des classes…

C’est donc bien un nouvel exemple de co-gestion CGT/SNCF  que nous venons de vivre au détriment des cheminots et des adhérents de la CGT, non consultés et méprisés. …

La lutte des places ?

La direction de la CGT a fait le choix du réformisme et du reniement de ses valeurs pour de minables intérêts de boutique. 
Nous ne pouvons, comme adhérents, que le déplorer…

Soutien sans faille

Avec ce nouveau reniement, nous comprenons mieux le soutien sans faille apporté par la Direction de la CGT à la secrétaire du CE Clientèles et certains de ses sbires du syndicat de Paris 12 : ils sont en phase avec la nouvelle ligne fédérale, le fric et les intérêts personnels d’abord et le reste après !

Comment s’étonner ensuite avec un tel soutien que tous les moyens leur paraissent bons pour parvenir à leurs fins et éliminer ceux qui osent dénoncer leurs méthodes et leur résister ?

Posté par mille_euros à 20:04 - HUMEURS... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 novembre 2008

ENCORE UN COUP DES AUTONOMISTES ?

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


4 novembre 2008 : une journée historique !

Journée historique, pour le monde, avec l’élection d’Obama ;

Journée historique (ça change des journées hystériques…) également, lorsque la direction CGT du CE Clientèles est contrainte de « manger son chapeau » !

Abandon sans justification

Elle a abandonné, quelques heures avant l’audience du 4novembre 2008, la procédure intentée devant le Tribunal d’Instance pour contester la représentativité de SUD Rail et la désignation du représentant de cette section SUD, un ancien de la CGT

Seuls contre tous !

Pourtant, lors de la réunion plénière du 25 septembre 2008 la secrétaire du CE avait montré sa détermination  et son souci de respecter la Loi, puisqu’elle avait maintenu la procédure malgré l’opposition de toutes les organisations syndicales, sauf la CGT !

Le vent tourne, la girouette avec...

Ce nouveau mouvement de girouette montre l’absence de considération et de respect de la secrétaire du CE Clientèles vis à vis de l’instance qu’elle dirige :

  • 1/ elle initie une procédure sans en référer aux autres élus, dans un souci de « vengeance personnelle » (dixit les participants au CE du 25/09/08) vis à vis d’un salarié.
  • 2/ le 25 septembre 2008, la motion demandant le retrait de la procédure devant le tribunal d’Instance, proposée en réunion plénière est rejetée. Quelque part, la procédure se trouve, à ce moment, légitimée…
  • 3/ le 4 novembre 2008 au matin, la procédure est abandonnée par la secrétaire, toujours sans en référer aux élus…

Toujours cégétistes

Ces comportements soulèvent des interrogations pour les adhérents de la CGT que sont (toujours) certains d’entre nous :

  • la secrétaire du CE Clientèles agissait-elle au nom de la CGT en lançant cette procédure ?
  • si oui, quelle structure locale, fédérale ou confédérale de la CGT a validé cette décision ?
  • si non, comment la CGT peut-elle cautionner des agissements qui montrent une véritable « autonomisation » de la direction du CE Clientèles par rapport à la CGT ? Dans le passé, le camarade salarié du CE, passé à SUD, avait été « suspendu »  par le syndicat CGT de Paris 12, pour mille fois moins que cela…

Qui paye tout cela ? Les cheminots !

La gestion de cette procédure de son lancement à son abandon pose aussi la question de l’utilisation des fonds du Comité, constitués de la dotation sociale des cheminots.

Si les fonds utilisés dans cette action visaient à « alimenter » le harcèlement contre un salarié du CE, il s’agit bien d’une utilisation à des fins personnelles, répréhensible par la LOI…

Qu'en dit la CGT ?

Nous attendons donc, avec impatience, le positionnement de la CGT, à tous les niveaux de l'organisation sur tous ces sujets…

A suivre…

Posté par mille_euros à 18:51 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2008

CHRONIQUE JUDICIAIRE…

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial

Point sur les dossiers que nous avons évoqués dans le blog "Milleuros" et qui bénéficieront, prochainement, de développements judiciaires :

Plainte en diffamation contre Milleuros

Suite de la plainte en diffamation déposée contre le blog Milleuros par le secrétaire du syndicat CGT de Paris 12, un des 1000 sera jugé par le tribunal Correctionnel le :

18 novembre 2008 à 13h30
salle d’audience de la 17ème chambre correctionnelle
Palais de justice de Paris
Métro Cité

Venez nombreux puisque l’audience est publique et… contradictoire (ça nous changera des pratiques de notre syndicat CGT !)

Plainte « dotation sociale » du CE Clientèles

Cette plainte a donné lieu à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

Dans ce cadre une enquête de police est en cours.

Alors qu’aucun élu du CE Clientèles ne conteste le préjudice subi par le CE Clientèles dans ce dossier (200 000€ de dotation sociale manquante chaque année depuis 2000), jamais ce point n’a donné lieu à information et encore moins débat en réunion plénière. Pourtant les premiers pénalisés sont les cheminots puisque c’est une part de leur salaire différé qui manque à l’appel.

Mais ne désespérons pas, les élections approchent et c’est souvent le moment opportun pour réveiller les consciences assoupies… 

Plainte contre X après les détournements de fonds au CCE de la SNCF

Deux plaintes ont été déposées après la diffusion du reportage sur les « fournisseurs gitans » dans le magazine « Pièces à Conviction » sur France 3.

Rappelons que le montant des fausses factures s’élève à 500 000€ (minimum !) et que le directeur financier du CCE a reconnu lui-même, un préjudice de 150 000€ (là aussi minimum !).

Le salarié qui s’est auto-accusé d’être à l’origine de ces détournements a été licencié par le CCE sans que le motif et les modalités de ce licenciement soient connus...

L’enquête en cours permettra, nous l’espérons, de préciser les raisons de ses agissements et de s’assurer que ses responsabilités syndicales et politiques n’ont influé en rien dans ses motivations…

Rappelons que, par voie de tract, la CGT lui trouvait, en juin 2008 de nombreuses circonstances atténuantes...

Dans ce cas aussi, ce sont les cheminots qui subissent le préjudice puisque les 500 000€ "évaporés" correspondent à une part de leur salaire différé…

Plainte pénale pour harcèlement - CE Clientèles

La plainte déposée par deux salariés du CE Clientèles en janvier 2008 est en cours d'enquête par la police judiciaire.

La connaissance de cette plainte par les employeurs, au lieu de les amener à réfléchir à leurs actes les amène, actuellement, à redoubler de violence et de haine.

Les coups tordus se multiplient vis à vis des deux salariés qui osent demander le respect de leurs droits. Comme si, l'on recherchait leur anéantissement

La violence et le climat de terreur qu’ils ont choisi d’installer parmi les salariés, en cherchant à les monter les uns contre les autres, font craindre le pire surtout qu'une majorité d'élus du Comité, de tous bords, préfèrent détourner le regard et jouer les Ponce Pilate en s'en lavant délicatement les mains...

Et dire que la CGT, laisse faire… Comme dirait un dicton bien de chez nous : qui ne dit mot, consent…

Conclusion

Le calendrier judiciaire sera chargé dans les semaines et les mois à venir. Nous vous tiendrons bien sûr informés de tous ces dossiers.

Nous nous félicitons que le blog "Milleuros" ait permis de regrouper les salariés et les militants sincères qui souffrent de voir bafouées les valeurs qui les ont fait s'engager syndicalement.





Posté par mille_euros à 19:19 - VIE DU SYNDICAT - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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