22 février 2009
COURAGE… FUYONS !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 17 février 2009, à 13h30, devant la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, s’est tenue l’audience correctionnelle consécutive à la plainte en diffamation, avec constitution de partie civile, déposée par le secrétaire du syndicat UFCM-CGT de Paris 12 contre le blog « Milleuros ».
Le prévenu est un adhérent du syndicat CGT de paris 12, à la CGT depuis près de 25 ans et, par ailleurs, ancien secrétaire CGT du CE SNCF Clientèles.
Une présence réconfortante...
Plus d’une dizaine de militants, lecteurs de notre blog, s’étaient déplacés pour assister à l’audience contradictoire et nous soutenir.
... mais une absence surprenante...
Le secrétaire du syndicat de paris 12 n’est pas venu à l’audience !
Il était pourtant annoncé mais il s’est défilé, son avocate se trouvant dans l’impossibilité, paraît-il, de le joindre depuis le matin sur son portable…
... et sans justification
Peut-être était-il en train de « militer », d’élaborer une nouvelle stratégie pour se débarrasser d’un de ses adhérents, en compagnie d’un employeur quelconque ? Ou bien, simplement se prélassait-il, satisfait du « devoir » accompli…
Les apparatchiks absents !
Aucun autre syndiqué, ni dirigeant de la CGT ne s’était déplacé pour assister aux débats :
- « Logique » pour ce qui concerne les syndiqués « lambdas » qui n’ont jamais été associés à cette procédure, lancée par une « délibération spéciale » de la toute puissante Commission Exécutive du syndicat ;
- incompréhensible pour les dirigeants du syndicat de Paris 12, le secteur des Centraux CGT et la Fédération CGT des Cheminots, particulièrement impliqués dans le lancement de cette procédure…
Milleuros : un outil de résistance
La nécessité du blog comme « outil de résistance » a également été soulignée par les témoins cités à l’audience. « Milleuros » leur a permis de « mettre des mots sur leur maux », permis de commencer à relever la tête après des mois de souffrances.
Sortir de l'isolement
Le blog a aussi permis de sortir de nombreux salariés de leur isolement dans des structures d’économie sociale dans lesquelles les « mêmes causes produisent les mêmes effets ».
Dommage que pas un dirigeant de la CGT ne soit venu entendre cela. Peut-être certains auraient-ils été amenés à se remémorer les valeurs qui les avaient fait adhérer à la CGT…
Le délibéré du procès a été fixé au 31 mars 2009.

