29 août 2009
REFUS DU LICENCIEMENT DE PIERRE !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
LE RECOURS DU CE SNCF CLIENTÈLES REJETÉ PAR LE MINISTÈRE DE L’EMPLOI !
Après la condamnation pour harcèlement moral du 8 juillet 2009, la direction CGT du CE Clientèles vient de subir un nouveau camouflet.
Par un courrier du 21 août 2009, le ministère de l’Emploi a refusé le licenciement de Pierre.
Cette décision fait suite au « recours hiérarchique » introduit le 19 mars 2009 introduit par la secrétaire du CE Clientèles pour demander l’annulation de la décision de l’inspection du travail du 12 février 2009 et obtenir l’autorisation de licencier Pierre, salarié protégé.
C’est un soulagement pour Pierre qui se remet de ses arrêts cardiaques du 4 mars 2009. C’est aussi une nouvelle dénonciation implicite des conditions de gestion du personnel salarié par la Direction CGT du CE SNCF Clientèles.
Les attendus accompagnant la décision sont accablants pour la Direction CGT du CE Clientèles et reconnaissent :
- l’entrave systématique faite à son mandat de DP par ses employeurs « allant jusqu’à mettre en péril sa santé ».
- le harcèlement et les pratiques discriminatoires subies par Pierre depuis de longs mois en stigmatisant, entre autre, « le climat de défiance instauré par la direction » (à l’égard de Pierre)
Coups tordus et avocat marron
Les méthodes mises en œuvre par la Direction CGT du CE Clientèles pour tenter d’obtenir coûte que coûte le licenciement de Pierre : fabrication de faux documents, mise en cause de l’inspection du travail, utilisation des fonds du Comité pour monter des coups tordus, etc… ne doivent pas rester impunies.
Et maintenant…
La SNCF qui préside le CE et l’ensemble des élus ne peuvent plus continuer à baisser les yeux et laisser martyriser des salariés sans intervenir ; d’autant plus que la condamnation pour harcèlement moral du 8 juillet 2009 vis-à-vis de Malika et la décision du Ministère de l’Emploi concernant Pierre jettent l’opprobre sur l’ensemble des acteurs du CE Clientèles…
Pour Malika et Pierre, cette nouvelle étape de la reconnaissance de leur souffrance n’est qu’un début…
En vrais militants, ils continuent le combat !
09 août 2009
UNE PETITE ENTREPRISE QUI NE CONNAIT PAS LA CRISE...
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le CE SNCF Clientèles condamné pour harcèlement moral
Pendant les vacances, les affaires continuent pour des patrons peu scrupuleux. Certains s’engraissent, en profitant de la crise, sur le dos des salariés. Ils bénéficient pour cela de la complicité des pouvoirs publics et du gouvernement toujours prêts à remettre en cause, de manière idéologique, le Service Public.
Recours au privé
C’est ce qui se passe pour le traitement du chômage avec la décision de confier la gestion d’un nombre important de demandeurs d’emplois à des cabinets privés plutôt qu’au Pôle Emploi (ex ANPE).
Mieux que le Loto
C’est ce que nous apprend l'Huma du 31 juillet 2009 qui donne la liste des heureux mercenaires choisis pour un montant total de 466 millions d’euros pour une période de deux ans.
Le site de la CGT, fort justement, dénonce cette « privatisation » en expliquant qu’il aurait mieux valu privilégier les recrutements à Pôle Emploi, « plutôt que de sous-traiter au privé », tout en précisant « la crise fait des heureux ».
Si le Canard le dit...
Le Canard Enchaîné du 5 août 2009 nous apprend que le principal sous-traitant bénéficiaire de cette manne financière est la Société SODIE Emploi, filiale de SECAFI ALPHA. Elle obtient, 22% du marché total, soit un peu plus de 100 millions d’euros sur deux ans !
Alors que le lancement de l’appel d’offres remonte à mars 2009, il semble que cette société ait commencé à recruter massivement dès janvier 2009 comme si ses dirigeants avaient anticipé, avec sérénité, sur le lancement et le résultat des appels d’offres…
... et le Figaro
Prémonition ? Flair ? Difficile de savoir…
Petit indice toutefois : le PDG de SECAFI ALPHA est un habitué des sphères du Pouvoir. Interviewé régulièrement par le Figaro, il a participé activement à la Commission Attali avant d’être chargé par N.S. lui-même (Notre Seigneur ou Nicolas Sarkozy, au choix… ) d’un rapport sur la réforme de la Formation Professionnelle déjà évoqué ici .
Quelle contrepartie ?
Le choix de sa filiale SODIE pour ce juteux marché n’est sans doute pas un hasard ou une pure coïncidence mais ressemble à un renvoi d'ascenseur à des services rendus ou à venir…
Mais dans le monde merveilleux de l’Economie Sociale, SECAFI ALPHA = CGT !
Le choix de la CGT... toujours !
Cela vaut pour la Fédération CGT des Cheminots qui cherche toujours à imposer ce prestataire dans les CE dirigés par la CGT.
La très orthodoxe secrétaire du CE Clientèles n’a pas dérogé à ce dogme lors de son catastrophique mandat 2006/2009 !
Sans chercher à détailler ici, les raisons objectives de cet engouement cégétiste pour un groupe dont l'argent de l'économie sociale est la principale préoccupation, il y a lieu de souligner l’hypocrisie de la position de la CGT.
Prendre des distances en toute clarté
Dire que « la crise fait des heureux » est pour nous très insuffisant.
La CGT doit prendre ses distances avec le groupe SECAFI ALPHA et lui demander des comptes par rapport à cet épisode pour le moins malheureux. Il en va de sa crédibilité vis-à-vis des salariés de l’ANPE mais aussi de tous les adhérents de la CGT.
Toute autre attitude accréditerait la thèse que le cadeau fait à SECAFI ALPHA par le Pouvoir est un moyen de récompenser indirectement les dirigeants de la CGT de leur bienveillance par rapport à de nombreuses réformes gouvernementales passées ou à venir…

