Le Collectif des Mille : l'Economie sociale, ses joies, ses peines

Bienvenue camarades blogueurs ! Le blog du collectif des 1000 créé par obligation et par nécessité pour financer les 1000 euros d’honoraires que notre syndicat refuse de prendre en charge, a l’ambition de vous faire partager notre expérience au sein de l’

22 novembre 2009

RÉSISTER POUR NE PAS SOMBRER

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


Un article de Libération du 18 novembre 2009, intitulé "EDF-GDF : le suicide qui embarrasse la CGT" évoque un drame qui s'est déroulé au sein du CCAS d’EDF début novembre.

Des entreprises pas comme les autres ?

Cette tragédie fait prendre conscience que le travail peut tuer, y compris dans les structures d’économie sociale censées être des « entreprises pas comme les autres ».

Les problèmes de management par la terreur, de harcèlement, se multiplient dans les comités d’établissement et comités d’entreprise. Il est regrettable que ce soit à l’occasion de ce type d’événements dramatiques et définitifs que les cloisonnements sautent et que les souffrances infligées aux salariés soient prises en compte.

Au CE Clientèles, Pierre a survécu miraculeusement à ses arrêts cardiaques du 4 mars 2009 sans que cela n’ait amené une prise de conscience, ni une intervention des participants du Comité par rapport aux violences qu’il subit depuis des années.

Pire, depuis le 4 mars, le harcèlement dont il est victime s’est amplifié. Le refus de l’employeur de remplir sa déclaration d’accident de trajet, le recours hiérarchique honteux, les ragots colportés sur son état de santé et la délibération du 22 octobre 2009 pour obtenir coûte que coûte son licenciement en sont autant de preuves.

Résister à l'injustice et à la bêtise

Les salariés harcelés du CE SNCF Clientèles ont fait le choix de résister plutôt que de sombrer. Ils ont déjà obtenu la reconnaissance de leurs souffrances par la décision prud’homale du 8 juillet 2009 condamnant le CE SNCF Clientèles pour harcèlement moral ou le refus du licenciement de Pierre par l’inspection du travail et le Ministère du travail

Ce n’est qu’un début, leur combat continue…pour eux-mêmes et pour tous ceux qui, comme au CCAS, y ont laissé leur santé ou pire, leur vie…

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11 novembre 2009

UNE RIGUEUR A GEOMETRIE VARIABLE

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


Il n’y a pas qu’au CE SNCF Clientèles que les salariés souffrent !

Nous avons déjà évoqué le CER SNCF de Lyon que ce soit à l’occasion du reportage du magazine Capital ou lors du licenciement de Vivi, déléguée du personnel, licenciée par l’employeur CGT.

De troublantes similitudes...

Des procédures pour harcèlement moral sont toujours en cours et, dernièrement, deux salariés ont saisi la HALDE par rapport aux mesures discriminatoires qu’ils estiment subir de la part de leur employeur pour se débarrasser d’eux, coûte que coûte…

Des salariés sacrifiés...

Mais, cette « chasse aux salariés » ne se limite pas à ceux qui dérangent, puisque, en matière de gestion du Comité, la seule variable d’ajustement c’est la suppression d’emplois !

... pour cause de mauvaise gestion des élus !

Ainsi, pour "redresser" les comptes du CE, à la suite d’une gestion désastreuse, la CGT, utilise les mêmes méthodes que n’importe quel « patron » adhérent au MEDEF ou non.

Car la situation financière du CER de Lyon est catastrophique !

Dans l'extrait du bilan du CER LYON 08 joint, plusieurs éléments confirment ce point :

Les « fonds propres négatifs » du CER (point 1) qui montrent une situation intenable préfigurerait, dans toute entreprise « normale » une cessation d’activité et un dépôt de bilan.

Ces fonds propres négatifs sont couplés avec une trésorerie inexistante (125000€ au 31/12/2008 mais trésorerie nette négative sur l’année) qui oblige le CER a avoir recours à des découverts bancaires hors de prix !

Et en plus, insincères !

La situation est en réalité encore plus grave qu’indiqué puisque les élus du CER (point 8) ont décidé de ne pas provisionner 700 000€ d’arriérés de TVA dus à l’Etat, de manière définitive, à la suite d’inconséquences de gestion entre 2002 et 2004.

Le coup du parapluie

L’expert comptable prend d’ailleurs bien soin de préciser dans son attestation (point 2) que ses travaux ne « constituent pas un audit (point 3) puisque les comptes ne sont pas certifiés. C’est ce qui s’appelle une « ouverture de parapluie ».

Variable d'ajustement : les salariés !

La masse salariale diminue de 150 000 euros entre 2007 et 2008 (point 7). Cela démontre que seuls les salariés font l’objet d’une politique de rigueur de la part des élus.

Car cette rigueur, les élus ne se l'applique pas à eux-mêmes ! 

Que ce soit :

  • les honoraires (le coût de la chasse aux salariés ?) qui passent (points 4) de 63879 à 162509 euros entre 2007 et 2008 (soit 153% d’augmentation !)
  • la formation des élus (point 5) qui passe de 73000 à 87000 euros ( +18,28%)
  • la "remarquable" stabilité des études économiques (point 6) d’une année sur l’autre (la programmation semble pluriannuelle et certainement confiée à un cabinet ami !)

C'est bien, toujours, la mise en oeuvre du "faites ce que je dis mais pas ce que je fais" !

Sur le dos des salariés du CER et des cheminots !

L’amélioration apparente de l’excédent de gestion (en intégrant normalement les 700 000 euros de TVA qui auraient du figurer dans les comptes, le résultat serait largement négatif) se fait uniquement sur le dos des salariés, les élus et leurs OS ne se privant pas pour assurer des financements douteux grâce à la dotation sociale des cheminots, ainsi que l’avait montré le reportage du magazine Capital…

Jusqu'ici, tout va bien...

La situation n’est pas brillante, mais « jusqu’ici tout va bien » puisque la SNCF qui préside le CER, sûrement dans un souci de « paix sociale », se refuse à intervenir et laisse la bride sur le cou à ces piètres gestionnaires…

Posté par mille_euros à 18:40 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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