31 décembre 2009
CAPITAL... POUR LES PATRONS VOYOUS !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 11 janvier 2009, dans un article intitulé « 2009, année éthique ? » nous espérions que cette année (presque) écoulée ramènerait la CGT à se ressaisir et à revenir à des pratiques dans l’économie sociale conforme avec ses valeurs et ses orientations.
Tauliers peu scrupuleux...
Pour nombre de salariés des CE et du CCE de la SNCF, dirigés par la CGT, cette année 2009 a encore été marquée du sceau des souffrances infligées par des employeurs peu scrupuleux.
Pour le CE SNCF Clientèles, dirigé par la CGT, les salariés ont payé un lourd tribut à des pratiques déshonorantes de la part de leur employeurs (pseudo) syndicalistes !
Rappelons entre autres :
- la demande de licenciement de Pierre à l’inspection du travail
- l’accident cardiaque de Pierre le 4 mars 2009 après de nouvelles agressions de ses employeurs/syndicalistes
- le dépôt d’un recours hiérarchique par la secrétaire du CE Clientèles le 19 mars 2009 pour demander le licenciement de Pierre, refusé par l’inspecteur du travail le 12 février 2009
- la demande de licenciement de Pierre devant le Tribunal Administratif pour contester le refus de son licenciement par le Ministère du travail le 21 août 2009.
- L’appel de la condamnation du CE Clientèles pour harcèlement moral le 8 juillet 2009.
Mais si la CGT, (et surtout les dirigeants de ses « Appareils » dans toutes ses structures), considère le mot « éthique » comme une grossièreté, des décisions prises en 2009 contribuent à leur en rappeler l’existence et la définition :
- la décision du Conseil des Prud’hommes le 8 juillet 2009 condamnant le CE SNCF Clientèles avec des attendus accablants et très explicites
- la décision du ministère du travail du 21 août 2009 dénonçant les traitements infligés à Pierre, délégué du personnel et refusant son licenciement
Un petit réconfort pour de grandes souffrances
Ces premières condamnations, reconnaissances publiques de leurs souffrances ont été un premier réconfort pour ces salariés victimes de la violence et de la haine de leurs harceleurs.
Grâce à notre blog, les salariés harcelés ne sont plus isolés et peuvent résister, relever la tête et dénoncer les pratiques ignobles qu’ils subissent.
Une gestion capitaliste des salariés des CE
L’article du magazine CAPITAL de janvier 2010, intitulé « Quand la CGT de la SNCF se transforme en patron voyou », paru le 24 décembre 2009 a été pour eux un grand réconfort, une reconnaissance de leur statut de victimes.
Cet article a le mérite, en s’attardant sur les violences infligées à des salariés dans de nombreux CE et au CCE de la SNCF, de confirmer que ce management par la violence et la haine est très répandu contrairement à ce qu’affirme la CGT.
Un sursaut en 2010 : faut pas rêver !
Faut-il encore espérer un sursaut « éthique » de ces apparatchiks en 2010 ? Nous continuons de l’espérer, sans trop nous leurrer, toutefois…
Bonne fin d’année 2009 à tous nos fidèles lecteurs…
20 décembre 2009
TÊTUS LES ATTENDUS !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 19 novembre 2009, le Conseil des Prud’hommes de Paris a fait parvenir au CE SNCF Clientèles, les attendus du jugement condamnant le Comité d’établissement pour harcèlement moral le 8 juillet 2009
Ces attendus très complets et exhaustifs sont consultables ICI
Lors de la réunion plénière du CE SNCF Clientèles, le 17 décembre 2009, la secrétaire CGT du Comité a proposé aux élus une délibération pour interjeter appel de cette décision.
Le culte du secret... et de la désinformation
Le vote a été organisé à bulletins secrets (ça devient une habitude). Seuls 7 élus sur 11 y ont participé, l’UNSA et la CFTC refusant de s’associer à ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement envers des salariés et une fuite en avant qui risque de coûter très cher au CE Clientèles…
Les 4 élus CGT et les 3 élus CFDT seuls participants au scrutin ont voté, unanimement, pour la délibération proposée par la secrétaire CGT.
Visionnaire la CGT !
La volonté de faire appel n’est pas surprenante de la part de la CGT qui dans une "Information de la Commission Exécutive du syndicat CGT de Paris 12", datée du 25 octobre 2009 (soit un mois avant l’arrivée des attendus !) évoquait déjà cette possibilité.
Par contre, elle est plus surprenante de la part des élus CFDT, au vu de leur prise de position lors du vote sur le recours au Tribunal Administratif pour tenter d’obtenir le licenciement de Pierre.
Si j'avais su, j'aurais intervenu...
Lors de la réunion plénière du 22 octobre 2009, le Représentant Syndical CFDT avait justifié le vote favorable de ses élus à la délibération proposée par la CGT de la manière suivante : « si les élus CFDT avaient constaté un cas de harcèlement au sein du CE, ils l’auraient dénoncé, et ce quelle que soit l’équipe en place et le salarié concerné. A priori, ce n’est pas le cas ».
Vous retrouverez cette phrase ICI page 6 de l’extrait du PV de la réunion du 22 octobre 2009.
Les élus de la CFDT ont-ils lu, les attendus du jugement du 8 juillet 2009 condamnant le CE SNCF Clientèles pour harcèlement moral ? Pour leur rafraîchir leur mémoire en voici 2 extraits (parmi beaucoup d’autres) :
- « le conseil constate : que le CE SNCF Clientèles dont les membres sont de la CGT ; que les dirigeants Madame C. et madame B. dirigent le Comité d’établissement. Elles se sont servies de leur autorité patronale pour agir contre un de leurs salariés du même syndicat pour la faire « craquer ». Elles méritent, comme l’écrivent les articles de presse, le titre de « patrons voyous »
- "Le conseil ordonne au comité d’établissement de la SNCF Clientèles à régulariser sous vingt jours à la date du prononcé les CP de 2006, 2007 et 2008 et rétablir Madame D. dans ses droits. Cette manière de faire démontre, une fois de plus, le harcèlement moral de Madame C. et Madame B., les chefs."
Quelle cohérence !
Après l’intervention du RS CFDT le 22 octobre 2009 et le vote du 17 décembre 2009, difficile de trouver une cohérence dans le positionnement de la CFDT puisque là, l’existence du harcèlement est difficilement contestable…
Solidaires... avec la CGT
Plutôt que de voir dans cette solidarité, sans faille, avec la CGT un effet de la position commune CGT/CFDT sur la Représentativité, peut-être faut-il expliquer ces « coups de main » par une fuite en avant commune pour tenter d’échapper à d’éventuelles responsabilités dans les situations se souffrance infligées à deux salariés du CE SNCF Clientèles.
Cette fuite en avant est bien sûr facilitée lorsque l’on utilise pour cela, la dotation sociale des Cheminots…
Comme le montrent les attendus prudhommaux, les faits sont têtus !
Difficile maintenant pour toutes les personnes impliquées dans ce harcèlement de « tourner la page » sans tenir compte de ces attendus…
16 décembre 2009
DE NANTES… AU PANIER DE CRABES
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Vendredi dernier, 11 décembre 2009, Bernard Thibault a été reconduit pour un 4ème mandat à la tête de la Confédération CGT.
Faites ce que je dis... (air connu)
Lors de ce 49ème congrès de la CGT, à Nantes, Bernard Thibault s’est érigé en défenseur des statuts de la CGT en soulignant « la nécessité de respecter les règles de vie communes » (au sein de la CGT) tel qu’évoqué dans cette dépêche AFP.
Son intervention, visait les opposants déclarés, accusés de ne pas respecter la démocratie interne. Il se posait ainsi comme le garant du fonctionnement statutaire et démocratique de la CGT.
... mais pas ce que je fais (air archi-connu)
Pour ce qui nous concerne, rappelons que les statuts votés par le syndicat UFCM-CGT de Paris 12 institutionnalisent l’arbitraire au sein de la CGT sans que les structures fédérales informées depuis des années n’aient daigné lever le petit doigt pour dénoncer ce « non respect des règles de vie commune »
Aujourd’hui encore les dirigeants du syndicat CGT de Paris 12 se comportent en parfaits despotes, écartant les syndiqués qui osent demander le respect de leurs droits qu’ils soient professionnels ou syndicaux.
Exclusion, je ne dis pas ton nom !
C’est ainsi que Malika, salariée du CE SNCF Clientèles et syndiquée du syndicat UFCM-CGT de Paris 12, a appris fortuitement par le "tract joint, daté du 25 octobre 2009, qu’il avait été décidé de ne plus lui donner ses timbres et de ne plus l’accueillir au sein du syndicat.
Un congrès clandestin ? A Montreuil ?
Pire, ces défenseurs du « respect des règles de vie commune » ne l’ont pas convoquée au congrès du 15 juin 2009, qui aurait pris cette décision, lui ôtant ainsi toute possibilité de se défendre.
Elle y est, elle y reste !
Pourtant si le congrès a décidé de ne plus l’accueillir à partir du 15 juin 2009, c’est bien qu’il reconnaît qu’elle était adhérente jusqu’à cette date…
Mais de telles pratiques ne semblent nullement gêner ces grands démocrates…
Quelle a bien pu être la faute de Malika pour être traitée de la sorte par ces pseudo-cégétistes ?
Résiste, au moins, tu existes !
Lui reproche-t-on d’avoir résisté au harcèlement dont elle a été victime et pour lequel le CE SNCF Clientèles a été condamné par les Prud’hommes le 8 juillet 2009 ?
Certainement puisque dans ce même « tract », les auteurs annoncent, déjà, que le CE SNCF Clientèles (dirigé par la CGT) fera appel de cette condamnation…
C'est çui qui dit qui y'est !
Toujours dans ce « tract » il est reproché à Malika de « confondre sciemment syndicat et comité d’entreprise ». Or, cette confusion, ce sont bien les auteurs de ce « tract », les dirigeants du syndicat UFCM-CGT de Paris 12 qui en usent et en abusent…
D’ailleurs, le « tract » du syndicat de paris 12 en donne une preuve flagrante quelques lignes plus loin en évoquant les procédures « professionnelles » (donc du CE Clientèles) visant Pierre et Malika ! C’est bien la confirmation que la direction du syndicat est particulièrement impliquée dans ces procédures dont sont victimes ces deux salariés de la part du CE SNCF Clientèles !
Comme d'habitude...
La direction du syndicat se livre ensuite à la désinformation et à la calomnie, en stigmatisant Pierre tout en divulguant de manière partiale et partielle des informations professionnelles, confidentielles le concernant.
Quelle drôle de manière de « respecter les règles de vie communes » !
Malika, choquée et blessée par tant de haine a décidé de s’adresser à Bernard Thibault, dans un « Appel au congrès confédéral de Nantes ».
Comme ses précédents courriers, elle n’a obtenu, jusqu’à ce jour, aucune réponse et son cas n’a, bien entendu, pas été évoqué lors du congrès…
Après de tels exemples, il est facile de rappeler « la nécessité de respecter les règles de vie commune » lorsque l’on ne s’applique pas, à soi-même, les règles ou les remontrances assénées, médiatiquement, à ceux dont on veut se débarrasser…
Décidément, vivement un peu d’éthique dans ce sordide panier de crabes…
04 décembre 2009
BOURSICOTI, BOURSICOTONS… VIVE LE POGNON !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 1er décembre 2009 le Conseil d’Administration de la CCAS d’EDF (le CE d’EDF) s’est prononcé sur un projet d’OPA (Offre Publique d’Achat) en vue du rachat de la société Trigano. La transaction, si elle aboutit, coûterait aux gaziers et électriciens entre 60 et 70 millions d’euros !
Tous campeurs !
C’est la CGT d’EDF qui a proposé cette opération (11 membres sur 18 au sein du Conseil d’Administration de la CCAS) sous prétexte d’un manque de capacité d’accueil pour les vacances des électriciens et gaziers, ressortissants de la CCAS.
La CGT, toujours très critique à l’égard du secteur « marchand » du tourisme a donc trouvé LA solution définitive pour ne plus y avoir recours : racheter le secteur marchand pour en faire un « fleuron » de l’économie sociale et solidaire !
Qui c'est qui va payer ?
L’acquisition de ces 72000 « lits » de vacances (en plus des 48000 déjà en possession de la CCAS) va obliger la CCAS à commercialiser sa surcapacité aux autres structures de l’économie sociale (CE et CCE gérés par la CGT) tel que mentionné dans cet article « internet ».
A qui les dividendes ?
La CGT aurait exigé le retrait de la cotation boursière de Trigano en cas de rachat mais il faudra bien, à un moment ou à un autre, verser des dividendes aux autres actionnaires de cette société. Si nous avons bien compris cela se fera principalement grâce à la dotation sociale des CE et CCE gérés par la CGT…
Et l’éthique dans tout ça ?
Tout cela ne semble pas très moral mais il y a bien longtemps que nous avions compris que les Appareils de la CGT étaient des adeptes forcenés du « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! ».
Gestion capitaliste...
Pour faire « monter les profits », la CGT aura-t-elle recours à des méthodes de management « capitalistes » des personnels salariés de ces structures comme elle le met déjà largement en pratique dans certaines structures d’économie sociale dont les CE et le CCE de la SNCF ?
Au CE SNCF Clientèles, également, l’utilisation de la dotation sociale des Cheminots est souvent surprenante.
Placement éthique ou toc ?
Ainsi, l’ancienne secrétaire CGT du CE, avait décidé, en accord avec la CFDT, de « diversifier » les placements de trésorerie de manière « éthique ». Résultat pour 2008 : zéro produits financiers avec, en plus, une « évaporation » de capital de plusieurs dizaines de milliers d’euros (sur les 150 000 euros placés) dans les remous de la crise financière…
Le placement était « solidaire » mais avant tout pour les banquiers et les spéculateurs de tout poil…
Pas de budget pour 2009 !
Pour 2009, pas vraiment d’améliorations en vue ! Le CE SNCF Clientèles n’est toujours pas doté d’un budget, pourtant obligatoire, celui proposé au vote des élus en … septembre 2009 ayant été rejeté !
Voilà une gestion pragmatique : sans budget voté en 2009, pas besoin de rendre des comptes en 2010 !
Petite question ?
Sans budget voté, comment a-t-il été possible de lancer le recours hiérarchique du 19 mars 2009 auprès du ministère du Travail pour demander l’autorisation de licenciement de Pierre ?
Le règlement intérieur du Comité prévoit pourtant expressément que la secrétaire est responsable de la gestion du personnel salarié du CE Clientèles « dans la limite des sommes budgétées et votées en réunion plénière »…
Ce sont les élus de la CFDT qui avaient demandé et obtenu cette précision des sommes votées en réunion plénière pour justifier leur vote du règlement intérieur qui attribuait les « pleins pouvoirs » à la secrétaire du CE Clientèles.
Sans réaction...
Etrangement, l’abus de pouvoir de la secrétaire CGT en mars 2009 n’a amené aucune réaction des élus cédétistes…
Au contraire, ils ont accepté le 22 octobre 2009 de continuer le harcèlement judiciaire contre Pierre alors qu’aucune somme n’est budgétée pour financer ce recours devant le Tribunal Administratif… Comprenne qui pourra !
Jusqu'ici, tout va bien...
A part ça, tout va bien et les affaires continuent … Dernièrement, la CGT du CE SNCF Clientèles a obtenu de placer entre un et deux millions d’euros, en bourse, sur un compte à terme, par essence spéculatif…
Éthique, vous avez dit éthique…

