23 mai 2010
LE SINGE ET L'OISEAU
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
En début de semaine, les salariés harcelés du CE Clientèles ont été agressés, en pleine rue, et avec une grande brutalité par un adhérent de la CGT Paris 12.
Ce dernier ne supporte pas que ces salariés militants (un à SUD et l’autre à la CGT) ne se laissent pas liquider par ses amis, dirigeants du syndicat de Paris 12 et de manière directe ou indirecte du CE SNCF Clientèles.
Après les avoir traités de « singes » il les menacera physiquement, bousculant Pierre violemment.
Un témoin, Alexandrine, nous a fait parvenir une version très personnelle et versifiée de cette scène que nous reprenons ci-dessous.
LE SINGE ET L’OISEAU
(à la manière de…)
Un singe sur le point du boulevard traverser
Quand l’oiseau, un merle, l’apostropha excité
« Le primate, prosterne toi, tu bouffes grâce à moi »
Persifla l’oiseau se prenant pour un bwana
Devant tant de furie, d’injures et de lazzis
Le singe de prime abord se trouva ébahi
Puis avec malice devant tant de connerie
Fit face à l’intrus et doucement répondit
« Tu te dis militant, tu n’es qu’un gros feignant
Roi de la lutte des places, tu t’en vas éructant
Donneur de leçons mais le plus souvent absent
Quand les singes souffrent à cause de piafs dans ton genre
Bons a rien et prêts à tout comme cet esclandre
Le montre aux passants ». L’oiseau à court d’argument
Continua pour la forme moins moqueur qu’avant
Bomba le torse et voulu devenir violent
Menaçant le singe d’un coup de bec bien saignant
Celui-ci fit face au volatile calmement
Et l’acheva lui disant : « au lieu de brailler
C’est à ta conscience que tu devrais t’adresser
Toute cette haine, tu ne la dois qu’à toi-même
Ne rejette pas sur l’autre tes faiblesses tes problèmes
Nous sommes des Résistants des militants sincères
Et de tes petitesses nous n’avons plus que faire »
A ces mots l’oiseau la queue basse fit demi-tour
Et tout penaud se réfugia dans sa basse cour
Avec pour seule alternative envisageable
La honte tout d’abord puis… le confessionnal
Morale
Si l’oiseau de mauvais augure t’agresse un jour
Fais face et résiste il fait demi-tour, toujours…
16 mai 2010
SE(R)VICE COMMANDE
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Nous publions ICI un extrait du procès verbal de la réunion plénière du CE SNCF Clientèles du 28 janvier 2010.
Préliminaire
A la fin de sa déclaration liminaire, le Représentant Syndical de la CGT intervient sur l’article paru dans le magazine CAPITAL, « Quand la CGT se transforme en patron voyou ». Son intervention se concentre (page 6) sur les passages sur le CE SNCF Clientèles et uniquement sur la partie « financière ».
Pour 200 000, t'as plus rien !
Tentant de profiter de la méconnaissance des nouveaux élus (depuis 2009), il interpelle le Trésorier (UNSA) au sujet des 200 000 euros « escamotés » (selon son propre terme) pour savoir si Pierre l’a interpellé à ce sujet récemment.
Quel faisan !
Ce faisant, il agit avec une parfaite mauvaise foi, alors qu’il est personnellement au courant de ces 200 000 euros manquant chaque année au CE Clientèles et à ses ressortissants…
En effet, lors d’un congrès de son syndicat, le syndicat UFCM-CGT de Paris 12 (dont il est un dirigeant « actif ») le 10 novembre 2005, il a voté une motion proposée par Pierre. Celle-ci réclamait que la Direction du syndicat (dont lui-même !) intervienne auprès de la Fédération CGT des Cheminots pour « récupérer » ces 200 000 euros qui s’évaporaient dans la nature…
La mémoire sélective du fossoyeur...
Sa mémoire semble très sélective en ce début d’année 2010 : comme dirigeant du syndicat, il a enterré cette motion (sur ordre de la Fédé ?) et il intervient, en service commandé, pour autre chose : « alimenter » la plainte en diffamation que la Fédération CGT des Cheminots a déposé, pour tenter de sauver la face, à la suite de la parution de l’article de Capital…
C’est pourquoi il poursuit : « s’agissant du précédent mandat, ces accusations de détournement ont donné lieu à un procès ».
Là encore il ment, au nom de la CGT, et tente de manipuler les élus présents :
- 1/ la plainte déposée par l’ancien secrétaire du CE sur la dotation sociale manquante est toujours en enquête et n’a pas, à ce jour, été classée sans suite ;
- 2/ la plainte n’a jamais évoqué des « détournements » (contrairement aux 800 000 euros détournés au CCE) mais une « anomalie » dans la répartition et le versement de la dotation sociale aux CE de la SNCF. Le « lapsus » de la CGT qui, elle, évoque un détournement est-il révélateur ? L’avenir nous le dira peut-être…
- 3/ Il n’y a pas eu de procès concernant la dotation sociale. Peut-être le RS CGT, dirigeant du syndicat CGT de Paris 12 fait-il allusion au procès en diffamation intenté à ses propres adhérents ? Pas de chance ! A aucun moment ces 200 000 euros n’ont été évoqués de près ou de loin dans le cadre de cette plainte …
Interrogations, levez-vous !
Visiblement son intervention est commanditée par la Fédération CGT ce qui le rend grandiloquent (ou presque) page 7, lorsqu’il interpelle le Trésorier puis la Présidente du CE par un accusateur : « les interrogations doivent aujourd’hui être levées ».
Pas de chance ! Ses interrogations sont levées mais pas comme il l’espérait puisqu’il se retrouve « trahi » par un de ses alliés « objectifs » dans la gestion du CE Clientèles, le représentant Syndical de la CFDT !
Celui-ci (page 10) démonte, en quelques mots les espoirs CGT : « la somme de 200 000 euros pourrait correspondre au versement de la dotation sociale due au titre des agents en ILD… le CE Clientèles serait perdant à hauteur de 200 000 euros… nous n’avons jamais eu d’explication ni de chiffrage sur le reversement des ces sommes ».
Coup mouillé...
Cette explication limpide n’a amené aucune réaction de la CGT, visiblement déçue que son coup fourré ait fait… plouf !
Tout cela pourrait prêter à sourire mais…
Pas un mot dans la pitoyable diatribe du Représentant Syndical CGT, le 28 janvier 2010 sur la partie « harcèlement » de l’article de Capital.
Cette « omission" est une reconnaissance implicite de la réalité des tortures infligées aux salariés du CE Clientèles.
Comment oublier que ce même personnage a pris une part active à ce harcèlement, en tant que dirigeant du syndicat de Paris 12 et par ses interventions en tant que RS CGT en réunion plénière…
Du service au sévice commandé...
Il agissait alors en « sévice commandé » pour le compte de ses copains/coquins qu’ils soient de la Fédé, du secteur CGT, du syndicat de Paris 12 ou de la Direction du CE SNCF Clientèles… sans que cela semble lui poser des problèmes de conscience...
09 mai 2010
RAS LE BOL DE LA PERVERSITE ET DE LA CONNERIE !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Nous publions ICI un document qui fera date et prendra toute sa place dans l’anthologie de la bêtise humaine.
Encore Vichy
A la lecture de ce « tract », comment ne pas penser aux dénonciations, pour régler un problème de voisinage ou obtenir un avantage personnel, adressées en nombre par de « bons français » aux Kommandanturs entre 1940 et 1945…
Ce « tract » anonyme et puant a été affiché au siège du CE SNCF Clientèles le 23 avril 2010.
Il était accompagné d’une « pétition » remise à l’employeur mais restée secrète puisque, pour la lire, il fallait l’avoir signée AVANT ce qui, là aussi, est la preuve d’un grand courage démocratique…
Sévices commandés
Ces actions sont commanditées par la direction du CE SNCF Clientèles qui ne supporte pas que deux salariés refusent de se laisser détruire sans rien dire. Elles ont été rendues possibles par une instrumentalisation de salariés du CE à qui l’on a promis soit un emploi, soit des avantages divers et variés…
Vilénies
Certains de ces salariés n’en sont pas à leur coup d’essai en matière de vilénies si l’on se souvient que :
- la CGT et la CFDT ont passé un « pacte » dès 2007 (l'économie sociale a besoin de vous) pour se débarrasser de deux salariés, pacte dont ce « tract » est une des conséquences (l’économie sociale a besoin de vous)
- dans le recours hiérarchique au ministère du travail (la CGT : Hortefeux comme recours) les témoignages écrits de dénonciation de trois salariées, également impliquées dans ce « tract », avaient été produits par la Direction du CE pour obtenir le licenciement d’un de leurs collègues
- en octobre 2008, les mêmes avaient réalisé une « enquête exhaustive » pour dédouaner leur employeur d’une agression publique commise par la secrétaire du CE contre un salarié harcelé (la taulière et les godillots)
Éradiquer la perversité
Le plus grave est que des élus, dirigeants du CE, ont pris en toute connaissance de cause, une part active à cette ignominie, les autres se contentant, au mieux, de jouer les Ponce Pilate… Pourtant tous connaissent l’origine de cette perversité mais se refusent à y mettre le holà !
Graves manquements
L’employeur, interpellé à la suite de ces agissements n’est pas intervenu, contrevenant en cela à son obligation d’assurer la sécurité des salariés placés sous sa responsabilité et visés par cette « publication ».
Cette impunité et la haine qui suinte de ce « tract anonyme » laissent craindre une prochaine escalade dans le harcèlement au sein du CE Clientèles.
Syndicalistes ?
Laisser faire, en toute conscience, serait criminel !
03 mai 2010
REVUE DE PRESSE… CAPITALE
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Des articles de presse continuent à s’intéresser aux pratiques de la CGT.
Le dernier en date est paru dans le mensuel L’Expansion de mai 2010. Intitulé « CGT capitaliste », il s’attarde en 4 parties sur les méthodes « capitalistes » de la CGT, y compris dans les structures d’économie sociale qu’elle dirige.
Point 1 : « La confédération a lancé une OPA sur une société côtée » évoque l’acquisition par le CCAS d’EDF de la CIAT (Compagnie Internationale André Trigano) que Milleuros a déjà traitée (« Boursicoti, boursicotons, vive le pognon ») et qui choque de nombreux militants de la CGT.
Point 2 : « après la lutte des classes, la class action » aborde l’écoeurement de certains militants sincères, qui finissent par quitter la CGT car leur action au service des salariés dérange un Appareil, toujours prompt à la critique pour les militants qui s’investissent concrètement aux côtés de ceux qui souffrent.
Dans cette catégorie des militants « honnis » il y a Xavier Mathieu, chef de file des Conti qui a commis le crime de lèse majesté de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas…
Plus impardonnable pour les Apparatchiks, Xavier a obtenu, avec ses camarades Conti licenciés, des indemnités améliorées pendant que leur combat leur rendait leur dignité. Inacceptable pour une Confédé CGT qui les avait préalablement abandonnés !
Point 3 : « Des délégués prennent 10% aux salariés défendus » dénonce des pratiques dégradantes de certains cégétistes exigeant, par contrat, 10% des sommes obtenues par des salariés qu’ils représentent dans des procédures prud’homales.
Dans le même ordre d’idée, certains dirigeants de syndicats n’ont pas hésité à instrumentaliser et à plumer des travailleurs sans papiers en 2008. Après les avoir incités à sortir de la clandestinité avec l’espoir d’une régularisation (qu’ils attendent toujours pour la plupart !), nombre d’entre eux ont été licenciés pendant que la CGT continuait de leur ponctionner une cotisation mensuelle alors qu’ils étaient totalement privés de revenus…
Même si cette pratique n’est pas généralisée, le fait qu’elle puisse exister et ne soit pas dénoncée et condamnée publiquement par la Confédération CGT est tout simplement inacceptable !
Point 4 : « le syndicat n’a rien à envier aux patrons voyous » revient sur des sujets que Milleuros traite à longueur de blog : la mise en œuvre de harcèlement dans les CE et au CCE de la SNCF et surtout le refus des dirigeants de la CGT d’intervenir pour mettre fin à des pratiques très répandues.
Quelle réaction ?
Quelle peut-être la réaction des dirigeants de la CGT à la publication de ce dossier ? Un nouveau silence assourdissant ? Une nouvelle plainte en diffamation après celle visant l’article de Capital ?
Une fois de plus, les dirigeants de la CGT ne manqueront pas de « crier au complot ». Cela leur permettra de ne pas se justifier sur les faits dénoncés dans cet article…
Ils sont pourtant le reflet d’une triste réalité qui, chaque jour, dénature un peu plus la CGT…

