15 septembre 2010
DÉRIVES DE L'ÉCONOMIE SOCIALE
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Nous avons découvert sur le site de l’Institut Polyani, un texte de Gilles RIVET de COPAS, cabinet spécialisé dans les interventions au sein d’entreprises de l’économie sociale.
Le texte que nous publions aborde la problématique de la démocratie au sein des organisations de l’économie sociale.
Il évoque ainsi dès le début : « j'ai eu l'occasion de constater une faible capacité d'innovation des organisations de l'économie sociale en matière de démocratie sociale, voire des pratiques parfois en retrait sur le simple droit du travail.
À partir de ce constat, un nombre croissant d'entreprises de l'économie sociale semblent vouloir réagir à ce qui est analysé comme un décalage entre, d'une part, les valeurs portées, défendues, revendiquées par ces organisations dans leur intervention et, d'autre part, des pratiques de management souvent fort éloignées voire en contradiction avec ces valeurs ».
Rien sur les souffrances infligées aux salariés
Malgré ce constat la contribution qui suit, pour brillante qu’elle soit, n’évoque à aucun moment les raisons qui, le plus souvent, sont à l’origine de ces dérives de management provoquant de nombreuses souffrances chez les salariés. Il ne propose pas, non plus de solutions pour mettre fin à ces dérives qu’elles soient éthiques ou autres.
Des années de dérives, en toute connaissance de cause
Pour ce qui concerne le CE SNCF Clientèles, les dérives évoquées dans le texte de Monsieur RIVET existent depuis des années et perdurent toujours aujourd’hui, bien que les organisations syndicales concernées soient parfaitement informées de la situation.
Remember "l'audit bidon"
Plus grave, l’amplification de ce harcèlement, sa systématisation au sein du CE SNCF Clientèles contre deux salariés, ont été rendues possible grâce à un audit de commande décidé par des responsables de la CGT.
Le cabinet choisi, spécialisé dans les interventions au sein d’entreprises de l’économie sociale s’est montré complice, complaisant et peu scrupuleux pour aboutir aux conclusions souhaitées par l’employeur CGT permettant une amplification significative du harcèlement.
Pour quelles raisons des intervenants de cabinets de l’économie sociale se comportent-ils de la sorte ?
Pourquoi la critique du texte de Monsieur RIVET apparaît-elle délibérément incomplète ?
Laisser son éthique dans sa poche...
Certainement parce qu’il est difficile de mordre la main qui vous nourrit et que, pour durer dans ce milieu, il faut savoir laisser son éthique dans sa poche en laissant son mouchoir par-dessus…

