27 septembre 2009
OMERTA ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le Collectif R.E.V.E.S (Rassemblement Ethique et Valeurs de l’Economie Sociale) a diffusé depuis le 24 septembre 2009, un tract intitulé LE CE SNCF CLIENTELES CONDAMNE POUR HARCELEMENT MORAL
Ce document évoque les méthodes de gestion du personnel par la Direction CGT du CE Clientèles mais aussi l’utilisation dévoyée de la dotation sociale destinée à faire fonctionner le Comité et organiser les Activités Sociales à destination des Cheminots.
Diffusé le jour de la réunion mensuelle du CE, ce tract essayait de sensibiliser l’ensemble des participants du CE Clientèles (la SNCF qui préside, les élus et les représentants des OS) sur leur responsabilité dans le harcèlement passé mais aussi dans celui qui continue encore aujourd’hui.
En effet, les quelques interventions courageuses d’élus pour dénoncer des pratiques de gestion honteuses ont cessé depuis la décision prud’homale du 8 juillet 2009 et celle du ministère de l’Emploi du 21 août 2009 !
Un silence assourdissant
Pour quelles raisons un tel silence assourdissant alors que la vie de salariés est toujours en danger ? Quel accord occulte lie les participants du CE pour qu’ils se comportent de la sorte ?
Cela rappelle ce qui s’est passé à l’occasion de la découverte des détournements de fonds pour plusieurs centaines de milliers d’euros au sein du CCE en 2008
Pour garder la main ?
La CGT avait alors demandé (et obtenu) de la part des membres du bureau du CCE que « l’affaire » ne soit pas abordée tant que la justice ne s’était pas prononcée suite à la plainte déposée. Cette posture permet à la CGT de « garder la main » en contrôlant les développements de l’affaire voire de l’enterrer si la justice venait à tarder à se manifester.
C’est, toute proportion gardée, ce qui s’est passé au CCAS d’EDF…
Au sein du CE SNCF Clientèles, la justice s’est prononcée et, pourtant, aucune OS, aucun élu n’intervient pour demander des comptes à la CGT !
Tiendont-ils parole ?
Il est vrai que le RS CGT déclarait lors de la réunion plénière du mois de mai 2009 que "la CGT respecterait les décisions de la justice pour ces deux salariés" !
Ceci explique peut-être cela…
07 décembre 2008
MAIS JUSQU’OU S’ARRETERONT-ILS ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Dans l’article « quand la CGT traque les salariés en arrêt maladie » nous évoquions les tentatives de la Direction CGT pour piéger des salariés en arrêt maladie dans le but de « monter un dossier » pour, ensuite, se débarrasser d’eux.
Libéralisme quand tu nous tiens !
Pour une fois, la CGT était à l’avant-garde du libéralisme ! Cette pratique est en effet, en train de se banaliser ainsi que le démontre, l’enquête réalisée par le journal « Aujourd’hui en France » part1, part 2, part 3
Qu'en pense la CGT ?
Nous attendons toujours que la CGT dénonce clairement ce type de dérives qu’elles soient le fait de patrons « classiques » ou celui de certains de ses représentants dans des structures d’économie sociale.
Aujourd’hui sur ce sujet le silence de l’ensemble des structures de la CGT est assourdissant…
Confortés dans leurs pratiques...
Encouragés par la passivité silencieuse de la CGT, les pratiques de certains dirigeants de la CGT des CE de la SNCF ne s’arrêtent pas là.
Le respect des droits des salariés
Certains se vautrent dans la fange, s’abaissent au ras des pâquerettes pour faire taire ceux qui demandent simplement le respect de leurs droits de salariés.
A Lyon encore !
Ainsi au CER de Lyon, après les premiers licenciements et les exclusions de militants de la CGT qui n’acceptaient pas ce type de pratiques, l’escalade dans l’abjection continue :
Des huissiers comme pointeuse !
Des salariés ont vu débarquer des huissiers mandatés par la Direction CGT du CER pour vérifier qu’ils se trouvaient bien à leur poste de travail : quelle élégante mesure de management, non ?
Pour contourner le statut des cheminots...
Certains de ces salariés sont des « cheminots » mis à disposition du CER par la SNCF depuis le transfert des Activités Sociales en 1986. Du fait de leur statut, ils ne peuvent être licenciés aussi facilement que les autres salariés de « droit privé », employés par le CER.
...alliance avec la SNCF
Les inventifs patrons CGT font feu de tout bois pour contourner ce problème : ils sont intervenus auprès de la SNCF pour demander que celle-ci entame une procédure disciplinaire à l’encontre de ces salariés.
Deux salariés ont ainsi reçu une « demande d’explication » de la part de la SNCF alors que celle-ci n’est en rien responsable du management de ces agents détachés auprès du CER de Lyon.
Co-gestion ? Ben mon coco !
Outre ce nouveau signe fort de « co-gestion » CGT/SNCF, il faudra prochainement voir quelles suites seront données à ces basses manœuvres et surtout dans quelles conditions elles ont été réalisées…
La cabane sur le chien ?
La multiplication de ces pratiques violentes, dans plusieurs CE, avec la bénédiction active du secteur CE/CCE de la Fédération CGT des Cheminots, trouve certainement son origine dans la volonté de « protéger » des pratiques douteuses d’un point de vue financier.
Au lieu de jouer la transparence et de reconnaître d'éventuelles "erreurs", ces apparatchiks préfèrent se discréditer en espérant que les nombreuses casseroles qu’ils trimballent (dotation sociale, détournements au CCE, plaintes pour harcèlement, etc) pourront être enterrées…
Chapeau les pseudo-syndicalistes !
Ils font le choix également de provoquer des souffrances sans nom à ceux qui sont les victimes de ce type d’agissements, surtout lorsqu’ils sont syndiqués à la CGT…
A suivre…
21 juillet 2008
DES PATRONS PAS COMME LES AUTRES ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
COMITE DE SOUTIEN AUX "REVEURS"
C’est ce qui se dit des dirigeants de l’Economie Sociale et particulièrement des Comités d’Entreprise qui ne seraient pas des entreprises comme les autres…
Comme de vrais "tauliers"...
Pourtant, de plus en plus, les méthodes de gestion « syndicales » se rapprochent des « standards » patronaux : l’appât du gain comme principale motivation, une appropriation de la structure pour servir des appareils syndicaux ou politiques, le non respect des lois, etc…
Les salariés trinquent...
En corollaire, les salariés se retrouvent sous pression permanente lorsqu’ils se rebellent et tentent, simplement, de faire respecter leurs droits. Ils se retrouvent souvent seuls face à leurs patrons puisque leur propre syndicat prend fait et cause pour leurs « tauliers » surtout lorsqu’il sont de la même organisation…
... et paient les pots cassés !
Trop souvent également, comme dans des entreprises « normales », ils sont la seule « variable d’ajustement » en cas de mauvaise gestion des élus et de déficits d’exploitation avec à la clé la disparition d’emplois et les licenciements qui vont avec.
Dans les CE et au CCE de la SNCF, ce type de méthodes se multiplient :
- Au CE Clientèles comme vous pouvez le lire dans ce blog depuis près de 18 mois : truquage des élections DP, audit bidon, non respect du code du travail, tentatives de licenciement, harcèlement, etc...
- Au Comité d’Etablissement Régional de Lyon où les procédures se multiplient : placardisations, harcèlement, fermetures de structures et, dernièrement, le licenciement d’une déléguée du Personnel de Sud Rail comme réponse à un déficit abyssal creusé par les élus (voir Capital sur M6 et aussi

- Au CCE de la SNCF où, après la diffusion de l’émission « Pièces à Conviction » et l’aveu par les dirigeants eux-mêmes, de malversations avérées pour plusieurs centaines de milliers d’euros, les seuls qui se retrouvent stigmatisés, menacés, sont les salariés qui ont dénoncé ces pratiques et permis d’y mettre fin.
- Au CER de Tours enfin, nouveau venu, où deux salariées victorieuses aux Prud’hommes pour faire respecter leurs droits de salariées se retrouvent menacées, accusées de tous les maux. Pour mieux les stigmatiser, les sommes que le CE doit leur payer sont prélevées sur le budget Activités Sociales pour mieux les accuser, par la voie, courageuse, de la rumeur, d’être responsables du déficit du Comité…
A chaque fois, campagnes de dénigrement, calomnies, mensonges, mesures discriminatoires, exclusions des syndicats sont mises en œuvre pour faire taire ou éliminer ceux que l’on considère comme les « gêneurs ».
Conjonctions et subordinations
Les similitudes dans ces agissements nous confortent dans la certitude qu’ils trouvent leur origine dans la « conjonction » des éléments suivants :
- La faiblesse des organisations syndicales qui laissent se développer une « nomenklatura » de permanents qui pensent avant tout à... le rester et qui profitent de leur position pour placer les amis et la famille dans les structures d’économie sociale. Cela vaut pour tous les responsables syndicaux, y compris très très haut placés…
- L’absence de transparence des financements des syndicats qui les "autorise" à « pomper » dans les structures « sociales » qu’ils dirigent par des moyens « légaux » (formation, cabinets divers) et d’autres beaucoup moins…
- Le fait que les directions techniques des CE, appartiennent souvent à la même organisation que leur « patron/syndicaliste ». Certains profitent de cette « double casquette » pour assurer, d’abord, leur position et la pérennité de leur emploi. Cela les amène parfois à « éliminer » les salariés qui dérangent… leur plan de carrière.
Le blog « Milleuros » a permis de regrouper ces différents témoignages. Cela a débouché sur la création du Collectif REVES (Rassemblement Ethique et Valeurs de l’Economie Sociale).
Une démarche éthique et... militante
Comme son nom l’indique, la démarche de REVES est éthique : alerter sur les pratiques anormales, proposer des engagements clairs aux acteurs de l’Economie Sociale, venir en aide aux victimes.
Assez de silences assourdissants !
Le silence des différentes fédérations et confédérations syndicales sur ces dérives ne peut continuer plus longtemps. La similitude de comportement avec le MEDEF et l’affaire de l’UIMM est choquante.
Tous ces responsables doivent se prononcer : se taire, c’est cautionner avec le risque de se trouver tous mis dans le même sac et de discréditer les militants de base sincères et... désintéressés.
27 juin 2008
COMITE DE SOUTIEN
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Nous vous annonçons ci-dessous la naissance du COMITE DE SOUTIEN "R.E.V.E.S"
Les 1000 sont fortement impliqués dans le Collectif REVES. Nous espérons que vous nous apporterez votre soutien pour permettre que les différents dossiers que nous avons évoqués dans ce blog ne soient pas oubliés...
Votre soutien financier nous permettra de nous défendre d'un point de vue judiciaire que ce soit pour les procédures de harcèlement dont nous sommes victimes, les plaintes en diffamation qui nous visent et autres "gentillesses"
Cela permettra également de faire la lumière sur les malversations évoquées dans l'émission "Pièces à conviction" au CCE de la SNCF, dans les différents Comités d'Etablissement de la SNCF (Lyon et Clientèles).
N'oubliez pas de nous laisser un petit mot sur le mail du Collectif REVES que vous trouverez dans le texte ci-dessous.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
25 mars 2008
ECRAN DE FUMEE...
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Les camarades du Collectif R.EV.E.S du Comité d'Etablissement Régional SNCF de Lyon nous ont fait part des nouvelles « péripéties » consécutives à la diffusion du reportage de l’émission Capital du 2 mars dernier.
Souci d'information
C’est par souci d’information que nous publions, à la demande des camarades concernés, un compte rendu CGT d’une réunion DP des salariés du CER de Lyon.
Tract_CGT_Lyon_Page_1
Tract_CGT_Lyon_page_2
Tract_CGT_Lyon_page_3
Tract_CGT_Lyon_page_4
Celui qui dit la vérité...
Le moins que l’on puisse dire est que ça ne vole vraiment pas très haut ! Les attaques personnelles que l’on retrouve tout au long de ce document contre un des témoins de l’émission de M6 (celui qui dit la vérité, il doit être exécuté ?), nous rappellent les techniques malsaines de désinformation, de mensonges, de ragots que nous subissons dans notre environnement syndical et professionnel.
Leçons de déontologie...
A la page 4 de ce document, les auteurs, en plus des attaques personnelles, donnent des leçons de journalisme et parlent de déontologie… tout en assénant le rituel (voir réaction secteur fédéral CGT de Lyon) « inutile d’en rajouter au risque de perdre notre temps et de tomber dans une polémique qui n’est pas celle des salariés du CER », pirouette qui évite de s'expliquer au fond.
Se poser et répondre aux vraies questions...
Ce « torchon » évite surtout d'approfondir les points soulevés dans le reportage de M6 :
- le déficit creusé par la gestion des élus « cheminots » (1 million d’euros) est-il avéré ou est-ce une invention de journaliste ?
- le budget « formation » des élus cheminots était-il réellement "surgonflé" ainsi que cela a été présenté dans le reportage et dans ce cas, où est passé l’argent ?
- Est-il vrai qu’une salariée, payée par le CER travaille, en permanence, pour le compte de la CGT ?
- Est-il vrai que le fisc réclame près de 600 000 euros au CER au titre d’arriérés de TVA ?
Surtout, les auteurs du tract omettent d'évoquer l'existence d’un « plan social » appelé délicatement « processus de départ volontaire » qui va être mis en place au sein du CER de Lyon à l’initiative de l’employeur CGT.
Pourtant, ce sont bien les dérives de gestion des élus/employeurs évoquées dans le reportage de Capital qui sont à l'origine de ce plan social. Comme d'habitude ce sont les salariés du CER qui seront les seuls à payer ces erreurs, puisque dix emplois seront supprimés par leurs employeurs/syndicalistes...
Une proposition honnête
Proposition : et si la CGT et les autres OS, s’engageaient à ne pas « prendre un centime » de dotation sociale pendant quelques années sur le CER de Lyon pour permettre la sauvegarde de l’emploi ?
Allez, chiche !
13 mars 2008
REACTIONS A L’EMISSION CAPITAL
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
A la suite de la diffusion le 2 mars dernier du reportage sur le Comité d’établissement SNCF de la région de Lyon dans l’émission Capital sur M6, nous attendions avec impatience les réactions.
A visage découvert !
Serge, cheminot de la CGT et membre du Collectif R.E.V.E.S nous a fait parvenir la réaction du secteur CGT de Lyon à la suite de la diffusion du reportage de M6 dans lequel il témoignait, courageusement, à visage découvert.
Nous publions ci-dessous le tract de la CGT « cheminots » de Lyon.
Tract SECTEUR_CGT_LYON
Nous publions également la réponse détaillée de Serge.
Réponse_Serge_au tract_du secteur_CGT
Un air connu
Nous retrouvons dans le tract du secteur CGT de Lyon, des attitudes, des arguments que nous entendons de la part des dirigeants du syndicat CGT de Paris 12 et du secteur CGT des Centraux :
- se draper dans sa dignité et nier en bloc l’évidence en ne répondant pas aux accusations portées. On parle de diffamation, d’injures mais on se contente d’un définitif « la CGT ne reviendra plus sur ces polémiques stériles », jolie pirouette qui permet de sauver la face !
- développer le syndrome de la CGT victime des médias (sous entendu : téléguidés par le Pouvoir parce qu’elle est la seule à défendre les cheminots !)
- calomnier et dénigrer celui qui ose parler tout en lui refusant tout débat au sein des structures de la CGT, certainement de peur qu’il « contamine » d’autres camarades en disant simplement la vérité.
Des attitudes désolantes
De telles attitudes, récurrentes de la part de dirigeants de la CGT, sont désolantes. Nous sommes persuadés que de nombreux syndiqués sincères s’interrogent à la suite de la diffusion de telles informations.
Un débat indispensable...
Le salut de la CGT passe, à notre avis, par un large débat au sein de notre organisation sur la réalité de telles pratiques. Il est dans l’intérêt de la CGT d’y mette fin elle-même avant que d’autres ne s’en chargent...
Si rien ne bouge, au niveau fédéral et confédéral, nous devons aussi nous interroger sur les raisons objectives de cette absence de réaction.
... et un bon coup de balai !
Plutôt que le silence, nous aurions préféré que les structures de la CGT, à leur plus haut niveau, annoncent, par exemple, la mise en place d’une commission fédérale ou confédérale pour enquêter sur de telles pratiques, leurs réalités, leur fréquence au sein des structures gérées par la CGT...
Se taire, c’est tolérer, encourager… Ne rien faire, c’est reconnaître, avouer…
Courage Serge... et tous les autres !
Serge, nous sommes à tes côtés, solidaires dans ce combat militant.
Ton combat est le nôtre et celui de tous ceux qui aiment la CGT. Courage !
28 février 2008
DE LA REALITE AUX REVES
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance du Collectif R.E.V.E.S. (Rassemblement Ethique et Valeurs de l’Economie Sociale).
Vous trouverez ci-après l’affichette annonçant les objectifs que se sont fixés les membres de ce collectif :
TRACT_REVES
Ne manquez par le reportage qui sera diffusé le dimanche 2 mars 2008 à 20h50 sur M6 dans l’émission Capital. Cette émission a été rendue possible par la coopération de membres du Collectif R.E.V.E.S. Elle est pour nous le point de départ, nous l’espérons, d’un mouvement de grande ampleur.
Si vous êtes concernés, rejoignez-nous au sein du Collectif R.E.V.E.S parce qu’il vaut mieux agir ensemble plutôt que de subir séparément !
Les 1000 se sont impliqués dans la création du Collectif R.E.V.E.S
Tous devant vos télés dimanche soir et…. A bientôt !

