04 décembre 2009
BOURSICOTI, BOURSICOTONS… VIVE LE POGNON !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 1er décembre 2009 le Conseil d’Administration de la CCAS d’EDF (le CE d’EDF) s’est prononcé sur un projet d’OPA (Offre Publique d’Achat) en vue du rachat de la société Trigano. La transaction, si elle aboutit, coûterait aux gaziers et électriciens entre 60 et 70 millions d’euros !
Tous campeurs !
C’est la CGT d’EDF qui a proposé cette opération (11 membres sur 18 au sein du Conseil d’Administration de la CCAS) sous prétexte d’un manque de capacité d’accueil pour les vacances des électriciens et gaziers, ressortissants de la CCAS.
La CGT, toujours très critique à l’égard du secteur « marchand » du tourisme a donc trouvé LA solution définitive pour ne plus y avoir recours : racheter le secteur marchand pour en faire un « fleuron » de l’économie sociale et solidaire !
Qui c'est qui va payer ?
L’acquisition de ces 72000 « lits » de vacances (en plus des 48000 déjà en possession de la CCAS) va obliger la CCAS à commercialiser sa surcapacité aux autres structures de l’économie sociale (CE et CCE gérés par la CGT) tel que mentionné dans cet article « internet ».
A qui les dividendes ?
La CGT aurait exigé le retrait de la cotation boursière de Trigano en cas de rachat mais il faudra bien, à un moment ou à un autre, verser des dividendes aux autres actionnaires de cette société. Si nous avons bien compris cela se fera principalement grâce à la dotation sociale des CE et CCE gérés par la CGT…
Et l’éthique dans tout ça ?
Tout cela ne semble pas très moral mais il y a bien longtemps que nous avions compris que les Appareils de la CGT étaient des adeptes forcenés du « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! ».
Gestion capitaliste...
Pour faire « monter les profits », la CGT aura-t-elle recours à des méthodes de management « capitalistes » des personnels salariés de ces structures comme elle le met déjà largement en pratique dans certaines structures d’économie sociale dont les CE et le CCE de la SNCF ?
Au CE SNCF Clientèles, également, l’utilisation de la dotation sociale des Cheminots est souvent surprenante.
Placement éthique ou toc ?
Ainsi, l’ancienne secrétaire CGT du CE, avait décidé, en accord avec la CFDT, de « diversifier » les placements de trésorerie de manière « éthique ». Résultat pour 2008 : zéro produits financiers avec, en plus, une « évaporation » de capital de plusieurs dizaines de milliers d’euros (sur les 150 000 euros placés) dans les remous de la crise financière…
Le placement était « solidaire » mais avant tout pour les banquiers et les spéculateurs de tout poil…
Pas de budget pour 2009 !
Pour 2009, pas vraiment d’améliorations en vue ! Le CE SNCF Clientèles n’est toujours pas doté d’un budget, pourtant obligatoire, celui proposé au vote des élus en … septembre 2009 ayant été rejeté !
Voilà une gestion pragmatique : sans budget voté en 2009, pas besoin de rendre des comptes en 2010 !
Petite question ?
Sans budget voté, comment a-t-il été possible de lancer le recours hiérarchique du 19 mars 2009 auprès du ministère du Travail pour demander l’autorisation de licenciement de Pierre ?
Le règlement intérieur du Comité prévoit pourtant expressément que la secrétaire est responsable de la gestion du personnel salarié du CE Clientèles « dans la limite des sommes budgétées et votées en réunion plénière »…
Ce sont les élus de la CFDT qui avaient demandé et obtenu cette précision des sommes votées en réunion plénière pour justifier leur vote du règlement intérieur qui attribuait les « pleins pouvoirs » à la secrétaire du CE Clientèles.
Sans réaction...
Etrangement, l’abus de pouvoir de la secrétaire CGT en mars 2009 n’a amené aucune réaction des élus cédétistes…
Au contraire, ils ont accepté le 22 octobre 2009 de continuer le harcèlement judiciaire contre Pierre alors qu’aucune somme n’est budgétée pour financer ce recours devant le Tribunal Administratif… Comprenne qui pourra !
Jusqu'ici, tout va bien...
A part ça, tout va bien et les affaires continuent … Dernièrement, la CGT du CE SNCF Clientèles a obtenu de placer entre un et deux millions d’euros, en bourse, sur un compte à terme, par essence spéculatif…
Éthique, vous avez dit éthique…
22 novembre 2009
RÉSISTER POUR NE PAS SOMBRER
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Un article de Libération du 18 novembre 2009, intitulé "EDF-GDF : le suicide qui embarrasse la CGT" évoque un drame qui s'est déroulé au sein du CCAS d’EDF début novembre.
Des entreprises pas comme les autres ?
Cette tragédie fait prendre conscience que le travail peut tuer, y compris dans les structures d’économie sociale censées être des « entreprises pas comme les autres ».
Les problèmes de management par la terreur, de harcèlement, se multiplient dans les comités d’établissement et comités d’entreprise. Il est regrettable que ce soit à l’occasion de ce type d’événements dramatiques et définitifs que les cloisonnements sautent et que les souffrances infligées aux salariés soient prises en compte.
Au CE Clientèles, Pierre a survécu miraculeusement à ses arrêts cardiaques du 4 mars 2009 sans que cela n’ait amené une prise de conscience, ni une intervention des participants du Comité par rapport aux violences qu’il subit depuis des années.
Pire, depuis le 4 mars, le harcèlement dont il est victime s’est amplifié. Le refus de l’employeur de remplir sa déclaration d’accident de trajet, le recours hiérarchique honteux, les ragots colportés sur son état de santé et la délibération du 22 octobre 2009 pour obtenir coûte que coûte son licenciement en sont autant de preuves.
Résister à l'injustice et à la bêtise
Les salariés harcelés du CE SNCF Clientèles ont fait le choix de résister plutôt que de sombrer. Ils ont déjà obtenu la reconnaissance de leurs souffrances par la décision prud’homale du 8 juillet 2009 condamnant le CE SNCF Clientèles pour harcèlement moral ou le refus du licenciement de Pierre par l’inspection du travail et le Ministère du travail…
Ce n’est qu’un début, leur combat continue…pour eux-mêmes et pour tous ceux qui, comme au CCAS, y ont laissé leur santé ou pire, leur vie…
09 août 2009
UNE PETITE ENTREPRISE QUI NE CONNAIT PAS LA CRISE...
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le CE SNCF Clientèles condamné pour harcèlement moral
Pendant les vacances, les affaires continuent pour des patrons peu scrupuleux. Certains s’engraissent, en profitant de la crise, sur le dos des salariés. Ils bénéficient pour cela de la complicité des pouvoirs publics et du gouvernement toujours prêts à remettre en cause, de manière idéologique, le Service Public.
Recours au privé
C’est ce qui se passe pour le traitement du chômage avec la décision de confier la gestion d’un nombre important de demandeurs d’emplois à des cabinets privés plutôt qu’au Pôle Emploi (ex ANPE).
Mieux que le Loto
C’est ce que nous apprend l'Huma du 31 juillet 2009 qui donne la liste des heureux mercenaires choisis pour un montant total de 466 millions d’euros pour une période de deux ans.
Le site de la CGT, fort justement, dénonce cette « privatisation » en expliquant qu’il aurait mieux valu privilégier les recrutements à Pôle Emploi, « plutôt que de sous-traiter au privé », tout en précisant « la crise fait des heureux ».
Si le Canard le dit...
Le Canard Enchaîné du 5 août 2009 nous apprend que le principal sous-traitant bénéficiaire de cette manne financière est la Société SODIE Emploi, filiale de SECAFI ALPHA. Elle obtient, 22% du marché total, soit un peu plus de 100 millions d’euros sur deux ans !
Alors que le lancement de l’appel d’offres remonte à mars 2009, il semble que cette société ait commencé à recruter massivement dès janvier 2009 comme si ses dirigeants avaient anticipé, avec sérénité, sur le lancement et le résultat des appels d’offres…
... et le Figaro
Prémonition ? Flair ? Difficile de savoir…
Petit indice toutefois : le PDG de SECAFI ALPHA est un habitué des sphères du Pouvoir. Interviewé régulièrement par le Figaro, il a participé activement à la Commission Attali avant d’être chargé par N.S. lui-même (Notre Seigneur ou Nicolas Sarkozy, au choix… ) d’un rapport sur la réforme de la Formation Professionnelle déjà évoqué ici .
Quelle contrepartie ?
Le choix de sa filiale SODIE pour ce juteux marché n’est sans doute pas un hasard ou une pure coïncidence mais ressemble à un renvoi d'ascenseur à des services rendus ou à venir…
Mais dans le monde merveilleux de l’Economie Sociale, SECAFI ALPHA = CGT !
Le choix de la CGT... toujours !
Cela vaut pour la Fédération CGT des Cheminots qui cherche toujours à imposer ce prestataire dans les CE dirigés par la CGT.
La très orthodoxe secrétaire du CE Clientèles n’a pas dérogé à ce dogme lors de son catastrophique mandat 2006/2009 !
Sans chercher à détailler ici, les raisons objectives de cet engouement cégétiste pour un groupe dont l'argent de l'économie sociale est la principale préoccupation, il y a lieu de souligner l’hypocrisie de la position de la CGT.
Prendre des distances en toute clarté
Dire que « la crise fait des heureux » est pour nous très insuffisant.
La CGT doit prendre ses distances avec le groupe SECAFI ALPHA et lui demander des comptes par rapport à cet épisode pour le moins malheureux. Il en va de sa crédibilité vis-à-vis des salariés de l’ANPE mais aussi de tous les adhérents de la CGT.
Toute autre attitude accréditerait la thèse que le cadeau fait à SECAFI ALPHA par le Pouvoir est un moyen de récompenser indirectement les dirigeants de la CGT de leur bienveillance par rapport à de nombreuses réformes gouvernementales passées ou à venir…
29 juin 2009
TO DEAL OR NOT TO DEAL ?
Pour les nouveaux lecteurs :texte initial
Un article du journal Médiapart du 20 juin 2009 évoque les conditions dans lesquelles Sarkozy et Thibault ont négocié, de gré à gré, la privatisation d’EDF à partir de février 2004.
Enterrement de première classe
Si Sarkozy n’a pas respecté une partie de ses engagements, il a tenu parole sur un point : l’enterrement judiciaire de l’affaire du CCAS d’EDF qui faisait suite à la plainte (pour « abus de confiance, abus de biens sociaux et soupçons d’irrégularités »), révélée en février 2004.
Merci patron !
Tenu aussi l’engagement d’aider à la « remise en ordre » du CCAS (avec l’aide de la direction d’EDF), qui s’est traduite par la réintégration de 650 salariés au sein d’EDF.
Privatisation comme sur des roulettes
Cela a du suffire à Thibault puisque la « privatisation » s’est réalisée sans soubresauts et sans opposition résolue de la Confédération CGT, au grand dam de nombre de militants.
Tout cela rappelle, malheureusement, ce qui se passe à la SNCF !
Du compromis à la compromission ?
La CGT que ce soit pour la réforme des régimes spéciaux, la réforme de la représentativité ou l’éclatement programmé en branches de la SNCF (sa mort à court terme !) a choisi la voix de la négociation privée, du compromis…
Thibault et Sarko sont dans un bateau...
Pour quelles contreparties ? L’avenir nous dira si, comme pour EDF, Thibault/Sarko ont négocié l’impunité judiciaire dans le cadre de l’instruction de plaintes dans lesquelles la CGT risque gros…
Il en va ainsi de l’enquete sur les détournements de fonds au CCE de la SNCF et des magouilles avec les « fournisseurs gitans » .
Ne pas oublier la famille
C’est un sujet sensible pour Thibault, nonobstant le fait que son épouse soit salariée du CCE SNCF…
Jusqu’à ce jour, les dirigeants de la CGT ont réussi à faire le grand écart entre un discours revendicatif (pour éviter une hémorragie de syndiqués) et la réalité de leurs agissements quotidiens, le pus souvent en complet décalage avec l’affichage officiel des orientations.
Et l'éthique, bordel ?
Laisser perdurer des errements de gestion, refuser de faire la lumière sur ces dossiers et sur la responsabilité de la CGT dans leur survenue affaiblit la CGT.
Comment négocier de pied à pied avec le Pouvoir lorsque l’ont traine de telles casseroles ? Difficile de mordre la main qui vous nourrit… Sarko l’a bien compris et ce sont les salariés qui en paient les conséquences sans oublier la CGT et sa majorité de militants sincères et désintéressés…
22 juin 2009
CGT/UMP : QUI COPIE QUI ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Le 21 juin 2009, lors de l’émission Dimanche + sur Canal +, Dominique de Villepin a été interrogé sur son adhésion à l’UMP et sur le fait que des rumeurs internes au parti sarkozyste, l’annonçaient comme n’étant plus adhérent puisque ne payant plus ses cotisations…
Villepin a confirmé appartenir toujours à l’UMP, même si « on ne lui réclamait plus ses cotisations, peut-être parce que son adresse avait été perdue »… Tous les téléspectateurs ont alors compris que le « parti du Président » cherchait à se débarrasser d’un adhérent indésirable (Clearstream quand tu nous tiens…) sans aller jusqu’à l’exclure, statutairement, pour ne pas avoir à exposer publiquement, de manière contradictoire les griefs qui pouvaient lui être faits…
Ces manières de procéder ne vous rappellent rien ?
Ce sont celles utilisées par la CGT et particulièrement par des dirigeants du syndicat UFCM-CGT de Paris 12 pour se débarrasser de syndiqués considérés comme gêneurs.
Déjà deux ans !
Le congrès du syndicat organisé à la Confédération CGT en mars 2007 avait, en quelque sorte entériné ces pratiques, en instituant l’arbitraire, au mépris des droits des adhérents.
Bientôt le prochain congrès ? Toujours à Montreuil ?
Depuis cette date, malgré de nombreuses sollicitations, des salariés syndiqués CGT du CE Clientèles n’ont jamais pu obtenir leurs timbres et payer leurs cotisations malgré des demandes multiples à la Direction du Syndicat ou aux collecteurs désignés…
Quelle a pu être leur faute ?
Dans un premier temps, on leur a reprochés de demander le respect de la démocratie et des règles syndicales au sein de leur syndicat. Ensuite, on leur reproche de résister aux méthodes indignes de leurs employeurs/ syndicalistes (harcèlement, tentatives de licenciement, etc…) en refusant de se laisser « liquider » sans rien dire…
Les mêmes causes produisent les mêmes effets !
Que les méthodes de la CGT et de l’UMP se révèlent identiques cela peut surprendre !
Mais, dans les deux cas, la logique de sauvegarde des « Appareils » prime sur tout le reste.
Que Villepin en fasse les frais à l’UMP, tant pis pour lui, mais que NOTRE organisation, la CGT, s’abaisse au niveau de l’UMP est regrettable, lamentable et inacceptable…
Un silence assourdissant
Qu’en disent les structures fédérales et confédérales de la CGT ? Jusqu’à présent, interpellées par ces adhérents à qui on refuse les timbres syndicaux, elles n’ont pipé mot, apportant, de fait, un soutien à ces pratiques dégradantes…
Gros sous et Clearstream
CGT/UMP même combat ? Espérons que non. Mais à force de fréquenter de trop près l’UMP, peut-être que certains apparatchiks se retrouvent victimes du syndrome paranoïde du « flot limpide »…
19 avril 2009
INFORMATION COMPLEMENTAIRE…
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Afin de compléter l’information de nos lecteurs, nous publions, ICI, le texte de la plainte avec constitution de partie civile contre le blog Milleuros déposée par le syndicat UFCM-CGT de Paris 12.
Qui pour la délibération spéciale ?
Nous apprenons ainsi que c’est par une « délibération spéciale » que le secrétaire du syndicat a été autorisé à ester en justice sans que soit précisée la nature de la structure syndicale à l’origine de cette délibération…
Le texte de cette plainte, que nous avons eue très tardivement, comporte des inexactitudes mais révèle également quelques points intéressants :
Les inexactitudes :
- La secrétaire du CE est citée comme si elle faisait partie du syndicat CGT de Paris 12. Or, ce n’est pas le cas !
- Les développements sur l’annulation des élections DP du 19 octobre 2006 et l’affirmation selon laquelle, dans tous les CE de la SNCF, les directeurs et directrices voteraient : c’est bien entendu faux !
- l’acharnement sur la contestation de l’existence de la section syndicale des salariés des personnels CE qui n’auraient jamais été créée : il est d’autant plus intéressant de noter que le signataire de cette plainte, le secrétaire du syndicat, assistait personnellement aux réunions de cette section syndicale, faisant même établir des « contre comptes rendus » lorsque ceux établis par la section syndicale ne lui convenaient pas
- le fait que Philippe Chabin se trouve « en rupture avec la CGT ». Après vérification auprès de l’intéressé, c’est bien la CGT qui est en rupture avec lui puisqu’elle a décidé de le « non-accueillir » tout en refusant de l’exclure. Tout cela, bien évidemment, sans jamais une procédure contradictoire…
Les informations et confirmations :
- le mélange des genres permanent entre le syndicat et le Comité d’établissement : le CE est plus souvent évoqué que le syndicat alors que c’est le syndicat qui dépose plainte ! C’est ce même mélange des genres qui amène la mise en œuvre de harcèlement dans le domaine professionnel pour essayer de régler un conflit interne à Paris 12
- la confirmation que le syndicat de Paris 12 est impliqué dans la réalisation de l’audit « bidon » au sein du CE Clientèles. La réalisation de cet audit est, en effet, justifiée dans le texte de la plainte.
- La confirmation par le syndicat que la directrice du CE Clientèles est également dirigeante du syndicat CGT de Paris 12.
Etonnement...
Un dernier point à provoqué notre étonnement. Dans la plainte, déposée le 3 août 2007 est évoqué un courrier du 31 juillet 2007. Or, le dernier texte « poursuivi » remonte au 15 mai 2007.
Entre ces deux dates ont été publiés sur le blog, les articles suivants :
- le 10 mai 2007 : A quoi servent nos cotisations syndicales ?
- le 29 mai 2007 : Où passe la dotation sociale du CE Clientèles ?
- le 1er juillet 2007 : La C.F.D.Tisation n’explique pas tout
- le 16 juillet 2007 : Bulletin n°3
Ces articles n’ont pas été poursuivis. Ils formulaient pourtant des hypothèses et des accusations sur des aspects financiers précis...
L’explication sera peut-être fournie aux syndiqués lors d’une prochaine réunion ou d’un prochain congrès… Enfin, on peut toujours rêver...
12 avril 2009
TOUJOURS MOTIVES !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
LA JUSTICE RETIENT PARTIELLEMENT LA DIFFAMATION DANS LA PLAINTE DEPOSEE PAR LE SYNDICAT CGT DE PARIS XII MAIS EVOQUE LA BONNE FOI DU BLOG S’AGISSANT DU HARCELEMENT
Nous publions ICI, in extenso, le jugement du 31 mars 2009 qui a condamné Philippe Chabin, un des animateurs du blog Milleuros à 500€ d’amende et 1 euro de dommages et intérêts au profit du syndicat UFCM-CGT de Paris 12.
Ce jugement est consécutif à une plainte déposée à la suite d’une « délibération spéciale » de la Commission Exécutive du syndicat de Paris 12.
La diffamation a été retenue par le Tribunal pour deux passages sur les cinq initialement incriminés par le syndicat de Paris 12.
Il s’agit de l’évocation de la « main-mise » sur les destinées du CE Clientèles et du recours aux « partenaires privilégiés » évoqués le 7 mai 2007 ainsi que de l’extrait du 15 mai 2007 qui évoquaient « les prestataires amis qui ont remis en marche la pompe à phynances pour plusieurs dizaines de milliers d’euros sans tenir compte de l’intérêt du Comité ni de ses ressortissants ».
Nous prenons acte de la décision du tribunal. Celui-ci précise toutefois dans son argumentation :
« S’il n’en est pas de même s’agissant du procès verbal de la réunion du comité lui-même du 26 juin 2007 - durant laquelle la secrétaire du comité a imposé, sans argument décisif, le choix d’un prestataire en matière de restauration, sans qu’une majorité ne se soit dégagée en faveur de son offre, qui était la plus chère -, ce document fait état de faits postérieurs aux propos litigieux et ne saurait être pris en compte »
La plainte du syndicat de Paris 12 aurait ainsi été déposée trop tôt ! Quelques mois plus tard et il n’y avait plus de diffamation que ce soit pour le choix du prestataire de restauration mais aussi pour de nombreux autres, partenaires recommandés par la Fédération CGT des Cheminots…
Nous reviendrons prochainement sur différents points concernant les prestataires du CE Clientèles en évoquant le bilan 2008 présenté lors de la réunion plénière du 24 mars 2008.
Seuls ces deux points ont été jugé diffamatoires par le Tribunal.
Pour les autres points poursuivis, le Tribunal a décidé :
- que la bonne foi devait être retenue pour tous les écrits concernant les imputations de harcèlement moral vis à vis de deux salariés du CE Clientèles, y compris par rapport à l’audit réalisé en 2006/2007 et les conditions dans lesquels celui-ci avait pu avoir lieu.
- Que le syndicat de Paris 12 n’était pas habilité à agir pour le compte de la Directrice du CE
Pour nous aussi, l’important est que le blog « Milleuros », outil de résistance à l’arbitraire, continue d’exister et d’apporter espoir et réconfort aux salariés du CE Clientèles qui souffrent de tant de bêtise et de méchanceté quotidienne.
Milleuros a aussi permis de découvrir que de nombreux salariés subissaient les mêmes affres, les mêmes souffrances dans des structures d’économie sociale et particulièrement dans les CE et le CCE de la SNCF.
Notre blog a mis fin au cloisonnement entre les salariés des différents CE par la Fédération CGT des Cheminots . Les mêmes causes produisent les mêmes effets et ce sont toujours les salariés qui trinquent que ce soit au CCE, à Paris Rive gauche, à Paris Sud Est, à Paris Nord, à Lyon, à Tours, à Limoges…
Et, le plus souvent dans des conditions honteuses et abominables.
Les attaques judiciaires dont nous sommes l’objet sont aussi une reconnaissance implicite du bien-fondé de notre démarche. Comme militants, cela nous incite à continuer notre combat dans le respect des valeurs qui nous ont amené à nous engager syndicalement à la CGT.
05 avril 2009
SERVICE MINIMUM, SEVICES MAXIMUM !
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Les élections du 26 mars 2009 à la SNCF ont démenti les pronostics qui prévoyaient une progression de la CGT.
La mise en œuvre de la loi sur la représentativité, rendue possible grâce au soutien de la CGT et de la CFDT aurait du favoriser les organisations pouvant dépasser la barre des 10%.
La CGT, après une chute de 4% en 2006 baisse encore de près de 1% en 2009 !
Le discours fédéral "officiel" parle de victoire malgré le soutien qu’auraient apporté les « pouvoirs publics » (lire le président de la république !) à Sud Rail. Il est vrai que cette organisation était cataloguée d’irresponsable par la communication sarkozyenne et amalgamée à l’ultra-gauche, terme à la mode depuis la survenue des pseudo-sabotages commis contre le réseau SNCF.
La lecture des résultats, si elle montre une progression de Sud Rail par rapport au scrutin des CE de 2006, laisse apparaître une chute de 1% de cette organisation par rapport au vote des représentants des salariés au Conseil d’Administration de la SNCF il y a un an !
Tout porte à croire que les attaques élyséennes contre Sud Rail ont plutôt profité à la CGT au détriment de Sud Rail...
Coup de main
Souhaitons, naïvement, que ce « coup de main » présidentiel soit sans contrepartie, ce que les militants de base de la CGT auraient bien du mal à comprendre et à accepter…
Pluie, beau temps...
La CGT arrive en tête dans 25 CE sur 27 à la SNCF et continuera de faire la pluie et le beau temps, y compris au sein du CCE…
... et dégringolade électorale
Au CE SNCF Clientèles, la CGT poursuit sa dégringolade électorale. 1ère en pourcentage en 2004, 2ème en 2006 elle se retrouve 3ème après le scrutin du 26 mars, devancée par l’UNSA et la CFDT.
Elle devrait malgré tout « gérer » le Comité grâce à une majorité relative en sièges.
Nous utilisons le conditionnel car le siège « exécution » n’a pas été attribué. Le quorum de votants n’ayant pas été atteint, un second tour sera organisé le 23 avril prochain.
Les rois du minimum syndical
Traditionnellement ce siège revient à la CGT au sein du CE Clientèles. Au vu du petit nombre de votants, il aurait suffi à la CGT de faire le « minimum syndical » au cours de la campagne électorale pour que le nombre de votants soit suffisant et le siège assuré…
Mais les cheminots concernés n’ont pas vu la couleur d’un tract de la CGT pour, simplement, leur demander de participer au scrutin...
Changement ou continuité ?
Pour la campagne électorale c’était service minimum à la CGT ! Souhaitons qu’avec l’arrivée d’une nouvelle équipe pour gérer le CE, ce soit la fin des « sévices maximum » auxquels certains salariés du CE Clientèles ont droit depuis près de trois ans…
22 mars 2009
L’ANTIDOTE ?
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
L'antidote, c’est le slogan publicitaire de la CGT à l’occasion des élections professionnelles à la SNCF le 26 mars 2009.
CGT-CFDT même combat
Ce sera la première fois que la loi sur la représentativité de 2008, voulue par Sarkozy et « agréée » par la CGT et la CFDT, sera effective à la SNCF. La « disparition » programmée de certaines organisations syndicales et le souci du « vote utile » pour éviter l’éparpillement des voix devrait bénéficier aux plus gros syndicats à la SNCF et, peut-être, à la CGT.
La Tribune à Didier
La lecture du dernier numéro de la Tribune des Cheminots, organe officiel de la CGT Cheminots montre une certaine inquiétude pour ces élections. Ainsi, l’interview du secrétaire général Didier Lereste est intéressante.
100% ou...
Tout d’abord, le titre : « Même si vous n’êtes pas d’accord à 100% avec la CGT, la CGT vous défend à 100% » Cette affirmation est évidemment faite pour ratisser large et s’adresse aux habituels électeurs des « petites OS » appelées à disparaître de l’échiquier syndical de la SNCF.
...sang pour sang ?
Pour certains adhérents de la CGT, la réalité est tout autre. Ce serait plutôt : « Même si je suis d’accord à 100% et adhérent de la CGT, la CGT refuse de me défendre lorsque je suis harcelé par mes employeurs surtout s’ils sont de la CGT !». Malika et Pierre sur son lit de souffrance sont bien placés pour en parler
Un choix centriste...
Ensuite, Didier Lereste résume les choix des cheminots pour ces élections entre trois types de syndicalisme :
- 1un syndicalisme qui mêle activisme, populisme, démagogie et qui cherche à maintenir le salariat dans la colère et le mécontentement"/ " (pour ceux qui n’auraient pas compris, il s’agit de Sud Rail dont la CGT craint qu’il ne grignote une part du gâteau que représente les CE et le CCE des Cheminots)
- 2/ un syndicalisme réformiste (ah le gros mot !) cher au Président Pépy (il s’agit de l’UNSA et de la CFDT qui visiblement font moins peur que Sud Rail)
- 3/ un syndicalisme de contestation, d’action, de lutte, de propositions et de négociations paré de toutes les vertus (normal puisqu’il s’agit de la CGT elle-même)
... et assumé
Etonnante déclaration qui présente, la CGT Cheminots comme un « mix » entre contestation et réformisme, une sorte de Centre ou de Nouveau centre, contestataire dans les mots mais partenaire privilégié de la direction de la SNCF ou du « pouvoir », discrètement, quand il le faut...
Le Père Noël au soutien...
Dans ce même numéro de la Tribune des Cheminots, nous avons noté que des annonceurs "amis" apportaient un soutien publicitaire à la CGT Cheminots.
Il s’agit d’un organisateur de spectacles de Noël et d’un fournisseur de jouets.
... le CE Clientèles aussi
Bizarrement (ouaf, ouaf, ouaf), ces deux prestataires sont aussi ceux du CE SNCF Clientèles.
Récemment, la secrétaire CGT du CE Clientèles, à quelques jours de la fin de son mandat, et sans en référer aux autres élus, a versé un acompte substantiel à l’un de ces annonceurs pour le spectacle de Noël de fin 2009, forçant ainsi la main à la nouvelle équipe qui sera élue le 26 mars prochain qui sera obligée de choisir ce prestataire... Mais bien sûr, tout cela n’est que pure coïncidence…
Larousse...
Pour terminer, (histoire de s'amuser un peu) nous avons cherché la définition du mot « antidote » dans le petit Larousse :
- 1/ Contrepoison d’un toxique donné ;
- 2/ Remède contre un mal moral, psychologique ».
... et psychiatrie
Au vu de ces définitions, ce choix comme slogan de la CGT Cheminots pour les élections du 26 mars, tient peut-être du lapsus (révélateur) et de l’autocritique inconsciente et débutante…
Si tel était le cas, ce serait un moindre mal…
23 novembre 2008
DANS LE PANIER DE CRABES DU REFORMISME
Pour les nouveaux lecteurs : texte initial
Belote...
Après avoir « vendu » le régime spécial de retraite des Cheminots dès le 18 octobre 2007, la Direction de la CGT Cheminots a remis ça pour le conflit Fret qui devait commencer le 23 novembre 2008.
Et re-belote !
C’est ainsi que, le 21 novembre après-midi, la CGT a annoncé qu’elle préférait « suspendre le mouvement pour ne pas donner des arguments à ceux qui voudraient accélérer la filialisation du Fret SNCF ».
A la Lanterne ?
Dans les deux cas, la méthode a été la même : appeler à l’unité syndicale et à l’action pour mieux se mettre à négocier, en catimini, avec le ou plutôt LES pouvoirs, avant de « torpiller » l’action en rejetant, ensuite, la faute sur les autres.
Comme Chérèque en 2003
La CGT a utilisé, sans vergogne, la même méthode que la CFDT de Chérèque en 2003 lors de la réforme des retraites du régime général qui avait amené une arrivée d'adhérents de la CFDT à la CGT.
Un réformisme annoncé
C’est la confirmation définitive que la direction CGT a fait le choix du réformisme, tant décrié en 2003, pour des intérêts de boutique et sans tenir compte de l’avis de ses adhérents.
Dès le 21 novembre au matin les interviews (Lereste aujourd'hui et cgt les echos) du secrétaire général de la CGT Cheminots donnaient le ton puisqu’il y annonçait que les « négociations continuaient » et laissait deviner la compromission de l’après-midi.
Mais le plus grave, c’est que ce refus de l’action était programmé depuis longtemps par la Direction de la CGT :
- Comment la CGT peut-elle affirmer que ce retrait honteux permet d’éviter une accélération de la filialisation du Fret ? Depuis plusieurs mois, la CGT a accepté, sans un mot, la création de la Direction Nationale Fret qui permettre, demain, la filialisation. la seule action de la CGT a été de négocier du « fric » avec la Direction du Fret. Pour quelle contrepartie ? Pour quelle compromission ?
- Pourquoi, les préavis de grève déposés par la CGT depuis un an, ne concernent-ils pas tous les agents de la SNCF ? Comment peut-on, officiellement, s’opposer à l’organisation en branches de l’entreprise et, en même temps l’anticiper (donc l’accepter) en morcelant l’activité revendicative des cheminots. Pour cette action des roulements « Fret », seuls les agents de la Traction étaient appelés à l’action alors que TOUS les cheminots sont concernés puisqu’ils ont tous le même statut… pour l’instant.
Après la lutte des classes…
C’est donc bien un nouvel exemple de co-gestion CGT/SNCF que nous venons de vivre au détriment des cheminots et des adhérents de la CGT, non consultés et méprisés. …
La lutte des places ?
La direction de la CGT a fait le choix du réformisme et du reniement de ses valeurs pour de minables intérêts de boutique.
Nous ne pouvons, comme adhérents, que le déplorer…
Soutien sans faille
Avec ce nouveau reniement, nous comprenons mieux le soutien sans faille apporté par la Direction de la CGT à la secrétaire du CE Clientèles et certains de ses sbires du syndicat de Paris 12 : ils sont en phase avec la nouvelle ligne fédérale, le fric et les intérêts personnels d’abord et le reste après !
Comment s’étonner ensuite avec un tel soutien que tous les moyens leur paraissent bons pour parvenir à leurs fins et éliminer ceux qui osent dénoncer leurs méthodes et leur résister ?
