Le Collectif des Mille : l'Economie sociale, ses joies, ses peines

Bienvenue camarades blogueurs ! Le blog du collectif des 1000 créé par obligation et par nécessité pour financer les 1000 euros d’honoraires que notre syndicat refuse de prendre en charge, a l’ambition de vous faire partager notre expérience au sein de l’

08 janvier 2012

CRE RATP, CE/CCE SNCF MEME COMBAT ?


Pour les nouveaux lecteurs : texte initial

 

Le rapport de la Cour des Comptes sur le CRE RATP a fait grand bruit.

SNCF NON, RATP OUI !

L’intervention de la Cour des Compte s’est déroulée à partir de l’automne 2010 en lieu et place du contrôle prévu, initialement, dans les CE et au CCE de la SNCF.

VIVE MARIANNE, HI !

Le contrôle, qui avait commencé au CCE SNCF, aurait été stoppé fin 2010, sur intervention du Ministère des Transports  avec, approximativement,  l’argument suivant : « le dossier des CE et du CCE de la SNCF est très important et vu l’ampleur du contrôle à effectuer mieux vaut « commencer » par le « petit » CRE RATP pour revenir ensuite à la SNCF »

Si on connaît le résultat à la RATP, la Cour des Comptes ne reviendra pas au CCE SNCF, puisque, nous l’avons appris dernièrement l’intervention prévue a été purement et simplement annulée.

DES QUESTIONS SANS REPONSES

Si tous ces faits sont avérés, ils soulèvent de nombreuses questions :

  • Pour quelles raisons, le Ministère des Transports est-il intervenu pour différer le contrôle ?
  • Pourquoi le contrôle différé au départ n’a-t-il pas été « reprogrammé » ensuite ? 
  • L’intervention initiale du Ministère a-t-elle été précédée d’une « négociation » entre la CGT, qui dirige le CCE, et le Ministère pour différer le contrôle ?
  • Si une « négociation » CGT/Ministère était confirmée, la CGT a-t-elle « sacrifié » le CRE RATP pour tenter de sauver le CCE SNCF ?

GAMBIT ?

Si la réponse à cette dernière question était positive on peut se demander ce qu’auraient bien pu découvrir les auditeurs de la Cour des Comptes lorsque l’on voit ce qu’ils ont trouvé au sein du « petit » CRE RATP…

Mais bien sûr, il ne s’agit là que d’hypothèses…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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20 décembre 2011

LA CABANE (BIENTÔT) SUR LE CHIEN ?

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial

 

L’emballement médiatique consécutif au rapport parlementaire « enterré » sur le financement des syndicats et la parution du rapport de la Cour Des Comptes sur la gestion du CRE RATP s’est un peu calmé.

Le bal des faux-culs

Nous avons eu droit à un « bal des faux-culs » du plus bel effet de la part des dirigeants des principales confédérations syndicales. Ils demandent tous maintenant la publication du rapport parlementaire… puisqu’ils savent que c’est parfaitement impossible avant… 2041 ce qui laisse le temps de se retourner (peut-être, après tout, certains seront-ils toujours en place…).

20 ans après ?

Pour la RATP, il faut « laisser la justice faire son travail » ce qui (si l’on se réfère au CCAS d’EDF) prendra, au minimum, plusieurs années, à l’instar de ce qui s’est passé pour les politiques en matière de financement des partis (voir les emplois fictifs de la ville de Paris !)

Nous avons trouvé sur le site de la CGT, une « réponse » à ces deux événements dans lesquels la CGT semble être particulièrement impliquée… Il s’agit d’un article intitulé : « quand on veut tuer son chien… »

Le contenu de cet article ne nous a pas surpris. Utilisé, en premier lieu à l’attention des adhérents, une fois les médias calmés, il reprend tous les poncifs éculés, utilisés depuis des années, pour détourner l’attention de la base des véritables questions que posent les dérives dans la gestion des CE.

C’est jamais le bon moment… et toujours les mêmes rengaines

Résumons. Si ces affaires « sortent », il s’agit évidemment « d’un complot du (grand) Capital, du MEDEF et du gouvernement contre la CGT parce qu’elle fait peur à tous ces mécréants ».

De même le rappel du « Conseil National de la Résistance » qui a permis la création des CE fait référence à l’Histoire (sous entendu : évoquer des dérives financières dans les CE gérés par la CGT aujourd’hui reviendrait, presque, à remettre en cause l’héroïsme de la CGT pendant la seconde guerre mondiale… comme si cela avait quelque chose à voir !) 

Camarades, y’a des enjeux qui vous dépassent !

En dénonçant les pratiques plus que douteuses dans certains gros CE, on jetterait l’opprobre sur les 32000 CE et leurs élus. Ben voyons !

Et la CGT rappelle SA vérité : c’est le manque de moyens alloués aux CE qui expliquerait ces viles attaques… Sauf que dans le communiqué en réponse au rapport de la Cour des Comptes, la CGT RATP explique que sa gestion était excellente puisque… les comptes étaient équilibrés !

Les moyens étaient donc suffisants : les comptes sont équilibrés malgré des « dérives » (à confirmer par la Justice, évidemment !) ayant consommé une partie de la dotation sociale au détriment des ressortissants RATP...

Autruches ? Faisans ? Les deux ? 

« Qui veux tuer son chien dit qu’il a la rage » assène l’article de la CGT…

Mais qui sera responsable le jour ou la cabane va tomber sur le chien au risque de le tuer ?

Les Faisans responsables des pratiques justement dénoncées par la Cour des Comptes et reprises par la presse ou les Autruches qui laissent perdurer et couvrent systématiquement (et par tous les moyens) de telles pratiques ? 

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04 décembre 2011

UN RAPPORT QUI DERANGE... ET QU'ON ENTERRE

Pour les nouveaux lecteurs : texte intial

 

Nous reprenons le cours de notre blog après plusieurs mois, occupés à résister.

Résistances

Résistance contre les coups tordus de « patrons/syndicalistes voyous » dans leurs tentatives de licenciement de deux salariés du CE Clientèles mais surtout combat contre la maladie de ces mêmes salariés, conséquence d’un harcèlement violent qu’ils ont subi depuis trop longtemps, en toute impunité pour leurs bourreaux...

Espoirs de transparence...

Depuis le mois de juin, une commission d’enquête parlementaire sur le financement des organisations syndicales se déroulait, à l’initiative du Nouveau Centre qui était chargé d’en établir le rapport et de formuler des propositions.

Dans le cadre des nombreuses auditions, différentes dérives dans les CE et au CCE de la SNCF mais aussi dans d’autres structures d’économie sociale « contrôlées » principalement par la CGT (CCAS d’EDF entre autres) avaient été relevées.

Cette commission inquiétait visiblement les appareils syndicaux puisque, par voie de presse, le Ministre du Travail et « l’Elysée » avaient rassuré directement les « leaders » de la CGT et de la CFDT sur l’avenir de ce rapport.

... vite déçus !

La semaine dernière, les actes ont été mis en adéquation avec ces engagements ! Le 30 novembre 2011, au moment du vote des membres de la commission pour l’adoption du rapport, l’abstention, in extremis, des députés UMP, sur intervention du Président du groupe à l’Assemblée, a permis que ce rapport ne soit pas voté.

Copains/coquins !

Visiblement, les ordres sont venus « d’en haut » et les « godillots » ont obtempéré, servant ainsi les intérêts des appareils syndicaux qui sont pourtant, officiellement, les ennemis jurés de la droite en France…

Une triste première...

C’est la première fois sous la 5ème république qu’un rapport parlementaire est ainsi enterré (puisqu’il ne peut plus être rendu public) ! Outre les dizaines de milliers d’euros d’argent public gaspillés (des dizaines d’auditions et des personnels mobilisés pour un rapport finalement jeté à la poubelle), cette magouille politico-syndicale génère des questions :

  • Pourquoi les appareils syndicaux avaient-ils si peur de ce rapport et des recommandations qu’il formulait ?
  • Quelles contreparties ont été offertes à Sarkozy, en échange de ce coup de main ?


La réponse semble évidente : une promesse d'impunité sur toutes les pratiques déviantes (surtout financières !) couvertes et encouragées par les appareils syndicaux, ces mêmes appareils prenant, en échange, l’engagement de « contrôler » de manière « unitaire » le mécontentement social grandissant dans notre pays.

Remember 2007 !

C’est ce qui s’est déjà passé à plusieurs reprises depuis l’accession au pouvoir de Sarko, que ce soit pour la réforme des retraites du régime général et les régimes spéciaux, en 2007, la presse annonçant que tout s’était réglé « à la Lanterne » entre gens de bonne compagnie en quelque sorte…

Echanges de "bons procédés"

Cette « entente cordiale » entre droite et appareils syndicaux inclut évidemment, un ralentissement par le Pouvoir des procédures judiciaires qui pourraient mettre au jour et condamner des pratiques illégales : c’est le cas pour le dossier du CCAS d’EDF qui stagne depuis 2002 ou 2003 (en échange le changement de statut d’EDF est passé comme une lettre à la Poste !) mais aussi pour les détournements au CCE de la SNCF pour lesquels, la Justice ne semble pas pressée depuis 2008...

Il n’est pas exclu que cet « accord occulte » ait inclus différentes procédures pénales pour harcèlement moral qui traînent, sans raison, depuis de nombreuses années.

Il y a pourtant des éléments accablants sur l’implication de responsables syndicaux dans ces actes de harcèlement, qui plus est en détournant la dotation sociale d’un CE, pour exercer ce harcèlement et mettre en danger et en souffrance permanente des salariés dont ils avaient la responsabilité comme employeurs.

Triste conclusion

Officiellement, l’UMP a laissé le vote des députés PS, empêcher la publication de ce rapport parlementaire « parce qu’il n’était pas utile à 4 mois de la Présidentielle ». Cette conception de la démocratie « à quatre mois de la présidentielle » alimente le sentiment du « tous pourris » qui cause tant de tort à la Démocratie, surtout... « à quatre mois de la Présidentielle »

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20 décembre 2010

FIGARO CI, FIGARO LA…

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



QUAND LE FIGARO S'INQUIÈTE  DE LA BAISSE ÉLECTORALE DE LA CGT :
IL FAUT SAUVER LE SOLDAT THIBAULT !

Dans un éditorial, paru dans le Figaro le 8 décembre 2010 et intitulé : Pourquoi la CGT recule après les retraites, Marc Landré, le journaliste, donne son point de vue sur les conséquences électorales de la mobilisation sur les retraites et de sa gestion par la CGT.

Sans partager son analyse (celle d’un homme de droite dans un journal de droite !) il délivre des informations intéressantes :

  • la baisse électorale systématique, et parfois importante, de la CGT que ce soit, à la RATP (-4), chez GDF Suez (-7), dans les CROUS (-5), chez EDF (-4), à La Poste (-2,3) l’hiver semble froid et précoce pour la CGT !
  • la raison principale de ces échecs à répétition réside dans la tentation du grand écart de Thibault (privilégiant son alliance avec Chérèque tout en ne paraissant pas trop conciliant, brouillant ainsi le message) qui a finalement désorienté tout le monde, les combatifs comme les réformistes…
  • les accusations internes à la CGT reprochant à Thibault d’avoir pactisé avec Sarkozy
  • le fait que les délégués cégétistes ont une pratique syndicale dépassée, accaparés par les réunions paritaires pendant que d’autres, comme SUD arpentent le terrain

Inquiets pour mars 2011

Intéressant aussi dans cet article, les inquiétudes de la droite sur des élections professionnelles à la SNCF, en mars 2011, qui confirmeraient la tendance baissière de la CGT.

Sans blocage du pays : pas de victoire !

Le journaliste précise ensuite :

« La retenue de la CGT pendant le conflit sur les retraites dans les transports, parce que le service minimum ne permet plus de bloquer le trafic et que tout mouvement non général est voué à l’échec, pourrait séduire les tenants d’un syndicalisme moderniste que Bernard Thibault tente d’imposer depuis 10 ans. Il en va de l’avenir, en partie de la CGT »

Compromis ou compromission ?

Que rajouter sinon que le Figaro pense QU’IL FAUT SAUVER LE SOLDAT THIBAULT ! Pour quelles raisons ? Parce que, visiblement, la complicité, la connivence avec Sarkozy sont utilisées pour continuer à détricoter le reste des acquis sociaux des Français… Pour quelles contreparties ? Quelles qu’elles soient, elles ne sont pas glorieuses pour le mouvement syndical même si, n’en doutons pas certains membres des Appareils y trouveront leur compte…   

Un commentaire de l’article « tout mouvement non général dans les transports est voué à l’échec » confirme que, délibérément, la CGT « par sa modération » a tout fait pour éviter une grève totale à l’occasion de la réforme des retraites comme cela avait été le cas en 1995 !

Alors que les raffineries étaient bloquées, si pas un train n’avait roulé pendant 8 jours, le gouvernement aurait vite été « à genoux ».

Vote à bulletins secrets : comme au CE Clientèles !

Les dirigeants de la CGT (et pas que Thibault) ont fait le choix, délibéré,  d’empêcher un tel scénario… La multiplication de conflits illisibles à la SNCF au printemps dans le but d’affaiblir les militants (et surtout les sympathisants) pour les « calmer sur les retraites » de l’automne ou les déclarations sidérantes de Lereste sur le vote à bulletin secret dans les AG, démontrent que cet échec sur les retraites était non seulement programmé mais voulu par des dirigeants de la CGT…

Alors, faut-il s’inquiéter de l’avenir de la CGT ? Certainement mais pas pour les mêmes raisons que le Figaro !



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15 septembre 2010

DÉRIVES DE L'ÉCONOMIE SOCIALE

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



Nous avons découvert sur le site de l’Institut Polyani, un texte de Gilles RIVET de COPAS, cabinet spécialisé dans les interventions au sein d’entreprises de l’économie sociale.

Le texte que nous publions aborde la problématique de la démocratie au sein des organisations de l’économie sociale.

Il évoque ainsi dès le début : « j'ai eu l'occasion de constater une faible capacité d'innovation des organisations de l'économie sociale en matière de démocratie sociale, voire des pratiques parfois en retrait sur le simple droit du travail.
À partir de ce constat, un nombre croissant d'entreprises de l'économie sociale semblent vouloir réagir à ce qui est analysé comme un décalage entre, d'une part, les valeurs portées, défendues, revendiquées par ces organisations dans leur intervention et, d'autre part, des pratiques de management souvent fort éloignées voire en contradiction avec ces valeurs »
.

Rien sur les souffrances infligées aux salariés

Malgré ce constat la contribution qui suit, pour brillante qu’elle soit, n’évoque à aucun moment les raisons qui, le plus souvent, sont à l’origine de ces dérives de management provoquant de nombreuses souffrances chez les salariés. Il ne propose pas, non plus de solutions pour mettre fin à ces dérives qu’elles soient éthiques ou autres.

Des années de dérives, en toute connaissance de cause

Pour ce qui concerne le CE SNCF Clientèles, les dérives évoquées dans le texte de Monsieur RIVET existent depuis des années et perdurent toujours aujourd’hui, bien que les organisations syndicales concernées soient parfaitement informées de la situation.

Remember "l'audit bidon"

Plus grave, l’amplification de ce harcèlement, sa systématisation au sein du CE SNCF Clientèles contre deux salariés, ont été rendues possible grâce à un audit de commande décidé par des responsables de la CGT.

Le cabinet choisi, spécialisé dans les interventions au sein d’entreprises de l’économie sociale s’est montré complice, complaisant et peu scrupuleux pour aboutir aux conclusions souhaitées par l’employeur CGT permettant une amplification significative du harcèlement.

Pour quelles raisons des intervenants de cabinets de l’économie sociale se comportent-ils de la sorte ?

Pourquoi la critique du texte de Monsieur RIVET apparaît-elle délibérément incomplète ?

Laisser son éthique dans sa poche...

Certainement parce qu’il est difficile de mordre la main qui vous nourrit et que, pour durer dans ce milieu, il faut savoir laisser son éthique dans sa poche en laissant son mouchoir par-dessus…

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12 juillet 2010

UN « CADEAU » DE WOERTH

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



Eric Woerth, alors qu’il était ministre du Budget, et pas encore ministre du Travail, a fait cadeau au CER de Lyon, dirigé par la CGT, d’un redressement fiscal d’un montant total de 700 000 euros (591 000 euros de TVA + 103 000 euros d'intérêts de retard) consécutif à un contrôle fiscal portant sur les exercices 2002/2004.

En toute transparence...

Cette fois, pas d’enregistrements pirates pas de fuites intempestives pour découvrir ce joli « pot aux roses : il suffit de lire la présentation des états financiers du CER de Lyon pour 2009 !

En bas de la page 18, au point f/ litige, on peut lire à la fin du paragraphe : « les redressements potentiels ont été définitivement abandonnés, suite au courrier du Ministre E. Woerth »

Généreux Éric !

Entre les états financiers de 2008 et 2009, les redressements sont passé de « définitifs » en 2008 à « potentiels » en 2009, confirmant ainsi que c’est bien d’un cadeau dont a bénéficié la CGT suite à sa demande, de la part du généreux Eric…

Pour quelle raison ? Quelle contrepartie ? Mystère et boule de gomme !

Quoique...

Bien sûr, dans le cas présent, pas question d’envisager des enveloppes kraft pour financer une quelconque campagne électorale…

Tout s'achète et tout se vend

Mais il se trouve quelques esprits chagrins pour constater que depuis ce « cadeau », Woerth est passé du Budget au Travail, chargé de la réforme des retraites… Une petite « fluidification des relations sociales », n’a jamais fait de mal à personne et la « Sarkozye » ultra-libérale (tout s’achète et tout se vend) n'en serait pas à son premier cadeau à la CGT pour faire avaler la remise en cause de tous nos acquis sociaux…

Mais tout cela n’est que supputation, à l’instar des accusations sans fondement (hi, hi, hi !) contre notre pauvre Eric dans l’affaire « Bettencourt »…

Encore les salariés qui payent !

Toujours est-il que ce « cadeau » providentiel permet à la CGT de présenter des résultats en amélioration sur le CER SNCF de Lyon puisque la suppression de nombreux emplois supplémentaires en 2009 permet aux résultats de (presque) sortir du rouge.

Bien sûr, une grande partie du budget de fonctionnement continue à être ponctionnée par les élus et leurs organisations syndicales mais que voulez-vous, les orientations de la CGT sont les orientations de la CGT…

Je fais un rêve...

Quant à la réforme des retraites, rêvons un peu et espérons que l’Appareil de la CGT, pour une fois, soit prêt à en découdre pour la faire… avorter !


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20 juin 2010

TRAVAILLER AVEC DES CONS

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial

C’est le titre d’un livre édité chez "J'ai lu" et sous-titré « Indispensable guide de survie au bureau ».

L’auteur Tonvoisin DEBUREAU (serait-ce un pseudo ?) dénonce, parfois avec humour, des situations de travail qui souvent génèrent de la souffrance, souvent par perversité. D’ailleurs, à la fin du bouquin, Tonvoisin donne de nombreuses adresses d’associations aptes à prendre en charge la défense de salariés victimes de harcèlement moral.

Manageurs pervers

Certains extraits rappellent ce que nous relatons dans le blog « Milleuros ». Par exemple pour ce qui concerne le management pervers : 

  • Page 72 : « Ses méthodes sont visqueuses quoique s’inscrivant dans une longue tradition d’acharnement : vous disqualifier, vous harceler au quotidien à peu près dans tous les domaines sur lesquels il a autorité sur vous, vous humilier… tout cela, c’est sa raison de vivre. » … « Pas de chance pour vous, vous êtes son obsession. Pourquoi ? C’est la première question que se pose tout harcelé. »… « parmi les explications : vous lui faites de l’ombre ; vous ne semblez pas reconnaître sa magnificence ; vous avez refusé ses avances (même si, j’en conviens, c’est pour une grande part inconscient que cette attirance soit hétérosexuelle ou homosexuelle) ; vous ne semblez ne pas le craindre… »
  • Page 73 : « ignorant du travail en équipe, il s’attribue votre travail ou, selon son humeur versatile, le disqualifie et vous déjuge » ; « vous devez comprendre que ses évaluations sont révélatrices d’un symptôme tout à fait remarquable, puisqu’il vous accuse généralement de tout ce qui fait sa belle médiocrité au quotidien. Cela s’appelle un transfert. »
  • Page 80 : « Son incapacité à déléguer est une constante. Ourdissant des complots à tout va, le con au bureau vit de fait dans une sorte d’éternelle paranoïa. Comme si tout le monde était centré sur la démolition de sa petite personne. »
  • Page 81 : « Tout au long de cette étrange traversée, votre travail consistera à ne pas couler en évitant les écueils et les crocs en jambe, parce que, si la destination est aléatoire, une chose est certaine : dans une traversée à hauts risques, pour ramer, vous allez ramer ! »
  • Page 93 : « le con au bureau présente les traits pathologiques suivants : des difficultés narcissiques importantes au niveau de l’estime de soi, un besoin d’emprise excessif sur les autres, une difficulté à gérer son agressivité qui se manifeste sous la forme d’un comportement azimuté… il existe un hiatus entre ses capacités intellectuelles et ce qu’il éprouve au niveau affectif. Le con au bureau va donc être quelqu’un de très susceptible… La faille narcissique du con au bureau est telle que si un subordonné s’avise de lui faire comprendre qu’il est dans l’erreur, il risque l’écroulement. En effet, quelque critique qui puisse être émise, il l’assimile à une attaque personnelle. S’il finit par comprendre qu’il est vraiment dans son tort, le con au bureau inverse les rôles, s’approprie l’idée de son subordonné. »
  • Page 94 : « c’est bien de son incompétence que le con au bureau se défend. En effet, pour lui il n’existe pas d’alternative. Ou il arrive à se convaincre qu’il est le meilleur (digne du regard de son père), ou il ne vaut rien (indigne du regard de son père)… du fait de sa paranoïa, il est impossible de négocier avec lui… c’est pour cela que les équipes éprouvent une véritable crainte par rapport à quelqu’un dont elles sentent qu’il possède en lui tout l’attirail du con psychopathe ».
  • Page 95, en bas de page figure une "définition" de la paranoïa du con au bureau : « Prompte riposte – le plus souvent sur le mode de l’engueulade – contre tout ce qui est ressenti comme une menace. Recherche excessive de motifs cachés et de significations particulières, quitte, s’il le faut à inventer de fausses preuves, à propager des rumeurs ».
  • Page 100 : « le con au bureau est un grand malade mais il est surtout et avant tout un grand pervers… Cette perversion va s’exprimer dans ce qu’il est convenu d’appeler les perversions du management ». Les perversions organisent l’effort de nier l’existence (de la victime), de l’invalider, de la déprécier, de la dégrader, de la tenir pour rien ou de l’avilir… La jouissance du con au bureau, c’est votre souffrance morale à vous. ».
  • Page 101 : « A l’échelle managériale, les perversions participent de l’intention de chosifier les salariés. En cela elles sont d’abord défense existentielle… toute velléité d’épanouissement des salariés est ressentie par le con au bureau comme une menace vitale. »
  • Pages 101 à 104 : « Concrètement les effets de ces perversions vont s’exprimer par :
  • 1/ la loi du plus fort : tant qu’il est « n » quelque chose, le con au bureau s’arroge tous les droits 
  • 2/ le choix de favoris : protéger et encourager les favoris, c’est favoriser l’envahissement des médiocrités… Semblable au père Goriot, dressé à lécher la main de son maître quand elle est pleine de sang, le favori ne discute pas, ne juge pas, il ferait tout pour le con au bureau, en un mot, en un seul, il est porte serviette
  • 3/ l’apparition de la corruption : il organise les compromis et les malversations… Garantie sur facture, le con au bureau est passé maître dans la magouille et les détournements en tout genre.
  • 4/ les humiliations et disqualifications quotidiennes… (pas la peine d’en rajouter)
  • 5/ l’évidence de leur impuissance : lorsqu’ils sentent qu’ils perdent pied, que leur incompétence va forcément être vue de tous, les cons au bureau ne s’expriment plus par des mots mais par des cris quand ce ne sont pas des hurlements. »

Ces morceaux choisis sont accablants et fort justement distillés.

Si vous êtes victime d’un con au bureau, achetez ce petit bouquin. Il ne règlera pas forcément le problème mais il vous permettra de comprendre que ce n’est pas vous qui êtes en cause… et vous incitera à continuer à résister… 


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06 juin 2010

PEU D’ADHERENTS, BEAUCOUP D’ARGENT

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial


Courrier international a publié le 29 avril 2010, un article du journal allemand Die Zeit sur les syndicats français et intitulé : « peu d’adhérents, beaucoup d’argent ».

Situation du syndicalisme en France...

Cet article est intéressant en premier lieu parce qu’il donne un avis indépendant, non hexagonal et critique sur la situation du syndicalisme en France.

... un terrible constat !

Nous y retrouvons de nombreux points dont nous avons fait le constat et qui expliquent, partiellement, les dérives du syndicalisme :

Une bureaucratisation galopante au détriment du nombre d’adhérents et de l’action syndicale

  • « Les syndicats français comptent parmi les plus faibles d’Europe. En France, seuls 7% des salariés sont syndiqués contre 25% en moyenne dans l’UE. Les syndicats (français) ont vu leur adhérents baisser des 2/3 depuis les années 70 pour passer à 1,8 millions pendant que, dans le même temps le nombre de leurs cadres (permanents) quintuplait. »
  • « les syndicats font en outre appel à une armée de salariés dispensés de travailler – tantôt officiellement, tantôt grâce à des artifices juridiques – et à qui on n’oublie pas de fournir téléphone et voiture de fonction, tout en les gratifiant de primes spéciales. »

Pour vivre (et bien vivre) les Appareils syndicaux n’ont plus besoin des cotisations de la base

  • Depuis 1982, les cotisations ont perdu de leur importance du fait de l’obligation de financement par les entreprises. De ce fait, le salarié voit de moins en moins le responsable du syndicat sur le terrain ce qui explique, partiellement, la diminution du nombre d’adhérents.
  • « les syndicats reçoivent beaucoup d’argent des entreprises publiques et même des municipalités bien qu’aucune loi ne leur en donne le droit ».
  • « Michel Donnedu, le trésorier de la CGT a dû avouer que seuls deux tiers des 114 millions d’euros de revenus annuels du syndicat étaient documentés, le reste reposait sur des estimations ».

L’abandon des salariés dans des pans entiers de l’économie française

  • « Nombre d’entreprises comptent deux CGT, une pour les ouvriers, une pour les employés mais lorsqu’on fait un petit boulot de 6heures par jour et qu’on livre des pizzas, on n’a rien à attendre d’un syndicat ».
  • « Les sans papiers dans les petites entreprises de restauration, de nettoyage et de sécurité ne sont pas défendus par les grandes organisations syndicales qui les ont oubliés. Elles préfèrent poursuivre leur activité habituelle… et profitable : défendre leurs bastions… les entreprises publiques qui représentent les deux tiers des adhérents… et la totalité des permanents syndicaux »

Le rôle ambigu de la Direction de la CGT

  • « Les syndicats, en particulier la CGT s’efforcent désormais avec les responsables politiques de limiter la casse sur les délocalisations, à coup de subventions ponctuelles. Sarkozy sait qu’on a besoin d’eux (les syndicats) pour ne pas perdre l’électorat ouvrier et pour accomplir une réforme des retraites qui ne fasse pas mal aux retraités, partie non négligeable de la base syndicale et de… l’électorat de droite »

Conclusion de l’article

  • devant cette situation, « il serait temps pour les syndicats français de s’unir ? Doucement, il n’y a pas d’urgence : l’argent continue d’affluer, la base peut aller et venir, mais l’Appareil lui demeure… »

Bien sûr, il est possible d'ergoter sur deux ou trois points de forme et quelques inexactitudes de cet article. Cela ne remet pas en cause le constat global qui reflète parfaitement la réalité de la situation.

Tous les syndicats français sont en situation de dépendance par rapport à l'Etat, au gouvernement, au MEDEF. Il est bien connu qu'il est très difficile de mordre la main qui vous nourrit...


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01 juin 2010

CONTRE FEUX

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



Le 3 juin 2010, la Fédération CGT des Cheminots organise à la Confédération à Montreuil une rencontre-débat intitulée « Bien-être au travail » et sous titrée « un droit pour les salariés, un devoir pour les employeurs ».

Par un spécialiste de la souffrance au travail

Pour annoncer cette manifestation, Perspectives Syndicales, le mensuel de l’UFCM-CGT s’est fendu d’un article dans le numéro d’avril 2010 avec une interview de l'animateur de cette journée. Ce spécialiste de la souffrance au travail, membre du Bureau Exécutif National (BEN) est adhérent du syndicat UFCM-CGT de Paris 12 dont il était le secrétaire général jusqu’à mi-2009. 

Opportunisme

Cette rencontre, « opportuniste », est la conséquence de la « médiatisation des suicides au travail et les conséquences néfastes pour l’image des entreprises », comme le dit l’interviewé lui-même.

Prise en compte de la souffrance des cheminots...

Il s’agit donc, pour la Fédération CGT des Cheminots de montrer qu’elle se préoccupe de la « souffrance au travail » pour les cheminots, souci légitime s’il en est.

Cette « rencontre » a surtout pour objectif de gommer « les conséquences néfastes pour l’image de l’entreprise CGT Cheminots », mise en cause dans de nombreux cas de harcèlement dans les CE et au CCE de la SNCF qu’elle dirige.

... mais pas de celle des salariés des CE SNCF

La réunion du 3 juin est un contre-feu aux articles de presse qui se sont multipliés ces derniers mois mais aussi une action préventive pour tenter de prouver sa bonne foi dans le cadre des procédures en cours et à venir dans lesquelles la CGT risque d’être mise en cause…

Sacré cumulard !

A ce titre, le choix de l’animateur de cette journée du 3 juin 2010, n’est pas anodin. D’avril 2006 à fin 2007, il a cumulé les fonctions de secrétaire du syndicat de Paris 12 et de premier secrétaire adjoint du CE SNCF Clientèles. Cette dernière responsabilité le mettait en position d’employeur vis-à-vis des salariés du CE Clientèles.

Aux premières loges

Il se trouvait donc « aux première loges », comme employeur et comme syndicaliste, secrétaire du syndicat, lorsque deux salariés CGT du CE Clientèles ont subi les premières mesures du harcèlement dont ils sont toujours victimes aujourd’hui. 

En support de cette réunion du 3 juin, les participants auront certainement à disposition les documents sur le harcèlement moral du site confédéral de la CGT comme cet article de Jean Claude Valette, psychologue du travail qui donne cette définition d’une situation du harcèlement moral.

"Le harcèlement moral procède à la fois :

Cas d'école

Les participants de la rencontre débat du 3 octobre 2010 pourront étudier, en détail, le cas des salariés du CE SNCF Clientèles qui subissent au quotidien et point par point le harcèlement tel que défini ci-dessus…

Abandon de ses propres adhérents

L’animateur de la rencontre du 3 juin, leur expliquera comment et pourquoi des responsables de la CGT ont pu planifier de telles pratiques discriminatoires mais aussi ce qui a amené leur syndicat CGT (qu’il dirigeait) à leur refuser toute aide,  en cautionnant systématiquement les pratiques de ces patrons voyous...




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23 mai 2010

LE SINGE ET L'OISEAU

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



En début de semaine, les salariés harcelés du CE Clientèles ont été agressés, en pleine rue, et avec une grande brutalité par un adhérent de la CGT Paris 12.

Ce dernier ne supporte pas que ces salariés militants (un à SUD et l’autre à la CGT) ne se laissent pas liquider par ses amis, dirigeants du syndicat de Paris 12 et de manière directe ou indirecte du CE SNCF Clientèles.

Après les avoir traités de « singes » il les menacera physiquement, bousculant Pierre violemment.

Un témoin, Alexandrine, nous a fait parvenir une version très personnelle et versifiée de cette scène que nous reprenons ci-dessous.


LE SINGE ET L’OISEAU
(à la manière de…)

Un singe sur le point du boulevard traverser
Quand l’oiseau, un merle, l’apostropha excité
« Le primate, prosterne toi, tu bouffes grâce à moi »
Persifla l’oiseau se prenant pour un bwana
Devant tant de furie, d’injures et de lazzis
Le singe de prime abord se trouva ébahi
Puis avec malice devant tant de connerie
Fit face à l’intrus et doucement répondit
« Tu te dis militant, tu n’es qu’un gros feignant
Roi de la lutte des places, tu t’en vas éructant
Donneur de leçons mais le plus souvent absent
Quand les singes souffrent à cause de piafs dans ton genre
Bons a rien et prêts à tout comme cet esclandre
Le montre aux passants ». L’oiseau à court d’argument
Continua pour la forme moins moqueur qu’avant
Bomba le torse et voulu devenir violent
Menaçant le singe d’un coup de bec bien saignant
Celui-ci fit face au volatile calmement
Et l’acheva lui disant : « au lieu de brailler
C’est à ta conscience que tu devrais t’adresser
Toute cette haine, tu ne la dois qu’à toi-même
Ne rejette pas sur l’autre tes faiblesses tes problèmes
Nous sommes des Résistants des militants sincères
Et de tes petitesses nous n’avons plus que faire »
A ces mots l’oiseau la queue basse fit demi-tour
Et tout penaud se réfugia dans sa basse cour
Avec pour seule alternative envisageable
La honte tout d’abord puis… le confessionnal

Morale

Si l’oiseau de mauvais augure t’agresse un jour
Fais face et résiste il fait demi-tour, toujours…


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