Le Collectif des Mille : l'Economie sociale, ses joies, ses peines

Bienvenue camarades blogueurs ! Le blog du collectif des 1000 créé par obligation et par nécessité pour financer les 1000 euros d’honoraires que notre syndicat refuse de prendre en charge, a l’ambition de vous faire partager notre expérience au sein de l’

20 décembre 2009

TÊTUS LES ATTENDUS !

 Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



Le 19 novembre 2009, le Conseil des Prud’hommes de Paris a fait parvenir au CE SNCF Clientèles, les attendus du jugement condamnant le Comité d’établissement pour harcèlement moral le 8 juillet 2009

Ces attendus très complets et exhaustifs sont consultables ICI

Lors de la réunion plénière du CE SNCF Clientèles, le 17 décembre 2009, la secrétaire CGT du Comité a proposé aux élus une délibération pour interjeter appel de cette décision. 

Le culte du secret... et de la désinformation

Le vote a été organisé à bulletins secrets (ça devient une habitude). Seuls 7 élus sur 11 y ont participé, l’UNSA et la CFTC refusant de s’associer à ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement envers des salariés et une fuite en avant qui risque de coûter très cher au CE Clientèles…

Les 4 élus CGT et les 3 élus CFDT seuls participants au scrutin ont voté, unanimement, pour la délibération proposée par la secrétaire CGT.

Visionnaire la CGT !

La volonté de faire appel n’est pas surprenante de la part de la CGT qui dans une "Information de la Commission Exécutive du syndicat CGT de Paris 12", datée du 25 octobre 2009 (soit un mois avant l’arrivée des attendus !) évoquait déjà cette possibilité.

Par contre, elle est plus surprenante de la part des élus CFDT, au vu de leur prise de position lors du vote sur le recours au Tribunal Administratif pour tenter d’obtenir le licenciement de Pierre.

Si j'avais su, j'aurais intervenu...

Lors de la réunion plénière du 22 octobre 2009, le Représentant Syndical CFDT avait justifié le vote favorable de ses élus à la délibération proposée par la CGT de la manière suivante : « si les élus CFDT avaient constaté un cas de harcèlement au sein du CE, ils l’auraient dénoncé, et ce quelle que soit l’équipe en place et le salarié concerné. A priori, ce n’est pas le cas ».

Vous retrouverez cette phrase ICI page 6 de l’extrait du PV de la réunion du 22 octobre 2009.

Les élus de la CFDT ont-ils lu,  les attendus du jugement du 8 juillet 2009 condamnant le CE SNCF Clientèles pour harcèlement moral ? Pour leur rafraîchir leur mémoire en voici 2 extraits (parmi beaucoup d’autres) :

  • « le conseil constate : que le CE SNCF Clientèles dont les membres sont de la CGT ; que les dirigeants Madame C. et madame B. dirigent le Comité d’établissement. Elles se sont servies de leur autorité patronale pour agir contre un de leurs salariés du même syndicat pour la faire « craquer ». Elles méritent, comme l’écrivent les articles de presse, le titre de « patrons voyous »
  • "Le conseil ordonne au comité d’établissement de la SNCF Clientèles à régulariser sous vingt jours à la date du prononcé les CP de 2006, 2007 et 2008 et rétablir Madame D. dans ses droits. Cette manière de faire démontre, une fois de plus, le harcèlement moral de Madame C. et Madame B., les chefs."

Quelle cohérence !

Après l’intervention du RS CFDT le 22 octobre 2009 et le vote du 17 décembre 2009, difficile de trouver une cohérence dans le positionnement de la CFDT puisque là, l’existence du harcèlement est difficilement contestable…

Solidaires... avec la CGT

Plutôt que de voir dans cette solidarité, sans faille, avec la CGT un effet de la position commune CGT/CFDT sur la Représentativité, peut-être faut-il expliquer ces « coups de main » par une fuite en avant commune pour tenter d’échapper à d’éventuelles responsabilités dans les situations se souffrance infligées à deux salariés du CE SNCF Clientèles.

Cette fuite en avant est bien sûr facilitée lorsque l’on utilise pour cela, la dotation sociale des Cheminots

Comme le montrent les attendus prudhommaux, les faits sont têtus ! 

Difficile maintenant pour toutes les personnes impliquées dans ce harcèlement de « tourner la page » sans tenir compte de ces attendus…

Posté par mille_euros à 16:53 - LE JUGEMENT - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 août 2009

REFUS DU LICENCIEMENT DE PIERRE !

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



LE RECOURS DU CE  SNCF CLIENTÈLES REJETÉ PAR LE MINISTÈRE DE L’EMPLOI !



Après la condamnation pour harcèlement moral du 8 juillet 2009, la direction CGT du CE Clientèles vient de subir un nouveau camouflet.

Par un courrier du 21 août 2009, le ministère de l’Emploi a refusé le licenciement de Pierre.

Cette décision fait suite au « recours hiérarchique » introduit le 19 mars 2009 introduit par la secrétaire du CE Clientèles pour demander l’annulation de la décision de l’inspection du travail du 12 février 2009 et obtenir l’autorisation de licencier Pierre, salarié protégé.

C’est un soulagement pour Pierre qui se remet de ses arrêts cardiaques du 4 mars 2009. C’est aussi une nouvelle dénonciation implicite des conditions de gestion du personnel salarié par la Direction CGT du CE SNCF Clientèles.

Les attendus accompagnant la décision sont accablants pour la Direction CGT du CE Clientèles et  reconnaissent :

  • l’entrave systématique faite à son mandat de DP par ses employeurs « allant jusqu’à mettre en péril sa santé ».
  • le harcèlement et les pratiques discriminatoires subies par Pierre depuis de longs mois en stigmatisant, entre autre, « le climat de défiance instauré par la direction » (à l’égard de Pierre) 


Coups tordus et avocat marron

Les méthodes mises en œuvre par la Direction CGT du CE Clientèles pour tenter d’obtenir coûte que coûte le licenciement de Pierre : fabrication de faux documents, mise en cause de l’inspection du travail, utilisation des fonds du Comité pour monter des coups tordus, etc… ne doivent pas rester impunies.

Et maintenant…

La SNCF qui préside le CE et l’ensemble des élus ne peuvent plus continuer à baisser les yeux et laisser martyriser des salariés sans intervenir ; d’autant plus que la condamnation pour harcèlement moral du 8 juillet 2009 vis-à-vis de Malika et la décision du Ministère de l’Emploi concernant Pierre jettent l’opprobre sur l’ensemble des acteurs du CE Clientèles…

Pour Malika et Pierre, cette nouvelle étape de la reconnaissance de leur souffrance n’est qu’un début…

En vrais militants, ils continuent le combat !

Posté par mille_euros à 23:14 - LE JUGEMENT - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juillet 2009

CONDAMNATION

Pour les nouveaux lecteurs : texte initial



LE COMITÉ D'ÉTABLISSEMENT SNCF CLIENTÈLES


CONDAMNÉ POUR HARCÈLEMENT MORAL !


Le Conseil des Prud’hommes de Paris a, le mercredi 8 juillet 2009, condamné le Comité d’Etablissement SNCF Clientèles pour harcèlement moral envers Malika, une de ses salariées.

 


 

En plus de lui verser 15000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice subi au titre du harcèlement, le Conseil a accédé à l’ensemble de ses demandes. Il a condamné, entre autres, le CE Clientèles à lui rembourser les nombreuses retenues sur salaire injustifiées, opérées dans le cadre du harcèlement mis en œuvre contre Malika depuis trois ans

 

Ce n'est qu'un début...

 

Après tant de mesures vexatoires, d’humiliations, de brimades, de ragots, d’atteintes insupportables à sa dignité de salariée et à sa vie privée, cette condamnation est une première étape de la reconnaissance publique des souffrances infligées à Malika.

 

... continuons le combat !

 

Les autres procédures en cours permettront de définir les responsabilités individuelles et collectives ayant permis la mise en œuvre de ces mesures discriminatoires. Elles mettront certainement "en lumière" les moyens et les méthodes utilisés pour mettre en œuvre un harcèlement planifié vis-à-vis de Malika mais aussi de Pierre au sein du CE SNCF Clientèles.

 

Prochainement, le Ministre du Travail rendra son avis sur la validité de la décision de l’inspecteur du Travail qui avait refusé le licenciement de Pierre en février dernier. Pierre qui se remet lentement de ses arrêts cardiaques  espère que son bon droit sera reconnu et ses tourmenteurs désavoués… avant d’être jugés.

 

Aujourd’hui encore, la Direction CGT du CE Clientèles cherche à nier l’évidence, tentant de justifier ce harcèlement (et sa continuation !) comme si de tels agissements pouvaient se justifier ou simplement s’envisager…

Les faits sont têtus !

 

Mais les FAITS SONT TETUS  et tous les bobards de ces harceleurs ne résisteront plus longtemps à la manifestation de la Vérité…

Posté par mille_euros à 20:27 - LE JUGEMENT - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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